La mixité sociale ? Tout le monde est pour !
Mais pour les enfants des autres !

Dans cette affaire de mixité sociale, l’hypocrisie atteint des sommets !

L’hypocrisie des dirigeants socialistes

Dans son livre : « La gauche en folie« , paru en 2003, Guy Konopnicki écrivait :

« Inutile de chercher les enfants des dirigeants socialistes dans les lycées du 93 ! Invité un soir à présenter un documentaire aux élèves de l’Ecole Alsacienne, excellent lycée d’élite du cinquième arrondissement, je me croyais, à l’énoncé de chaque nom, dans une réunion du conseil national du PS ! Tous les courants étaient représentés par leurs descendances ! »

Parmi celles-ci, on peut citer les enfants de Segolène Royal, Martine Aubry, Robert Badinter, Jean Pierre Chevenement, et Pierre Joxe. Elisabeth Gigou et Claude Bartolone ont préféré mettre leurs enfants dans des écoles privées du sixième arrondissement. C’est normal : ni L’Ecole alsacienne, ni les autres écoles privées n’appliquent les méthodes pédagogique enseignées dans les IUFM« .

l-ecole-alsacienne-et-la-mixite-sociale

Dans cette affaire l’hypocrisie se déploie à tous les niveaux :

L’hypocrisie du vocabulaire

Est-ce vraiment de mixité sociale dont il est question ? Ou plutôt de mixité ethnique ?

Je vais sombrer dans le politiquement incorrect mais quelles sont les motivations des parents pour fuir un collège public et confier leurs enfants dans un établissement privé ? Est-ce parce, cadres eux-mêmes, ils refusent que leurs enfants côtoient des fils de plombiers, de coiffeurs ou de simples ouvriers ? Bien sûr que non !

Je ne vois que trois critères considérés principalement par les parents dans le choix d’un établissement :

  • Le niveau de discipline appliquée dans l’établissement,
  • Le niveau de qualité de l’enseignement.
  • Le niveau de sécurité dans l’établissement et dans ses abords,

Le premier critère, la discipline, rejaillit sur les deux autres et me parait être le problème majeur de l’Education nationale publique. Mai 1968 a eu des conséquences désastreuses dans ce domaine. Non seulement, on a démonté les estrades sur lequel le bureau du professeur dominait la classe mais on a aussi tout fait pour démonter du même coup l’autorité des enseignants. Il fallait mettre l’élève, pardon, l’apprenant au centre des savoirs, le professeur n’étant absolument plus là pour les transmettre ! Il fut placé au même niveau que l’élève.

Cette perte d’autorité de ce qu’on appelait avant le « maître » – c’est tout dire ! – pouvait fonctionner quand les enfants recevaient dans leur foyer, une éducation et qu’ils acquéraient le sens de certaines valeurs (le mérite, la récompense après l’effort, le respect par exemple). Elle fut dévastatrice quand des enfants sans repères ne trouvèrent plus à l’école cette autorité qui aurait pu pallier l’absence de l’autorité familiale.

Est-il raciste de penser que dans les milieux issus de l’immigration, pour des raisons souvent culturelles, les repères sont plus brouillés qu’ailleurs. Je lisais une statistique qui relevait que dans 70 % des familles noires, le père n’est plus présent ! Que peuvent faire des mères démunies devant des gamins qui atteignent 1 mètre 80 dès l’âge de 14 ans ?

L’Education nationale, livrée depuis 40 ans, à une idéologie laxiste, et pire, aux théories fumeuses d’une bande de pédagogistes aussi sectaires qu’incompétents, a totalement démissionné dans le domaine de l’autorité et de la discipline dans les établissements. Elle porte une très lourde responsabilité dans la ghettoïsation des établissements scolaires. Petit à petit, de plus en plus de parents, (j’allais écrire « blancs » mais je me contrôle !) ont fui ces établissements pour le privé où la discipline semble mieux respectée. La densité d’enfants issus de l’immigration a progressivement augmenté jusqu’à un point de non-retour où la ghettoïsation devient irréversible.

La mixité sociale n’est pas traitée au bon niveau

Najat Vallaud-Belkacem frôle l’hystérie lorsqu’elle trépigne devant le manque de mixité sociale d’une école, elle-même située dans un quartier sans mixité sociale ! N’est-il pas « normal » que la sociologie d’une école reflète celle de son environnement ? Doit-on transporter en bus les élèves chaque matin dans des établissements éloignés de chez eux au nom de la mixité sociale ? Les élèves ‘accepteraient-ils seulement ?

La non-maîtrise de l’immigration est également responsable de la ghettoïsation croissante de certains quartiers. Au moment où des appels irresponsables à ouvrir toutes les portes à l’immigration, retentissent de tous les côtés, la crise de nos quartiers difficiles et l’état lamentable de notre éducation nationale ne devraient-ils pas être autant de clignotants rouges ?

Faut-il imposer à tout prix la mixité sociale ?

La bien-pensance en vigueur impose que l’on soit favorable à la mixité sociale. Penser l’inverse est considéré comme une preuve de racisme ! Racisme ou pas, personne n’empêchera les parents d’agir pour donner le maximum de chances dans la vie à leur progéniture ! Les responsables politiques socialistes en donnent le meilleur exemple qui soit !

Tant qu’il y aura des différences énormes – réelles ou ressenties – entre les différents établissements scolaires, rien ne sera possible.

Une seule solution : réduire les différences entre établissement !

