On naît femme, on ne le devient pas !

En 1949, Simone de Beauvoir écrivait dans Le deuxième sexe :

« On ne naît pas femme, on le devient ! Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ; c’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin. Seule la médiation d’autrui peut constituer un individu comme un Autre. En tant qu’il existe pour soi, l’enfant ne saurait se saisir comme sexuellement différencié ».

En contradiction avec cette affirmation, voici un article paru récemment dans Causeur.fr sous les plumes de Claudine Junien et Peggy Sastre :

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Santé : On naît femme, on ne le devient pas

Les femmes payent le prix du déni des différences biologiques

Le 14 mai 2014, la revue Nature, référence scientifique par excellence, publiait un article qui, en fondant la recherche sur la différence entre les sexes, allait révolutionner la science, la médecine, et notre santé. Qui s’en souvient ?… Nos médias, d’ordinaire si prompts à traquer le sensationnel, ont alors laissé passer sans une ligne le vrai « scoop » : désormais, aux Etats-Unis, toutes les études, sur des cellules ou sur des modèles animaux, qu’elles portent sur l’Homme ou une autre espèce, devaient, pour être financées, inclure les deux sexes. La sentence  tombait du plus haut de l’instance la plus puissante en matière de recherche dans le monde : l’Institut national de la Santé américain (NIH). Son directeur, le généticien Francis S. Collins, et Janine A. Clayton, directrice du Département de la Recherche sur la Santé des femmes (ORWH), mettaient ainsi définitivement fin à la sous-représentation des femmes dans la recherche médicale et, par voie de conséquence, à une vision unisexe de la santé.1

Certes, dès 1993, un premier pas avait été franchi en incluant obligatoirement les femmes dans la recherche clinique, mais, en s’attaquant là à la recherche fondamentale, le NIH faisait tomber le dernier bastion des tenants des différences sexuelles biologiques réduites aux organes génitaux, hormones sexuelles, fonctions reproductives. Cette vision « bikini », seule la France y resta obstinément fidèle, prenant ainsi dix ans de retard sur le Canada, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, l’Italie, Israël… au point qu’en novembre 2016 encore, dans un rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Jennifer Merchant et Catherine Vidal  ne pouvaient, pour expliquer l’importance du sexe dans la santé, s’empêcher de faire appel aux vieux démons des stéréotypes de genres …

Des médicaments … pour les hommes

Jusqu’à quand occultera-t-on les différences biologiques présentes dans nos 60 000 milliards de cellules, et ce dès la conception ? Jusqu’à quand l’équité entre les sexes, telle que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) la prône depuis 2002 pour résoudre les enjeux sanitaires autour de la maternité, des violences et des infections sexuellement transmissibles sera-t-elle exclusivement déclinée selon les genres sans jamais prendre en compte les différences  biologiques ? Jusqu’à quand la santé sera-t-elle exclue d’un vrai combat pour la parité ? Malgré le coup de poing du NIH, seules 30 % des études cliniques environ représentent les femmes et environ 80% des études chez l’animal ne portent toujours que sur des mâles. Or, de 1997 à 2000, sur 10 molécules retirées du marché, 8 l’ont été en raison d’effets secondaires chez des femmes. Et les femmes font une fois et demi à deux fois plus d’accidents secondaires liés aux médicaments que les hommes : un coût humain et financier exorbitant et … évitable.

Certes, l’inclusion des femelles dans les études sur l’animal impose des coûts supplémentaires. Surtout, elle serait, paraît-il, entravée par la variabilité due à leur cycle de reproduction … sauf qu’il a été démontré que la variabilité entre les individus d’un même sexe est équivalente pour les deux sexes sur la plupart des traits étudiés ! Quant au surcoût, nul n’a encore eu la bonne idée de le comparer à ce que payent les femmes victimes d’accidents secondaires … et le retrait consécutif du marché des médicaments incriminés.

On n’échappe pas à son sexe

Génétiquement, la ressemblance moyenne entre deux hommes ou deux femmes atteint les 99,9%, mais elle n’est que de 98,5% entre un homme et une femme, soit 15 fois plus important qu’entre un humain et un chimpanzé de même sexe ! Toutes les cellules de l’embryon contiennent 23 paires de chromosomes et ont un sexe, déterminé dès la conception, par la paire de chromosomes sexuels: XX pour les filles, XY pour les garçons. Chacun le sait, mais on continue à penser que les différences, « c’est hormonal » ou lié au « genre » dicté par l’environnement. Non ! Les hormones – lors de la différenciation des gonades – puis l’environnement socioculturel – à partir de la naissance – n’interviennent que plus tard.

Sachant que le génome est stable, définitif et identique dans chacune de nos cellules, comment expliquer que nos 23 000 gènes ne s’expriment pas de la même façon selon le tissu, le foie, le rein ou le cerveau ? Tout simplement parce que chaque gène « s’exprime » plus ou moins selon qu’il porte en lui et autour de lui des instructions pour fabriquer une protéine en plus ou moins grande quantité et, de plus, de façon différente selon le sexe … Chez la fille, en effet, un des deux X, d’origine paternelle ou maternelle, est inactivé au hasard dans chaque cellule, et sur les 1 400 gènes de cet X « inactif », 15 % à 25 % peuvent échapper à l’inactivation et donc s’exprimer davantage. Avec leur X unique, les garçons, en revanche, ne manifestent leur différence que par la petite centaine de gènes spécifiques de leur chromosome Y. Telle une mémoire sexuelle, ces gènes du chromosome X chez la fille et ceux du chromosome Y chez le garçon, modulent au bon moment, dans la bonne cellule, l’expression d’autres gènes, de sorte que, 30 % de nos gènes en moyenne s’expriment différemment selon notre sexe dans tous nos tissus et donc dans chacune de nos cellules.

