Notre patrie, c’est ça !

general-lalanne-berdouticqVoici un discours prononcé par le Général Alexandre Lalanne-Berdouticq, (ancien commandant du 3ème REI (Régiment Étranger d’Infanterie) et ancien chef du BDL (Bureau De Liaison) de la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban), lors de la clôture d’une récente session de l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale).

Lisez-le attentivement : c’est intelligent, plein de bon sens, brillamment construit et d’une limpide clairvoyance. C’est la vision d’un stratège éclairé, libre de tout dogme et de toute entrave intellectuelle, raisonnablement optimiste mais terriblement inquiet aussi de la lente dérive de la France.

Notre patrie, c’est ça !

Après ces dix huit jours inoubliables à travailler ensemble, à vous forger des amitiés dont certaines seront définitives, à voir les choses différemment, voici ce que, comme votre entraîneur et un peu ouvreur de voie, je voudrais vous dire en toute liberté bien sûr et avec mon franc-parler habituel !

Le monde est complexe et dangereux.

Il est loin des blocs que nous avons connus des décennies durant, aussi bien que de la fin de l’histoire que l’on nous annonçait voici vingt ans, et encore plus loin de la paix définitive qui aurait permis d’engranger les dividendes de la paix chers à des hommes à la courte vue.

Ce monde, notre monde, reste dangereux. Comme les prophètes que personne n’écoutait dans les années 1930, je ne cesse de dire que le décuplement des dépenses militaires en Extrême-Orient depuis dix ans devrait nous inciter à mieux surveiller les diminutions insensées que subissent les nôtres. Dans l’Histoire en effet, les mêmes causes produisent les mêmes effets et il y a donc tout à craindre des abandons qui se produisent chez nous.

Mais encore faudrait-il voir le monde comme il est et non comme beaucoup voudraient qu’il soit.

Méfions-nous du prêt à penser. Il est presque toujours faux et ordonné à des fins peu recommandables.

Non le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’y ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Serbes et présentant les Albanophones comme des anges persécutés…

Il en résulta la fondation du premier pays presque totalement mafieux du continent européen, dont la population originelle, serbe, a été sans pitié chassée de chez elle dans le silence des médias ; ses monastères détruits et ses maisons incendiées.

Non, l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des États officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière que politique.

Non, la Libye d’aujourd’hui n’est pas meilleure que celle d’hier, puisque au demeurant elle n’existe tout simplement plus, et que son tyran a été remplacé par d’autres, en plus grand nombre.

Non, la démocratie occidentale n’est pas applicable à tous les continents et à tous les pays.

D’abord parce que ce n’est pas un système unique (voyez comme la nôtre est différente de celle des États-Unis ou d’Israël, ou bien encore de la Grande-Bretagne) ; ensuite parce que ce système politique ne peut s’épanouir qu’au sein de peuples voyant la personne comme un individu et non comme une partie d’un tout (société personnalistes contre sociétés holistiques)…

Dans les grandes questions du monde n’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement – qui ne peut qu’être volontaire – de nos élites autoproclamées.

Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ?

On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer « Dieu » et « César ». Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques.

Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ?

Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Égypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !

Hors les idéologues, qui peut être assuré qu’en France, nous sommes à l’abri de tels phénomènes ?

Refuser d’examiner la question sous couvert de mots en -isme est singulièrement irresponsable. Or, entendons nous que l’on pose cette question ? – Non !

Considérons aussi l’incroyable effondrement démographique de nos voisins Italiens et Espagnols et tentons d’imaginer ces deux pays dans trente ans ! Il n’est de richesse que d’hommes, dit le proverbe.

Que sera la civilisation occidentale si, dans trois siècles, des touristes visitent nos cathédrales sans que personne ne puisse leur expliquer le sens d’un Christus pentocrator dont ils contempleront la sculpture sur le tympan, ainsi que cela se passe pour les églises de Cappadoce, alors que plus aucun chrétien ne vit aux alentours ?

Rien n’est définitif dans l’histoire des hommes, pas plus le tracé des frontières que les peuples qui s’abandonnent et doutent d’eux-mêmes.

