Ce site est dédié à la rédemption des malheureux qui ont
voté Hollande et qui aujourd'hui le regrettent amèrement

SUITE DE L'EDITO (1 janvier 2013):

Il pressentait que la déception allait venir vite ... Mais peut-être pas aussi vite que les sondages le mesurent aujourd'hui, fin décemvre 2012, à peine 8 mois après l'arrivée au pouvoir de François Hollande !

La sentence est nette, précise et sans appel :

- 62 % des Français sont mécontents de l'action de François Hollande, contre 37 % qui sont satisfaits,
- 40 % des Français pensent que Sarkozy était plus efficace que Hollande contre seulement 22 % qui pensent l'inverse,
- 35 % pense que Hollande mène la politique la plus juste contre 33 % pour Sarkozy

A quoi bon élire un président de gauche si ce n'est pour obtenir plus de justice sociale ?

Mais ce que je retiendrais de plus confondant dans les 8 premiers mois au pouvoir de Hollande, c'est son aptitude à diviser les Français. C'est le reniement de Hollande le plus criant ! Jamais nous n'avons eu un président de la République aussi clivant !

Durant la campagne électoral, l'un des plus grands reproches fait à Nicolas Sarkozy était sa propension à diviser les français. François Hollande, dans sa logique anti-sarkoziste, a fait toute sa campagne en se présentant comme le président rassembleur qui allait apaiser le peuple français. Qu'en est-il aujourd'hui ?

1 – Clivage sur l'argent

Hollande a un problème avec l'argent. Après avoir avoué qu'il n'aimait pas les riches (au delà de 4 000 € par mois), il avait déclaré que son unique ennemi était la finance. Mais la vraie guerre qu'il a menée est la lutte fiscale contre la réussite. Le projet fou de taxation des plus-values, rapidement retiré après l'action des « pigeons », avait clairement dans le collimateur les entrepreneurs qui ont pris des risques avec leur propre argent et dont l'entreprise a pris de la valeur.

La gauche n'aime pas les entreprises. Elle montre du doigt les profits des entreprises du CAC 40 (en grande partie réalisés à l'étranger), et en déduit une fiscalité qui accable toutes les entreprises, y compris les PME.

C'est Montebourg, l'inconséquent chevalier blanc, qui pourfend la direction de Peugeot et veut bouter Mittal hors de France, avant d'être rappelé à l'ordre par le premier sinistre. C'est cette tranche d'imposition à 75 %, dont on vous dit – en off – qu'elle ne rapportera quasiment rien, mais qui fait plaisir au peuple de gauche.

Quand on installe un tel clivage entre les entrepreneurs et les Français, ce sont les Français qu'on met en danger, à terme !

Mais on va plus loin, on désigne à la vindicte publique, les exilés fiscaux tels que Gérard Depardieu oubliant que cela fait 40 ans que ses impôts servent à subventionner des théâtres sans spectateurs et à entretenir des bataillons d'intermittents. Ne comptez-pas sur Hollande pour mettre fin à ce scandale !

On a assisté à un véritable lynchage (une « stigmatisation fascisante » a justement déclaré Vincent Perez) aussi bien de la part des ministres (attitude minable, déchéance, etc …) que de quelques comédiens ravis de taper sur une idole dont ils arrivent à peine à la cheville.

« Minable ! Vous avez dit minable ? Comme c'est minable ! »
leur a simplement rétorqué l'intéressé.

2 – Clivage sur les moeurs

L'affaire du mariage homosexuel sera sans doute la réforme sociétale qui aura le plus divisé les Français. François Hollande vient, très imprudemment et de façon très provocante, de relancer la polémique en donnant son feu vert à la procréation médicalement assistée (PMA).

Après la gaffe qu'Hollande avait commise en proposant de reconnaître une clause de conscience pour les maires refusant de marier des homosexuels, et sa convocation illico presto par le lobby homo (LGBT), il fallait donner un coup de barre à gauche.

C'est fait, de façon lâche, bien dans la manière Hollande ! On ne met pas la PMA dans la loi, mais on déclare que les députés peuvent toujours déposer un amendement.

Même l'adoption d'enfants par les couples homos exclue du PACS en 1998 par le Garde des Sceaux, Elisabeth Guigou est devenu désormais le crédo des socialistes. Relisez ce remarquable discours d'Elisabeth Guigou dont l'objectif est unique : sauvegarder l'intérêt des enfants !

L'intérêt de l'enfant a t-il à ce point changé en 14 ans que ce qui était inimaginable en 1998 est devenu aujourd'hui considéré par la gauche et le lobby gay comme une avancée sociétale ?

Le clivage est ici maximal car il touche ce qu'il a de plus profond chez la plupart des hommes et des femmes : la notion de filiation père/mère –> enfant.

3 – Clivage électoral

Les députés PS qui se font traités chaque week-end, dans leurs circonscriptions, de « députés de droite » – Oh horreur – viennent de ressortir du tiroir où l'avait sagement caché Hollande le projet de loi sur le vote des étrangers.

Plus clivant, en France, tu meurs ! A mon sens, le PS perd ses nerfs sous la pression de son aile gauche de plus en plus rétive notamment au Sénat. Mais les Français, très divisés sur le sujet, semblent maintenant une majorité à ne plus vouloir du projet.

Une belle bagarre en perspective durant laquelle le pouvoir risque de laisser encore quelques plumes … Pourvu qu'il lui en reste …

En conclusion, on voit à quel point le « rassembleur » Hollande divise les Français. Jamais Nicolas Sarkozy n'a atteint ce degré d'agressivité vis à vis des Français qui n'avaient pas voté pour lui. La gauche l'accusait de diviser les Français dès qu'il prenait une mesure qui ne touchait qu'une partie de la population (par exemple sur l'assistanat, ou sur l'immigration des Roms) mais en matière de réformes sociétales, l'ancien président n'a jamais heurté les consciences ou alors juste celles de la bobosphère bien-pensante …

Pour lire les précédents éditos:

- Edito du 7 mai 2012