Et c’est bien ce qui fait la différence et la nécessité de s’entendre sur les mots :

le « sexe », se réfère uniquement aux caractéristiques biologiques et physiologiques qui différencient les femmes des hommes depuis la conception et tout au long de la vie ; le « genre » quant à lui, sert à évoquer les rôles qui sont déterminés socialement – après la naissance –  les comportements, les activités et les attributs qu’une société considère comme appropriés pour les hommes et les femmes.

Ce n’est donc pas en masquant ces différences sous prétexte d’éviter toute discrimination qu’on aide les femmes, au contraire ! Ne pas reconnaître les différences sexuelles, malgré l’accumulation de preuves scientifiques en ce sens, c’est pénaliser les femmes … et les hommes !

Un enjeu scientifique majeur

Pourquoi le retard mental, l’autisme, les tumeurs du cerveau et du pancréas sont-ils plus masculins, de même que les conduites à risque, les addictions et la violence ? Pourquoi, en revanche, la maladie d’Alzheimer, l’anorexie et autres troubles alimentaires, la dépression, l’ostéoporose et certains cancers, de la thyroïde, par exemple, touchent-ils plus les femmes ? Parce que les maladies ont un sexe ! Ainsi, les hommes seraient protégés contre les maladies auto-immunes (maladies thyroïdiennes, sclérose en plaques, lupus etc..) grâce justement aux gènes de leur chromosome Y. Inversement, deux X peuvent valoir mieux qu’un, car il est démontré que des gènes suppresseurs de tumeur en double exemplaire sur le chromosome X épargneraient aux femmes certains cancers. Mais il a fallu attendre 1990 pour que le NIH, malgré son avance sur le sujet, crée un bureau spécifique de recherche dédié aux femmes (ORWH),  et que l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) les inclut systématiquement dans les essais sur les médicaments. La découverte de mécanismes sexués aux niveaux cellulaires et moléculaires, apparus au cours de l’évolution comme compromis entre la reproduction et la survie, éclaire donc peu à peu ces constats. Aurait-on trouvé autrement que, en cas de lésions nerveuses, certaines voies de la douleur passent par la microglie dans le cerveau chez les souris mâles et par des cellules spécifiques du système immunitaire chez les femelles ?

Le genre doit cesser d’être un cache-sexe

La médecine traite encore les femmes et les hommes sur un mode unisexe qui peut nuire à leur santé et  hypothéquer notre système de soins en termes de coûts,  non seulement  financiers, mais sociaux et humains. Pourquoi administrer une dose de vaccin à une femme quand la moitié suffirait ? Est-il acceptable qu’un médecin ne soit pas formé pour reconnaître les différences de symptômes d’infarctus chez une femme par rapport à un homme ou savoir adapter une prescription d’aspirine ou de somnifère en fonction du sexe de son patient ? C’est bien le déni des différences qui est à l’origine de ces inégalités et non les différences elles-mêmes, et ce n’est pas en les occultant que l’on supprimera les discriminations.

Ce n’est pas en supprimant le mot « race » que l’on supprimera le racisme ; le féminisme se condamne à être une coquille creuse s’il se refuse toujours de reconnaître que, n’en déplaise à Simone de Beauvoir, on nait femme : on ne le devient pas … Certes, le social influence le biologique et réciproquement, le biologique influence le social. Le genre dépend effectivement d’un formatage socioculturel progressif lié à la perception et aux implications sociales de notre sexe, avec des stéréotypes difficiles à éradiquer, même s’ils sont erronés.

Mais, au nom d’une fausse parité homme/femme, on a trop longtemps mis l’accent sur l’acquis, le social, ce fameux « genre », en occultant l’inné, le biologique, le « sexe ».

Plusieurs pays européens ont déjà adapté en conséquence leurs recherches scientifiques et leurs stratégies thérapeutiques. La France peut-elle se permettre de prendre encore du retard et, sous prétexte de parité, éviter avec mépris et aveuglement de reconnaître les différences entre les hommes et les femmes, malgré les évidences scientifiques et au risque de passer à côté de notre santé à tous, femmes ou hommes ? Le 1er Décembre 2015 un colloque sur le sujet a été organisé à Paris par l’académie des Sciences et l’Académie nationale de Médecine; et cette dernière a organisé le 23 Juin 2016 une conférence de presse pour sensibiliser les médias le public et le corps médical et émettre des recommandations.

Voici la vidéo d’une intervention de Claudine Junien : « Origines ancestrales, développementales, environnementales du dimorphisme sexuel (DS) » :







« Gauchisme culturel : le règne de la barbarie douce »

Crédit photo : Philippe Desmazes / AFP

Crédit photo : Philippe Desmazes / AFP

Je vous propose aujourd’hui, une interview de Jean-Pierre Le Goff paru cette semaine dans Valeurs actuelles, interview dans laquelle le philosophe, écrivain et sociologue analyse des raison de la décomposition actuelle de l’idéologie de gauche. Si comme moi, vous n’êtes pas rompus aux subtilités de la base idéologique de la gauche française , vous apprécierez la clarté de l’analyse de Jean-Pierre Le Goff.

Contradictoire, idéologue, déconnectée: la gauche séduit
de moins en moins et se trouve dans l’impasse.

Jean-Pierre Le Goff

Jean-Pierre Le Goff

François Hollande a poussé jusqu’au bout un processus de décomposition et de morcellement de la gauche qui était en oeuvre depuis longtemps, analyse le sociologue Jean-Pierre Le Goff dans la nouvelle préface de son ouvrage la Gauche à l’agonie ?, écrit en 2011. Un quinquennat plus tard, ses travaux n’ont rien perdu de leur pertinence et ont été enrichis de trois chapitres qui se penchent tout particulièrement sur le « gauchisme culturel » et sur le déni du réel opéré par la gauche face à l’islamisme.