Enfin, cessons de nous croire à l’abri des menaces militaires au motif que nous possédons d’admirables sous-marins nucléaires.

La guerre est bien de retour et le fracas des combats des Balkans, maintenant assourdi, nous rappelle qu’elle peut s’inviter dans des contrées européennes très proches, et pourquoi pas chez nous ? Qui peut ignorer que si tout le monde (tout le monde, sauf nous !) réarme sur la planète, c’est bien pour quelque raison !

Et l’Europe, direz-vous !

Fort bien, mais l’Europe n’est sur le plan militaire qu’une addition de faiblesses, vous le savez. Ajouter des faiblesses à d’autres faiblesses n’a jamais constitué une force mais bien une faiblesse plus grande encore !

Comme le disait, je crois, Roosevelt au moment de la Grande Dépression, puis au début de l’engagement américain dans la 2ème Guerre Mondiale, « Ce que nous devons craindre le plus au monde, c’est la peur elle-même ». Or, l’histoire nous enseigne que les populations qui ont peur de la mort sont celles qui disparaissent de la surface du globe.

Notre manière d’évacuer la mort de la vie sociale est effrayante en elle-même, car un jour ou l’autre nous devrons combattre pour notre vie, et donc la risquer. Ne pas s’y préparer, c’est nous assurer de perdre cette vie à coup sûr.

Cela s’appelle la lâcheté, qui n’a jamais attendri aucun adversaire déterminé ; jamais, bien au contraire !

Rappelons-nous avec honte que certaines erreurs peuvent être commises puis recommencées : la République naissante déclara la guerre illégale en 1791 et se trouva en conflit avec l’ensemble de ses voisins deux ans plus tard. En 1928, à la Société Des Nations, cet ancêtre de l’ONU, le Pacte Briand-Kellog déclara la guerre criminelle à la face du monde. Onze ans plus tard aussi bien la France que la Grande-Bretagne étaient acculées à une mobilisation générale dans des conditions désastreuses, pour aboutir à ce que l’on sait : l’occupation de toute l’Europe sauf la Suisse, et aussi les camps de concentration. Nous n’avions pas voulu lire Mein Kampf, non plus que méditer les pensées de Lénine et voir les camps soviétiques, qui mèneraient l’un à Katyn et l’autre à Treblinka ou Sobibor.

« Le droit sans la force n’est rien, la force sans le droit c’est la tyrannie » disait à peu près Pascal. Souvenons-nous-en.

Enfin, je voudrais insister sur le sens des mots. Discutant avec plusieurs d’entre vous pendant la session j’ai une nouvelle fois constaté que les mots n’avaient souvent pas le même sens pour l’un et pour l’autre. Je pense à un échange récent sur le mot République dont mon partenaire me disait que Pour lui la république c’était…

Or, là est le danger : nous n’avons pas à dire que pour nous un mot veut dire telle chose ; nous devons au contraire nous référer à sa définition exacte sinon plus aucun échange n’est possible. (Voir l’article de Luc Sommeyre : LE MAL DES MOTS.)

Reprenant l’exemple de la République, je lui disais que celle-ci se définit par trois critères et seulement trois : un gouvernement collégial qui obéit à des lois et dont le mode de succession n’est pas dynastique. Un point c’est tout !

La République romaine était-elle démocratique ? Non ! Mais c’était tout de même une République.

Donc, ne confondons pas les mots les uns avec les autres. Ainsi de la Démocratie, qui peut parfaitement trouver sa place dans un système monarchique comme en Grande-Bretagne et ainsi de suite.

À notre époque où le dialogue semble érigé à la hauteur de vertu et de principe cardinal des relations sociales, travaillons donc à ce qu’il qu’il soit possible au travers de mots employés dans leur juste sens. Nous aurons alors fait un grand pas vers la clarté et de saines relations interpersonnelles.

J’insiste : cette question de la précision du vocabulaire est absolument essentielle si l’on y réfléchit bien.

