Ce site est dédié à la rédemption des malheureux qui ont
voté Hollande et qui aujourd'hui le regrettent amèrement

LE CELEBRE "MOI, PRESIDENT, JE ..."

Nous jugerons sur la durée ...

Lors du débat entre les deux tours de la présidentielle, François Hollande nous debita une violente attaque contre le comportement de Nicolas Sarkozy, une leçon bien apprise, car à l'évidence bien répétée avec ses conseillers en communication. Le verbatim de ce "coup médiatique" réalisé en employant une anaphore est reproduit ci-dessous.
Nous pointerons les manquements à cet engagement solennel ...

    Je veux être un président qui d'abord respecte les Français, qui les considère

    Un président qui ne veut pas être un président de tout, chef de tout et en définitive responsable de rien.
  • - Moi Président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Elysée.
    Certains considèreront que l'invitation à l'Elysées, après l'investiture, des anciens premiers ministres de la Véme république, à l'exclusion des ministres de droite (sectarisme oblige ...) est un premier accroc à la règle.

    De toute l'histoire de la cinquième république, jamais un Président de la République ne s'était permis de soutenir un candidat aux élections législatives. C'est ce qu'a fait F. Hollande en soutenant officiellement Ségolène Royal affaiblie par le tweet grotesque de la concubine de ce dernier.

  • Dans la culture socialiste héritée de la pratique mitterrandienne, le Président est bien le chef de la majorité mais cela se fait en secret, dans les alcôves discrètes de l'Elysée. La nomination d'Harlem Désir à la tête du PS par François Hollande himself est une illustration de cette hypocrisie que les socialistes ont élevé au rang de mode de gouvernement

  • - Moi Président de la République,  je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur.

    Laisser entendre que garder un premier ministre 5 ans n'a pas forcément réussi à l'ancienne majorité, n'est-ce pas faire preuve de fourberie et de critiquer le premier ministre sans le dire ?

  • - Moi Président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti dans un hôtel parisien.
    FH se réfère à un article du Canard Enchaîné prétendant qu'une réunion des donateurs de l'UMP, organisée par l'UMP, s'était tenue à l'hôtel Crillon. Ce fait à été démenti par M. Balkany qui fêtait en fait en privé un anniversaire demariag. En tout état de cause, Nicolas Sarkozy n'était pas présent à cette fête. Il s'agit donc d'un mensonge flagrant de FH, mais ça permettait de corser l'anaphore !!!.

  • - Moi Président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante. Je ne nommerai pas les membres du Parquet alors que l'avis du Conseil de la Magistrature n'a pas été dans ce sens.

    Visiblement, les incantations sur le respect des grands corps d'Etat ont été vite oubliées, la valse des préfets, le limogeage des recteurs d'académie ou encore la mise au placard du juge Courroye en attestent.

  • - Moi Président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs de chaînes de télévisions publiques. Je laisserai ça à des instances indépendantes.

    Ah oui ? Et ce communiqué de l'Elysée annonçant que François Hollande a choisi Marie-Christine Saragosse pour diriger l'audiovisuel extérieur de la France ? C'est un faux ou juste du foutage de gueule ?

C'est vrai, je n'ai pas encore nommé des directeurs de chaîne de télé. J'ai préféré nommer Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, au poste de directeur du CSA dont la mission est de contrôler les directeurs de chaines ... Malin, non ?


  • - Moi Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire.
    Le fait de n'avoir pas raccompagné l'ancien président à sa voiture (usage de la V ème République) et d'avoir tourné les talons sans attendre le départ de cette dernière est de la dernière impolitesse. Ce comportement irrespectueux est-il exemplaire ?

    De toute l'histoire de la cinquième république, jamais un Président de la République ne s'était permis de soutenir un candidat aux élections législatives. C'est ce qu'a fait F. Hollande en soutenant officiellement Ségolène Royal affaiblie par le tweet grotesque de la concubine de ce dernier.

    FH vient de limoger 3 hauts fonctionnaires (Police et Renseignement) . Raison invoquée : trop proche de Nicolas Sarkozy ! La nomination de Bernard Boucault comme préfet de police de Paris ne repose, semble t-il, que sur sa fidélité aux services de divers ministres PS (delors, Joxe et Vaillant). Rappelons nous que Nicolas Sarkozy avait nommé ce fonctionnaire proche du PS à la Direction de l'ENA. C'était peut-être ça l'exemplarité ...

  • Rien d'étonnant à ce qu'un nouvel exécutif place ses hommes aux postes sensibles. Mais Hollande a fait campagne en dénonçant les pratiques claniques de la Sarkozie : « Je veux sortir de cette logique partisane. Je veux redonner confiance. Seront nommés à ces postes des gens qui sont loyaux aux autorités et neutres », disait-il en février sur BFM TV.


    Il y aurait de quoi écrire un bouquin : l'achat des coussins de Brégançon, les vacances peinardes en pleine crise syrienne, le tournage de talons à la vue de Ségolène Royal à New York et évidemment la confusion vie privée/vie publique qui règne à l'Elysée grâce à délicatesse et la discrétion de Madame Trierweiler.
  • François Hollande, pour caser ses amis, vient d'utiliser une méthode inédite dans la 5 ème République. Il vient de destituer 2 préfets hors-cadre - ce qui ne s'était jamais fait, pour mettre à leur place un proche de Manuel Valls et le propre chef de cabinet de François Hollande.

  • - Moi Président de la République, j'aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du Chef de l'Etat. Je le ferai réformer de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés je puisse, dans certaines conditions, me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances.

  • - Moi Président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes.

  • - Moi Président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts.

    C'est pourquoi jamais je ne laisserai mon ministre de l'économie signer un marché avec une banque privée dont le président est un de ses amis et qui en remerciement aurait placé la compagne du ministre du "redressement productif" à la tête de son hebdomadaire bien marqué à gauche ...

    Je ne laisserai jamais non plus ma compagne répondre à son courrier de journaliste sur papier à lettre à en-tête de l'Elysée !

  • - Moi Président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche.

  • - Moi Président de la République, je ferai un acte de décentralisation parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés.

  • - Moi Président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats. Et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi ou ce qui relève de la négociation.
    L'annonce faite par Vincent Peillon de sa décision du retour à la semaine de 5 jours à l'école primaire 12 heures à peine après sa prise de fonction illustre parfaitement cette volonté affichée de négociation préalable aux décisions ... Saluons pour une fois Ségolène Royal qui a pointé ce dysfonctionnement !.

  • - Moi Président de la République, j'engagerai de grands débats. On a évoqué celui de l'énergie et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions là de grands débats citoyens.

    Moi, président, j'ai refusé au peuple français un vrai débat citoyen sur le mariage et l'adoption homo. J'ai mandaté des députés pour organiser un débat parlementaire biaisé pour lequel ils n'ont invité pratiquement que des associations favorables au projet de loi (voir article ici). Ces députés ont publiquement humilié les représentants des cultes en les agressant de manière injuste et partisane (voir article ici).

  • - Moi Président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections non pas celles de 2012 mais celles de 2017, parce que je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités soit représenté.

  • - Moi Président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions. Mais en même temps, je ne m'occuperai pas de tout et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français.

  • J'avais évoqué une présidence normale, rien n'est normal quand on est président de la République puisque les conditions sont exceptionnelles, le monde traverse une crise majeure, en tous cas l'Europe. Il y a des conflits dans le monde, sur la planète. Il y a l'enjeu de l'environnement, du réchauffement climatique. Bien sûr que le président doit être à la hauteur de ces sujets là mais il doit aussi être proche du peuple, être capable de le comprendre.