En pleine effervescence de la campagne électorale, son livre offre le recul et l’objectivité nécessaires pour com prendre comment la gauche, qui s’était construite, il y a près de deux siècles, sur le mouvement ouvrier, s’est muée en un socialisme éthéré. Une étude du passé nécessaire pour pouvoir « tracer un avenir porteur d’espérances ».

Valeurs actuelles (VA) : « Réédition de la Gauche à l’épreuve qui consacre toute sa pertinence, votre ouvrage s’intitule aujourd’hui la Gauche à l’agonie ? À quand remonte cette décomposition ?« 

Cet ouvrage est, en effet, une réédition dotée d’une nouvelle préface et enrichie par trois chapitres inédits:

  • « Du gauchisme culturel et de ses avatars »,
  • «L’hégémonie du camp du Bien battue en brèche »
  • et « Aveuglement et nouvel esprit munichois: islamogauchistes et « noyeurs de poisson »».

Il ausculte une agonie révélatrice de la fin d’un cycle historique qui prend sa source au XIX ème siècle et a partie liée avec l’existence du mouvement ouvrier considéré comme sujet historique central porteur d’un nouveau type de société. Dans le courant du dernier siècle, évolutions et ruptures ont abouti à la fin de ce mouvement et à la crise des principales représentations qui structuraient l’identité de la gauche.

Après la Seconde Guerre mondiale, les sociétés démocratiques sont entrées dans une nouvelle étape de leur histoire marquée par la fin du paupérisme et l’avènement d’une société de consommation et de loisirs dans laquelle la classe ouvrière s’est intégrée. Mai 68, en tant qu’événement historique, s’inscrit dans cette période comme « catharsis », remise en scène de tout un passé révolutionnaire et libération de la parole dans une société qui a connu une modernisation et un bouleversement des plus rapides depuis 1945. La classe ouvrière ne correspond plus aux schémas du passé en même temps que surgit un nouvel acteur social : la jeunesse étudiante et lycéenne, qui accomplit une sorte de « 1789 socio-juvénile » selon la formule d’Edgar Morin. Cet événement historique fait partie de notre histoire et dès lors, les appels à « liquider Mai 68″ n’ont pas de sens.

 

Crédit photo : Giovanni Coruzzi / Rue des Archives

Crédit photo : Giovanni Coruzzi / Rue des Archives

Par contre, ce qui me paraît problématique, c’est son « héritage impossible », qui ne se limite pas à l’extrême gauche traditionnelle dans ses différentes versions néobolcheviques, mais à ce que j’ai appelé le  »gauchisme culturel », formulation aujourd’hui largement reprise et que j’ai explicitée pour la première fois dans mon livre sur Mai 68, paru en 1998. Le gauchisme culturel met en avant une revendication d’autonomie radicale et de rejet des hiérarchies et des institutions. Il va saper les principales représentations de la gauche traditionnelle et produire des effets délétères dans la société. À la différence de la gauche et de l’extrême gauche classiques, il ne s’intéresse pas aux couches populaires; il entend changer les mentalités, opérer une « révolution culturelle » dans le domaine des moeurs, de la culture, de l’éducation des enfants … en accordant une importance particulière aux nouvelles générations. Ce gauchisme culturel met à mal la doctrine traditionnelle de la gauche et fait surgir un individualisme radical de type nouveau, dans le même temps où le communisme est mis en question sous les effets de la diffusion des écrits de Soljenitsyne et de la critique du totalitarisme.

Dans la seconde moitié des années 1970, le corps doctrinal et les engagements traditionnels de la gauche sont déjà fortement entamés, mais la gauche va continuer de faire semblant.

La victoire politique de Mitterrand, en 1981, est alors paradoxale: elle a lieu sur fond de crise de l’ancienne doctrine de la gauche et de révolution culturelle post-soixante-huitarde. Le changement de politique économique, en 1983, marque un tournant qui n’est pas assumé comme tel et le « gauchisme culturel » va servir de substitut à la crise de la doctrine socialiste ancienne.

S’opère un déplacement de la gauche sociale vers la gauche sociétale.

Le gauchisme culturel va se répandre dans les médias et la société, pénétrer une partie de la droite et se constituer en nouvelle culture hégémonique. Questions économiques et sociales et questions culturelles vont se trouver confusément mêlées dans une gauche qui va se dire  »plurielle » avec Lionel Jospin et continuer de faire comme si elle était restée fondamentalement la même.

VA : « Comment s’inscrit le quinquennat Hollande en train de s’achever dans cette agonie ?« 

Le quinquennat de Hollande a poussé jusqu’au bout ce mouvement qui vient de loin. Le pouvoir socialiste a institutionnalisé le gauchisme culturel et bouleversé les liens de filiation avec le mariage homosexuel et l’adoption plénière, dans la foulée, il avait pour projet la GPA et la PMA pour tous; il a fini de mettre à mal le système éducatif, surfé sur le communautarisme victimaire quand il ne l’a pas encouragé. Ses opposants ont été dénoncés comme d’infâmes réactionnaires et il est apparu globalement comme un pouvoir idéologique et militant. Quant à l’ambiguïté de la politique économique des années 1980, elle a été levée dans les plus mauvaises conditions et les contradictions de la gauche sur ce plan sont apparues au grand jour. En fin de mandat, Hollande avance puis recule, se réfugie dans le mémoriel. La confusion et les divisions sont parvenues à leur comble. On se souvient de la formule de Valls sur les « gauches irréconciliables » … Les candidats à la primaire s’affirment comme ceux de l’unité, mais cela ne trompe personne et leurs débats internes n’intéressent plus grand monde.