En conclusion :

Il nous faut chasser l’idéologie, quelle qu’elle soit, de droite ou de gauche. C’est une maladie mortelle de l’esprit car elle fait voir la réalité au travers de systèmes d’idées, qui sont autant de lunettes déformantes.

À l’idéologie il faut opposer le principe de réalité qui veut que les choses soient ce quelles sont, que cela nous plaise ou non. Alors on peut agir en espérant ne pas trop se tromper.

Il n’y a pas de bons camps de concentration (cubains, nord-coréens, chinois) dont on ne parle jamais, et de mauvais, les nazis, dont il faut sans cesse se souvenir.

Il y a eu et il y a des camps de concentration où des innocents sont morts et meurent encore dans des conditions atroces.

Il n’y a pas l’antisémitisme, évidemment condamnable, des néonazis, et sa variété excusable, celle des islamistes, qui est passée sous silence.

Il y a l’antisémitisme (qui d’ailleurs est un antijudaïsme), un point c’est tout.

Au nom de quoi devrait-on condamner l’islamophobie si l’on ne le fait pas de la papophobie ou de la christianophobie ? A-t-on vu un Chrétien chaldéen ou un melchite se faire sauter dans une mosquée d’Irak ? Un seul ? Dès lors, comment mettre sur le même pied les intégrismes ?

Il existe quand même une différence de nature entre un zélateur d’Al-Qaeda et un Mormon, je crois.

Distinguer souverainement le bien du mal, ne pas mettre à égalité le bon et le mauvais s’appelle aussi : Liberté.

Il nous faut être convaincus que la France est et reste une grande puissance. Du moins si elle continue de le décider.

Aujourd’hui, combien de pays ont-ils une représentation diplomatique dans le monde comparable à la nôtre ? Un seul.

Combien de pays disposent-ils de sous-marins lanceurs d’engins totalement conçus, fabriqués, maîtrisés par leur gouvernement national dans le monde ? Trois, et pas la Grande-Bretagne.

Combien de pays disposent-ils de porte-avions de premier rang à catapulte avec une flotte aérienne adaptée, moderne et entraînée ? Deux.

La France est au premier rang de toutes les grandes négociations mondiales, elle dispose d’un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, ses avions volent dans tous les cieux de la planète. Elle est au premier rang de la technique, de l’art, de la littérature.

Elle est au premier rang des pays possédant un patrimoine multiséculaire, admirable et entretenu.

Elle est au premier rang de certains travaux de recherche, elle inonde une partie du monde de son rayonnement culturel, artistique, commercial, d’influence, et ce depuis neuf siècles sans discontinuer !

Quand la France parle, on l’écoute, parfois on la jalouse et on la brocarde de temps en temps, mais on l’écoute et son message est souvent reçu.

C’est un fait.

Cependant… restons modestes et cessons de donner des leçons au monde entier, car, comme d’autres, nous n’avons pas que des qualités. Le blanc de notre drapeau n’est hélas pas immaculé. Nous avons aussi de graves défauts : nous sommes souvent arrogants, légers, hâbleurs, désunis, insupportables.

Nous voulons répandre les Droits de l’Homme sur le monde, mais nous avons inventé le génocide sous le terme de populicide, puis l’avons mis en œuvre en Vendée en 1793. Nous sommes (avec raison) pour la tolérance religieuse, mais… des Dragonnades de Louis XIV aux baptêmes républicains de Carrier à Nantes ou aux lois d’Emile Combes en 1905, nous savons aussi persécuter nos concitoyens pour leurs convictions religieuses…

Cependant et tout bien considéré, soyons fiers de ce que nous sommes, mais avec mesure.

Soyons fiers de notre héritage multiséculaire, en ayant conscience de ce que nous sommes les débiteurs insolvables des richesses léguées par nos ancêtres.

Nous ne pourrons jamais rembourser cette dette, qui nous oblige.

Mais soyons aussi convaincus que cet héritage est fragile et peut s’effondrer en quelques années, voire quelques mois si des événements dramatiques venaient à se produire et auxquels nous n’aurions pas fait face à cause de notre impréparation, de notre inconscience, ou par inconsistance ou imprévoyance.