Quand la plupart des établissement se vaudront plus ou moins, les parents choisiront l’établissement le plus proche de leur domicile ! C’est le bon sens même !

Quelques pistes pour y arriver :

D’abord, priorité des priorités ;

  • Restaurer la discipline dans tous les établissements
    • Rétablir l’autorité des professeurs,
    • Appliquer la tolérance zéro quant au respect du règlement intérieur.

Quand et seulement quand on aura obtenu un climat serein pour pourvoir étudier, il faudra alors

  • Mettre plus de moyens dans les établissements défavorisés,
    • Ne plus envoyer des professeurs débutants dans les établissements difficiles,
    • Imposer aux professeurs les plus chevronnés des périodes dans ces établissement,
    • Encourager financièrement ces professeurs à y officier.
  • Revoir en profondeur les programmes pour en revenir aux savoirs fondamentaux.

Voilà, c’était juste quelques réflexions d’un néophyte en pédagogie … Ça vaut ce que ça vaut mais puisque ça fait 40 ans que les spécialistes en pédagogie ont conduit l’Education nationale dans l’état lamentable qui est le sien, toute réflexion est bonne à prendre …

Ce qui est certain, c’est que tant que la gauche sera au gouvernement
et qu’elle aura la main mise, via les syndicats, sur l’école, rien ne changera !

Nota : je n’ai pas la naïveté de croire que seuls les dirigeants de gauche placent leurs enfants dans des écoles privées ! Mais au moins, à droite, ils ne nous enfument pas avec la mixité sociale !

A lire ce très intéressant témoignage de deux mères maghrébines paru dans Causeur.fr : « Mixité à l’école : l’espoir et la peur des mères »







 

 

Posted in archaïsme de la gauche, Assez du politiquement correct !, Coup de gueule, Faillite de l'Education nationale.

11 Comments

  1. Il y a un peu plus de 30 ans, j’ai sorti ma fille du collège public pour la mettre en collège privé, au bout d’un trimestre. Pas pour une question d’enseignement, je n’ai pas eu le temps de le juger.
    Simplement, surprise qu’elle n’ait pas de leçons ou devoirs à la maison, il m’a été répondu que c’était à elle de juger si elle voulait les faire: à 11 ans!!!!!!

  2. « je n’ai pas la naïveté de croire que seuls les dirigeants de gauche placent leurs enfants dans des écoles privées ! Mais au moins, à droite, ils ne nous enfument pas avec la mixité sociale ! »
    C’est bien là tout le problème avec la gauche hypocrite :-)

  3. Quand on voit où nous ont conduits les « experts » en éducation, soyez bien sur que votre simple bon sens aurait eu un bien meilleur résultat !
    Leur mixité « sociale » trompe-t-elle encore qui que ce soit ? Nous prendre pour des truffes semble être leur principale compétence…

  4. Macron, au secours ! Regarde par là.
    Ton libéralisme, pourquoi il n’est pas à l’éducation nationale ? Pourquoi ne pas noter les profs au mérite, les écoles aux résultats, pourquoi ne pas libéraliser l’école ? On a bien accepté de multiples entorses à la laïcité.
    Parce que il y a des secteurs protégés auxquels on ne touchera jamais. Et d’autres non.
    Parce que sous couvert d’égalité on accentue les inégalités destinés à la reproduction des élites.
    Parce qu’il faut bien faire entrer dans le crâne des enfants que la France est multiethnique, multiculturelle.

  5. Les années passent et se ressemblent, l’apprentissage ne cesse de décliner. N’importe qui, faisant preuve d’un minimum de réflexion, est à même de comprendre pourquoi ça ne va pas et pourquoi notre éducation nationale va si mal. La logique voudrait qu’on revienne en arrière pour certaines choses ( se tromper et le reconnaitre n’est pas honteux) dont la discipline… Mais au lieu de ça, les politiciens persistent et continuent encore et encore, trouvant toujours un petit plus qui ne fera qu’empirer les choses. Ces mêmes personnes biens pensantes, le font pour le peuple mais pas pour eux car ne nous leurrons point,ils savent que c’est mauvais !
    J’ai parfois l’impression d’être revenue quelques siècles en arrière : d’un côté la royauté qui se pavane, qui donne des leçons dont elle est exempt et de l’autre, le peuple qui doit obéir et se taire tel un gentil mouton obéissant…
    La mixité sociale, chacun le sait, ça ne sauvera pas l’apprentissage et ça ne fera que niveler davantage vers le bas comme c’est déjà le cas et il y aura encore une augmentation d’inscription dans les écoles privées.
    Notre Pays coule mais ma fois, ça ne dérange pas le roi et sa cour donc tout va bien !!

  6. J’ai vécu plusieurs années dans le 11ème arrondissement de Paris. Quartier « bobo » et animé s’il en est, où différentes ethnies et différents niveaux sociaux se côtoient en bonne intelligence.

    Déjà, même dans ce quartier archétype de mixité sociale, celle-ci à ses limites. Ainsi, certains micro quartiers (Voltaire, Saint Ambroise) sont nettement plus chics que d’autres (Belleville, Goncourt). J’ai surtout constaté que cette mixité s’arrête à la porte des écoles : croisant souvent les petits de maternelles dans mon quartier (pourtant le plus chic de l’arrondissement), j’étais frappé de constater que lorsque 2 élèves sur 20 étaient blancs, c’était le maximum.

    Conclusion : la mixité sociale, c’est surtout bon pour les enfants des autres, comme le dit le titre de l’article. Il suffit d’ouvrir les yeux pour le constater.

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