VA : « Quels liens la gauche a-t-elle gardés avec sa doctrine d’origine ?« 

La gauche continue à se réclamer de façon éthérée des valeurs du socialisme originel tout en faisant valoir le gauchisme culturel comme marque du modernisme et du progrès. Elle joue sur des bouts de l’ancienne doctrine et une morale décomposée pour tenter de se reconstituer une identité. Benoît Hamon, qui se veut une « vraie » figure de gauche, me paraît être un exemple de cette tentative de recomposition, qui concerne une frange limitée de militants pour qui « être de gauche » est devenu une question avant tout existentielle.

VA : Ce gauchisme culturel, qui fait l’objet de l’un des chapitres inédits de votre livre, est-il un « communisme recomposé » ?

Je ne le crois pas, même si certains de ses comportements constituent une nouvelle forme de « police de la parole et de la pensée », qui met en cause les libertés démocratiques. L’analogie avec le phénomène totalitaire, souvent pratiquée à droite, ne tient pas. Le totalitarisme développe le culte du chef, du parti unique et de l’État qui englobent la société sous leur coupe et développent une « idéologie de granit », sans parler de la terreur … Or, le gauchisme culturel en est quasi l’image inversée: il développe un nouvel individualisme marqué par le relativisme culturel, la critique des repères symboliques de l’autorité et de toute forme de verticalité … Il prône le multiculturalisme, joue la société contre l’État, revendique une extension indéfinie des droits des individus et des minorités … Le paradoxe est que la gauche au pouvoir a en quelque sorte institutionnalisé le gauchisme culturel, si bien que dans le domaine des arts, de la culture, de l’éducation … il est devenu une nouvelle idéologie qui véhicule une conception problématique de l’être humain et de la collectivité au nom de la lutte contre les inégalités et les discriminations. Il est l’une des formes de ce j’ai appelé la « barbarie douce », qui érode les principes structurants des sociétés démocratiques et s’attaque au socle anthropologique qui spécifie l’humain. Le gauchisme culturel réduit l’art et la culture à une posture provocatrice et nihiliste, change l’esprit de la loi Veil en faisant du « droit à l’avortement » une sorte d’opération banale, prône un « droit à l’enfant » et met à mal les liens de filiation …

VA : « La priorité serait de sauvegarder l’anthropologie …« 

Les questions anthropologiques sont des points aveugles de la gauche. La conception de la condition humaine, l’héritage culturel et civilisationnel ont tendance à être considérés comme de simples  »superstructures » ou des « constructions sociales de la réalité » en perpétuel changement, ou une sorte de « pâte à modeler » qu’on pourrait manipuler à loisir. Une partie de la gauche peut critiquer la GPA comme « marchandisation du corps » parce qu’elle retrouve la dimension économique et sociale, alors que le fait de « prêter » son corps ne va nullement de soi, le lien mère-enfant méritant d’être pris en considération comme tel. 

Sur près d’un demi-siècle, c’est tout un terreau éducatif qui a été chamboulé, pour partie sous l’influence d’un rousseauisme post-soixante-huitard pour qui le mal est extérieur à l’homme et la société responsable de tout.

La difficulté des sociétés démocratiques européennes à affronter l’islamisme est liée à cet angélisme et à ce pacifisme, qui nous désarment face à des ennemis qui veulent nous détruire. C’est l’héritage culturel, national et européen, qui a été mis à mal, entraînant la mésestime de soi. Critiquer le gauchisme culturel comme je m’y suis employé ne suffit pas, encore s’agit-il de savoir ce à quoi nous tenons dans l’héritage culturel tel qu’il nous a été, tant bien que mal, transmis à travers les générations.

Ce travail de reconstruction, nul ne le fera à notre place.

Propos recueillis par Anne-Laure Debaecker pour Valeurs actuelles.

Pour en savoir plus sur Jean-Pierre Le Goff, c’est par la …

la-gauche-a-l-agonieLa gauche à l’agonie ?
de Jean-Pierre Le Goff
Editions Perrin,
Collection « Tempus »
356 pages, 9 €
De la révolution matricielle de mai 1968 aux controverses actuelles et aux primaires socialistes, ce livre entend montrer comment la gauche a pu en arriver là. Après avoir scruté les principaux thèmes qui ont structuré son identité depuis le XIXe siècle et constater leur érosion, voire leur décomposition, Jean-Pierre Le Goff met en lumière la fin d’un cycle historique en même temps qu’il souligne les difficultés actuelles d’une reconstruction : le fossé n’existe pas qu’entre générations, il éloigne les couches populaires de la gauche culturelle sur fond d’agonie des idées. Autant de constats qui appellent une réappropriation de notre héritage culturel pour autoriser une reconstruction intellectuelle.







 

De la primaire comme « transgenre » …

J’apprécie énormément la plume affutée d’André Bercoff. Cette semaine, dans les colonnes de Valeurs actuelles, il s’en prend au dévoiement de la primaire de la droite et du centre par l’appel de certains à y faire participer des électeurs de gauche. Il y voit comme un phénomène « transgenre ».

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Ainsi, les appels des sirènes se font de plus en plus pressants : n’oubliez pas, chers Français, que la primaire est d’abord et principalement OUVERTE. Chaque homme et chaque femme de ce pays, quels que soient ses convictions ou ses rejets, son indifférence ou ses calculs, peut voter à la primaire de la droite, comme après-demain à celle de la gauche. Il suffit, comme chacun sait, de payer quelque menue monnaie et de signer une soi-disant profession de foi, qui ne vaut même pas le papier sur lequel elle aura été écrite.