Voyez comme s’est écroulé l’Ancien Régime en quelque semaines, ou encore le Tsarisme, le Communisme, la Vienne impériale, sans parler des Empires romain, moghol, khmer ou aztèque…

Ce formidable patrimoine, notre patrimoine (matériel et immatériel) est fragile et se trouve entre nos mains.

Alors restons vigilants et combattons les idées dangereuses pour l’avenir, tout en travaillant d’arrache-pied à l’unité de notre nation, qui en a de jour en jour plus besoin.

Nous savons de mémoire séculaire, depuis Bouvines pour le moins, que la France unie est victorieuse des défis.

Désunie elle se dissout et, qui sait, pourrait disparaître.

Cela ne se doit pas.

Général Alexandre Lalanne-Berdouticq

Il est des gens, comme ce général, dont on croise un jour la trajectoire lumineuse et dont on se dit qu’ils viennent d’exprimer avec des mots précis, incisifs, percutants, nos pensées les plus fortes et nos valeurs les plus profondes. Ce dont nous nous savons incapables …







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12 Comments

  1. merci mon Général , il va nous en falloir des discours comme les vôtres pour nous souvenir et nous rappeler qui nous sommes et d’où nous venons …

  2. Merci Christian, encore un de ces joyaux que vous nous offrez régulièrement.
    Il y a de grands serviteurs de l’État, d’ardents défenseurs de la Nation, leurs parole est rare et précieuse.

    Et pendant ce temps là , « lui président » nous offre du « Karine Birger » , du Montebourg 1er ministre Bis , qui fait un discours de politique générale où il critique le conformisme de la pensée actuelle , puis désigne à la vindicte populaire les « professions réglementées  » comme responsables de tous nos maux ….

    Il y a des Grands, avec une vision claire, réaliste, mais hélas , il y a aussi, des « très médiocres » !

  3. J’espère pour lui que cette liberté de parole lui est permise en raison d’une retraite proche.
    Parce qu’avec des propos pareils je ne donne pas cher de son évolution de carrière.
    « En Afrique ce n’est pas mieux maintenant qu’au temps de la colonisation ».
    « Que seront les peuples européens au regard de la proportion d’immigrés turcs ou africains »
    Il a pété dans l’église.
    Il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire, des sujets tabous.
    Ainsi son collègue général de la gendarmerie qui s’était distingué par ses propos sur la délinquance un peu trop vite relâchée après l’arrestation a eu une promotion qui ressemble à une mise au placard. (direction l’outre-mer)

  4. Si monsieur hollande aime tant les musulmans et leurs culture , qu il parte chez eux !!! Notre culture est à nous , notre passé est à nous , la liberté d expression est à nous ! Le travail est à nous !! Au lieu de favoriser les étrangers qui vienne chez nous en grand nombre !! Vue qu ils savent que la France leurs donne tout !.regarder madame hidalgo qui c est servie de l argent de la commune pour faire une fête ramadan 70.000 euros , et 1.300.000 euros pour le centre culturel musulman à paris (interdit aux non musulman) mais payé par les français. Qu attendons nous pour arrêter l hémorragie !!!! Que par notre l’aime de bouger nos petits enfants risque de se retrouver bain de la France !! Vue que les musulmans quand ils serons plus nombreux nous mettrons dehors de chez nous .alors faut que l ont se battes pour récupérer notre identités

  5. Le simple bon sens, fondé sur la connaissance du passé et une bonne analyse du présent, peut, seul, nous préserver du pire avenir.
    Je reproduis le discours du Général Alexandre Lalanne-Berdouticq, sur mon blog qui a pour objet d’inviter à l’idéal, qui repose sur le développement du respect.
    En effet, la connaissance du passé, la lucidité qui se libère de toute étroitesse idéologique, sont essentielles pour contribuer à cet idéal, qui concerne chaque Humain, chaque peuple. L’existence ne prend du sens que par le souci d’un meilleur devenir.
    Nos aïeux, malgré leurs errements, ont contribué à faire progresser cet idéal. Nous pouvons être fiers de notre pays ; c’est pourquoi, nous devons veiller à la préservation de ses essentielles valeurs, afin de les parfaire, sans cesse. Pour cela, il faut voir les choses en face, et refuser ainsi, de ne pas être respecté et de se mettre en danger ou en état de faiblesse grandissante.