  • Vous êtes de gauche ? Vous faites partie du dernier carré qui espère la reconduction de François Hollande ? Achetez utile à la grande kermesse des Républicains et du Centre.
  • Vous êtes un trotskiste militant qui désire accélérer la décomposition du système en vue de la sacro-sainte Révolution à venir ? Venez adouber Juppé. Ou Sarko.

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse de l’implosion annoncée.

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Face à cet hallucinant brouillage idéologico-partidaire, que l’on n’a jamais connu à ce degré d’intensité depuis les débuts de la ve République, que doivent penser les sympathisants UMP d’hier, Républicains d’aujourd’hui ?

Que ressentent ceux qui, pendant des années, ont adhéré, cotisé, tracté, pour tel ou tel candidat en qui ils croyaient, tel ou tel homme politique avec lequel ils partageaient foi et conviction, intérêt et ambition ?

Les primaires à venir enfoncent l’un des derniers clous du cercueil des engagements séculaires.

Sur les cendres de la politique, la mode du transgenre triomphe.

André Bercoff pour Valeurs actuelles.







Quand Belkacem fait la leçon au Pape ….

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Quand des intellectuels voire des philosophes osaient critiquer les réformes controversées de Najat Vallaud-Belkacem, cette dernière n’hésitait pas à les traiter de « pseudo z’intellectuels » ! Quand c’est le pape qui se permet de dénoncer l’introduction de la théorie du genre à l’école, la même petite ministre de l’Education nationale lui fait la leçon et l’invite à vérifier ses sources.

Peu importe, pour cette sectaire promue ministre par le seul fait de Normal 1er, que l’autorité du pape soit reconnue par plus d’un milliard de Chrétiens et qu’elle-même ne serve qu’une petite clique de bobos évaporés et de lobbyiste LGBT. Najat est très en colère après le pape et le sermonne !!!

Si elle pouvait, elle l’aurait bien excommunié …

Voici les propos du pape :

La théorie du genre est contre les choses naturelles ! Pour une personne, une chose est d’avoir cette tendance, cette option, et même de changer de sexe, autre chose est de faire l’enseignement dans les écoles sur cette ligne, pour changer la mentalité. C’est cela que j’appelle la colonisation idéologique.

C’est d’ailleurs, le sujet du communiqué de SOS-Education qui montre, preuve à l’appui que la tentative d’entrée de la théorie du genre n’a pas été qu’un fantasme !

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Chers amis,

Notre ministre de l’Éducation, dont on sait que l’humilité n’est pas exactement la première vertu, vient de tancer vertement le pape François qui s’inquiétait de l’enseignement de la théorie du genre dans les écoles de notre pays. Selon Najat Vallaud-Belkacem, le souverain pontife aurait ainsi relayé « la campagne de désinformation massive conduite par des intégristes ». Et de dénoncer une nouvelle fois cette affabulation d’une « théorie du genre qui n’existe pas ».

Dont acte.

Sauf qu’en 2011, alors secrétaire du Parti Socialiste aux questions de société, elle ferraillait pour le maintien de cette même « théorie du genre » contre des parlementaires demandant son retrait des manuels : « Le politique (…) doit changer la société, déclarait-elle. La théorie du genre, qui explique l’identité sexuelle des individus (…), a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets. » Vous pouvez retrouver son interview ici.

Théorie du genre: «Il est essentiel d’enseigner aux enfants le respect des différentes formes d’identité sexuelle, afin de bâtir une société du respect»

Pas plus tard que l’année dernière, un professeur membre de SOS Éducation nous avait fait parvenir cette vidéo absolument hallucinante d’une formation destinée aux enseignants. Ce qu’on y voit dépasse tout ce que j’avais pu imaginer en matière d’endoctrinement … Voici cette vidéo :

Vous avez bien entendu : on demande aux fonctionnaires de l’Éducation nationale de « dépréciser, c’est-à-dire neutraliser » les repères sexués des enfants. Les personnes qui ne sont pas transsexuelles sont désormais catégorisées « cis-genres », comme s’il s’agissait d’une maladie ! On invite à modifier le prénom des élèves, ou à les désigner avec un pronom neutre ! Le genre, cette « théorie qui n’existe pas », est expliqué par l’image d’une fabrique où rentrent des petits personnages indifférenciés sexuellement et où ils se font attribuer un kit de fille ou de garçon, et à la fin du chapitre ils sont invités à échanger leur kit…

Ma question est : pourquoi Najat Vallaud-Belkacem s’entête-t-elle désormais à nier l’existence de cette idéologie dont elle assure par ailleurs si manifestement la diffusion ? Et pourquoi les médias relaient-ils servilement ces invraisemblables protestations ?

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Claire Polin
Présidente de SOS Éducation







Il n’y a pas qu’en France que le lobby LGBT est à l’oeuvre !

Je reprends ici un article précédemment paru sur le site francais.rt.com qui nous montre qu’il n’y a pas qu’en France que le lobby LGBT est à l’oeuvre !

Allemagne : les collégiens devront-ils bientôt simuler des sodomies en cours ?

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Sous la pression des associations LGBT, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie débat de l’introduction dans les programmes scolaires d’ateliers lors desquels les élèves mettraient en scène diverses pratiques sexuelles. L’initiative fait scandale.

La proposition en matière de pédagogie des associations de défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels (LGBT) soulève un tollé en Allemagne. En cause : les programmes d’éducation sexuelle destinés aux collégiens du Land de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la première des régions allemandes par sa population et son nombre d’élus.