  6. le seul moyen mon GENERAL , c’est de rassembler tous les officiers qui comme vous ont osè dire la verite ,et de secouer les telès et journaleux qui nous endorment ,et retour chez eux ,tous ces voleurs ,fainéants ,profiteurs , et virer ce gouvernement d’incapables ,et voleurs , OUI 1 million d’euros ? pour le feu d’artifice a paris , et la fete du ramadan +70 a 80.000 euros ,et 1.500.000 euros pour un centre culturel musulman ,ECT ECT ECT ,,, c’est nous qui payons.,Vous seuls mon GENERAL en avez les moyens !!! mes devoirs mon GENERAL ,,,

  7. Je ne suis pas une française de pure souche, mais je porte et je défends les valeurs républicaines.
    Nous héritons d’une immigration qui n’est pas sélective, qui n’a que des droits, oublie ces devoirs, ne s’intègrent pas et elle véhicule que de la haine et de la violence, vit de notre travail et surtout qui n’apportent rien à la France, . Qu’ils/elles partent nous n’avons pas besoin de ces gens sur notre territoire, il y a tant d’autres immigrés qui sont prêts à venir vivre en paix et s’intégrer en France qu’on leur laisse donc la place. Il est temps que nos dirigeants ouvre grand leurs yeux pour voir ce qu’ils ont engendré !

  8. Excellent, 12.
    Tant que la pensée militaire française ne sortira pas des sentiers archi fréquentés de l’islamophobie et n’envisagera pas le futur autrement qu’en contemplant le passé, nos vrais ennemis pourront continuer à dormir sur leurs deux oreilles sans crainte d’être dérangés. J’ai honte de lire un tel discours qui semble d’avantage digne d’une mauvaise JAPD que de l’IHEDN. Oui les dangers sont là, mais l’un d’eux est étrangement absent de ce discours aux accents très convenus. Julius Nyerere, ancien président de la Tanzanie partagea son expérience ; « sans l’indépendance économique, la souveraineté politique est condamnée à rester théorique ». Que faut il en déduire pour un pays aussi endetté que la France ? Quelle est la réelle souveraineté d’un pays dont l’état peut être ruiné si une agence de notation américaine décide de dégrader sa notation? Quelle est la souveraineté d’un pays qui s’est engagé à intervenir au sein d’une coalition si le peuple russe d’une ex république soviétique revendique son droit à l’autodetermination ? Quelle est la souveraineté d’un pays qui ne pilote plus sa monnaie ? Quelle est la souveraineté d’un pays dont les jugements sont soumis aux controle de la CEDH ? Quelle est la souveraineté d’un pays partie dans des traités de libre échange qui exige un recours à l’arbitrage privé en cas de différend? Quelle est la valeur d’un siège au conseil de sécurité de l’ONU dès lors que l’un des grands est partie prenante dans un conflit? Il ne vous aura pas échappé que depuis la Libye, ce conseil de sécurité est totalement neutralisé. Quelle est la souveraineté d’un pays dont toutes les communications sont systématiquement écoutée par ses « amis » ? Il est toujours plus facile et consensuel d’élaborer sur la démographie, l’islamophobie, les guerres de religion et tous ces thèmes convenus et nauséabonds qui alimentent l’essentiel des discussions de popote mais je crois, je suis certains, que pour le prix que la France met dans sa défense, elle est en droit d’attendre mieux de la part de ses « élites » militaires. Quant à la démographie, avec près de 6 millions de chômeurs, il faudrait peut être se demander si la France ne se porterait pas mieux avec 6 millions de personnes en moins. Et vous allez me répondre que vous voyez très bien de qui on pourrait se passer. Et je ne vous donne pas totalement tort.

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