Les élèves du Land allemand avaient déjà au programme la lutte contre l’homophobie et une sensibilisation aux différentes «sexualités possibles». Et, sous la houlette de leurs enseignants, les adolescents devaient aussi aborder des notions telles que le sadomasochisme et découvrir des pratiques sexuelles comme celles des  «back rooms», terme utilisé pour faire référence à la sexualité de groupe dans des boîtes de nuit spécialisées.

Mais certains experts en pédagogie proches des cercles de pouvoir veulent aller plus loin et préconisent que les élèves mettent en scène les diverses pratiques et orientations sexuelles au programme. Et ce dès l’âge de 13 ans. L’idée vient d’un ouvrage destiné aux spécialistes en pédagogie intitulé «Sexualpädagogik des Vielfalt» (Pédagogie sexuelle de la diversité), un livre paru en 2008 et qui est une référence pour les promoteurs de la «Sexkunde Theorie», «théorie du genre» en allemand.

Des sex toys et du théâtre comme outils de pédagogie sexuelle à l’école 

Les auteurs du livre, Elisabeth Tuider et Stefan Timmermanns, proposent tout un éventail de méthodes pédagogiques, avec notamment la mise en scène de pièces de théâtre dans les collèges. Les enfants seraient ainsi amenés à jouer et mimer différentes situations sexuelles et à intégrer, entre autres, la simulation de pratiques anales durant leurs représentations scolaires. Il est conseillé en outre aux enseignants de demander aux élèves de valoriser et «mettre en œuvre» le matériel pédagogique préconisé. A savoir, par exemple, des godemichés et des boules de geisha (boules s’introduisant dans le vagin ou l’anus). Le but est, selon les conseillers en pédagogie, de guider et aider les enfants à identifier leurs pratiques sexuelles préférées, et à trouver leur orientation sexuelle.

Mais là où le bât blesse, c’est que les propositions sont reprises par un collectif LGBT, qui se nomme l’«Ecole de la diversité» et qui a voix au chapitre au parlement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L’association intervient en effet au sein des collèges et bénéficie de l’appui officiel de l’administration. Et reprend à son compte les méthodes de Tuider et Timmermanns. Participant aux orientations pédagogiques, elle recommande notamment au parlement du Land «des jeux de rôles et des ateliers» afin de susciter des «débats ludiques autour des thèmes de l’amour et de la sexualité». Ce qui permettrait, toujours selon les promoteurs du projet, d’aborder des «notions importantes, des questions taboues, matière à reflexion et discussion». Les élèves seraient invités en outre à parler d’éjaculation précoce ou encore à simuler des orgasmes sous la forme de «pantomimes».

Les nouvelles orientations pédagogiques ont suscité l’indignation de certains internautes allemands qui dénoncent l’immixtion de la sexualité parmi les matières classiques à l’école :

Voici quelques tweets (en allemand) de réactions à cette provocation :

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La levée de boucliers est telle que même des politiques favorables à la promotion de l’homosexualité et des identités sexuelles «non-hétérosexuelles» sont montées au créneau. Il en est ainsi d’Yvonne Gebauer, membre du FDP, le parti libéral allemand, et porte-parole chargée de l’école et l’éducation. Celle-ci a toujours porté l’étendard de la cause homosexuelle et a bâti sa carrière politique sur la lutte contre l’homophobie. Mais ici, elle estime que dans la lutte contre la discrimination, il ne faut pas aller «trop loin» et appelle à «respecter la pudeur de l’enfant».

De façon étonnante, la CDU rhénane, le très conservateur parti chrétien-démocrate, n’a pas de position officielle sur la question, alors que dans d’autres Länders allemands, la même CDU s’est alliée au FDP et même au parti nationaliste Alternative für Deutschland (AfD) pour battre en brèche les promoteurs de ces propositions.

Je ne sais pas si vous réagissez comme moi, mais je manque de mots pour qualifier ce genre d’information. Quel niveau d’irresponsabilité faut-il avoir atteint pour se permettre d’interférer de manière aussi intrusive dans la sexualité d’enfants de 13 ans ? Quel aveuglement idéologique ! Quelle perte des valeurs humanistes ?

Mais une certaine gauche a longtemps défendu la pédophilie alors on ne peut s’étonner de rien …

Car « il est interdit d’interdire disait-elle » …







La gauche parisienne dilapidait les impôts des Franciliens

Voici un article extrait du dernier numéro du Bulletin d’André Noël paru le 2 mai 2016 :

Paris et Ile-de-France : scandaleuses subventions

Anne Hidalgo et Jean-Paul Huchon

Anne Hidalgo et Jean-Paul Huchon

Nos amis de Contribuables Associés (42 rue des Jeûneurs, 75002-Paris) ont eu l’heureuse idée de se pencher sur les subventions décidées au mois de mars par la majorité socialo-écolo-communiste de la Ville de Paris et de recenser quelques-unes des associations bénéficiaires.

Le résultat est aussi ahurissant que scandaleux. Voici les dix les plus « abracadabrantesques », comme l’eût dit Jacques Chirac.

  • 3.500 € pour le « Festival international du film lesbien ».
  • 30.000 € à l’UNEF (Union Nationale des Étudiants de France), Bruno Julliard, premier adjoint au Maire de Paris, en a été le président.
  • 13.000 € pour l’association « Les Ami-e-s du Mage » pour des colloques et débats sur les « questions de genre et du travail ».
  • 4.000 € à SOS Racisme pour « lancer des campagnes de mobilisation des Parisien-ne-s ainsi que des actions de proximité ou de terrain pour enclencher des dynamiques citoyennes autour du combat pour l’égalité »
  • 10.000 € à l’association Ki Production pour le projet « Aqua foot », afin de réaliser un « film subaquatique s’inspirant des plus beaux gestes et passes de football ».
  • 20.000 € à l’association « Les dégommeuses » pour faire participer « 15 joueur-se-s et activistes LGBT » à des tournois de foots. (Lesbiens gays bisexuels et transsexuels).
  • 44.500 € à l’association Hip-Hop citoyens pour le « développement de la citoyenneté dans le mouvement Hip- Hop »
  • 5.000 € pour « Les amis des combattants en Espagne républicaine » (les grands-parents d’Anne Hidalgo sont des exilés républicains de la guerre d’Espagne)
  • 5.000 € à l’association « Pèlerinage en décalage » pour l’organisation d’un « festival artistique israélo palestinien ».
  • 10.000 € pour l’organisation du « Festival Sarajevo-sur-Seine » à Paris par l’association « European Grassroots Antiraciste Movement ».

Ce qui ne figure pas encore dans la scandaleuse liste de ces subventions, ce sont celles que Valérie Pécresse, nouvelle présidente LR de la Région Ile-de-France, a découvertes, en examinant les comptes laissés par son prédécesseur socialiste, Jean-Paul Huchon : elle les a qualifiées d’« ahurissantes ».

  • 100.000 € pour la Fête de l’Humanité.
  • 89.727 € destinés à Smart Favela, une application smartphone pour aider à l’installation de projets environnementaux dans une favela de Rio de Janeiro.
  • 83.000 € consacrés à lutter contre la toxicomanie à… Jérusalem.
  • 506.568 € accordés à Antananarivo, capitale de Madagascar, dont 180.000 € pour financer « un lieu de détente pour la population. »

Et elle n’a pas fini de tout inventorier !

Depuis son accession à la présidence, elle a mis fin à l’aide aux étrangers en situation irrégulière titulaires de l’AME (aide médicale d’urgence d’Etat), qui bénéficiaient d’une réduction de 75 % sur leur passe Navigo : une prime aux clandestins qui fait de la France en général et de la région parisienne en particulier une terre convoitée par une population exotique. Elle a également supprimé le « Pass contraception », un chéquier dont les coupons détachables étaient remis aux professionnels de santé qui délivrent les contraceptifs de façon anonyme et gratuite aux mineures, sans autorisation des parents. 20.000 € d’économies pour le contribuable.







« Pour la gauche idéologique, la France est toujours coupable »

Je vous propose aujourd’hui un entretien avec Paul-François Paoli paru cette semaine dans Valeurs actuelles dans la rubrique : « L’incorrect – Espace de libres débats« . Il est interrogé à la suite de la publication de son ouvrage : « La gauche agonise, la république des bons sentiments« .

Déchirée par une guerre interne, inapte à s’interroger sur ce qui fonde l’identité française, gangrenée par une posture victimaire et de repentance, la gauche française est en train de s’effondrer, analyse Paul-François Paoli dans son nouvel essai. Il invite à défendre notre souveraineté nationale.

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Valeurs actuelles : Votre ouvrage s’intitule Quand la gauche agonise, la république des bons sentiments, mais il porte surtout sur l’identité nationale …

Paul-François Paoli : Mon propos porte sur le moment historique que nous vivons, qui met en évidence de façon flagrante le déclin de la gauche. Elle a perdu l’hégémonie culturelle et intellectuelle détenue depuis la Libération. Nous nous trouvons face à un nouveau paradigme : la fonction historique dévolue à la gauche est ébranlée. Celle-ci consistait à proposer une alternative au monde libéral capitaliste. Or elle a fini par s’y rallier sans l’assumer clairement, et n’a donc ainsi plus guère de raison d’être. Cela explique aussi qu’elle se focalise autant sur des questions sociétales – racisme, féminisme, « mariage pour tous » … – car elle sait qu’en vérité plus grand-chose ne la distingue d’Alain Juppé.

Autre élément de sa déconfiture historique: elle a occulté la thématique de l’identité – qu’elle soit nationale ou européenne. Celle-ci est impensable à ses yeux car elle ne fait pas partie de ses référents. Elle est, du coup, incapable de répondre au malaise identitaire qui saisit l’Europe à travers les questions de l’islam et de l’immigration. C’est là la cause de son effondrement. ll faut, par ailleurs, noter qu’il existe une fracture en son sein entre une gauche laïque et républicaine qui nie l’existence de communautés et une gauche communautariste qui ne s’assume pas. Une guerre civile des idées y fait rage, bien plus qu’entre la gauche et la droite. Cet éclatement tend aussi à l’affaiblir.

Hausse du score FN, victoire des nationalistes en Corse : que révèlent les résultats des régionales ?

En Corse comme sur le continent, se manifeste une insécurité fondamentale notamment au sujet de la progression de l’islamisme. Les événements survenus à Ajaccio nous ont montré qu’il existe dans la société corse une capacité de réaction spontanée qu’il n’y a plus à Paris ou Cologne. Sur le continent, nous sommes paralysés par la peur. Nous assistons, plus ou moins passivement, à ce qui nous arrive.

Des réactions qui, autrefois, allaient de soi, par exemple défendre une femme agressée dans la rue, ne sont plus évidentes dans une ville comme Paris où un féminisme d’État nous a convaincus qu’il s’agit d’une attitude archaïque.

Nous avons été anémiés par un discours qui considère que les agresseurs sont aussi des victimes et que les agressés ne sont jamais innocents. C’est une sorte de syndrome de Stockholm banalisé. L’idéologie victimaire a fini par nous convaincre que la violence provenant des minorités était une forme de réponse à la domination de l’Occident. Le féminisme a joué ici un rôle crucial à travers l’incrimination d’un patriarcat qui a disparu depuis longtemps chez nous. Les féministes sont désarmées face à une situation qui ruine leurs présupposés. On le voit à Cologne où elles sont divisées quant au discours à tenir face aux agressions sexuelles perpétrées par des migrants.

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ll semblerait que pour certains membres de la classe politico-médiatique, les valeurs républicaines prévalent sur le référent national …

Le discours sur les valeurs républicaines s’est depuis longtemps dissocié de l’idée de nation en France. Or, à l’origine, ces valeurs étaient inséparables de la Révolution française. C’était une sorte de ciment symbolique censé fédérer des Français. Aujourd’hui, ces valeurs sont surtout exaltées sur un mode universaliste et postnational. Ce qui explique que la nationalité soit aussi fragilisée, notamment à travers une Europe en crise et une mondialisation de moins en moins heureuse. En outre, la procédure du droit du sol a permis que la nationalité soit attribuée à des gens qui ne la demandaient pas particulièrement. Or ce droit à une nationalité dévaluée peut générer une forme de mépris à l’encontre d’un État qui a cru se montrer généreux. C’est à mon avis une des explications du malaise concernant la double nationalité.

Quel est l’impact de cette idéologie universaliste que vous évoquez ?

En France, nous avons tendance à croire que nous sommes le pays de l’universel. Mais les nations ne peuvent être que spécifiques, enracinées dans une histoire particulière. Et ce n’est pas parce que l’on profère des « valeurs républicaines » que l’on se sent français, comme il y a des Français qui ne sont pas républicains. Ce mot de « Français » a perdu bien de son sens, surtout à gauche, où ce signifiant s’est dévalué. Ce qui explique que plus celle-ci se radicalise et plus elle se solidarise, au nom de l’internationalisme ou de l’universalisme, avec des gens qui combattent la France, comme ce fut le cas à l’époque des porteurs de valise du FLN. Ces gens sont étrangers au principe élémentaire qui fait que la patrie, avant d’être une idée, est d’abord un lien avec ses proches.

Pour la gauche idéologique, la France est toujours coupable de quelque chose puisqu’elle trahit des idéaux d’égalité et de fraternité qu’elle a proclamés elle-même.

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Vous dénoncez d’ailleurs un« snobisme de la trahison», en vogue chez certains intellectuels …

Cette tendance à la trahison est née sur le terreau de la sensibilité pacifiste et internationaliste qui s’est développée durant l’entre-deux-guerres, aussi bien à droite qu’à gauche. Ce mouvement a produit, chez certains, des sympathies actives envers l’Allemagne ou la Russie. Pour une partie de la gauche, la patrie du socialisme était l’URSS. Ces gens ne se considéraient pas comme des traîtres quand ils agissaient pour elle car celle-ci représentait la concrétisation des idéaux de la Révolution française. Certains ont vécu le communisme comme un jacobinisme abouti. En étant prosoviétiques, ils pensaient aller jusqu’au bout de la dynamique révolutionnaire enclenchée par la Révolution.

Selon vous, la pensée de Michel Foucault « avalise le déclin de la gauche ». De quelle manière ?

Michel Foucault est ce penseur phare de la post-modernité qui ne croit plus en l’histoire et au progrès, seulement en l’individu et en ses expériences subjectives. Sa pensée a joué un grand rôle dans le développement des thèses féministes et paritaires mais aussi dans celles liées à la théorie du genre car son oeuvre a participé à la déconstruction de toutes les identités. La gauche contemporaine se réclame assez souvent de la pensée de Foucault, tout en se réclamant aussi de Jaurès et des valeurs républicaines. Or ces deux sensibilités sont absolument incompatibles et d’une certaine manière la première a ruiné la seconde.

Propos recueillis par Anne-Laure Debaecker pour valeurs actuelles.







Education : le rêve de Najat

Je viens de tomber sur une vidéo réalisée par un humoriste nommé Neel Kolhatkar qui dénonce tout ce qui ne va pas dans l’éducation, le militantisme et les mouvements autoproclamés de justice sociale en Amérique.

Tout est transposable aisément dans la France de madame Najat Vallaud-Belkacem !

Le titre de cette vidéo est :

Modern educayshun

que l’on pourrait traduire en français par : « L’éducation meauderne »

Voici le script des dialogues. Vous trouverez en fin d’article un lien vers la vidéo (en anglais sous-titré)

education-le-reve-de-najat

Un étudiant, en retard, entre dans une salle de classe où sont déjà assis 3 étudiants, un asiatique répondant au nom de Sunshine, un barbu nommé Simon et une jeune fille, Pénélope …

La professeure de mathématiques pose une première question :

- Combien font 1+1 ?
– le nouvel arrivant : 2 !
– la prof : incorrect !
– Simon : multiculturalisme !
– la prof : bien dit !

Une nouvelle question :

- Combien font 3 x 3 ?
– le nouvel arrivant : 9 !
– la prof : faux !
– Pénélope : égalité des genres !
– la prof : excellent, Pénélope !

Le nouvel arrivant s’étonne :

- C’est une plaisanterie ?
– Pénélope : tu penses que l’égalité des genre est une blague ?
– Le nouveau : non, mais c’est un cours de math !
– Le barbu : ne sois pas si raciste !
– Le nouveau : j’ai juste posé une question !
– Pénélope : on ne pose pas de questions ! Les questions sont offensantes !

La prof ramasse alors les travaux des étudiants :

- La prof : rappelez-vous que celui qui aura la meilleure note ira à New York pour présenter ses travaux au sommet mondial de mathématique …
– La prof : bien pénélope, 6 sur 10.
– Toi aussi Simon, 6 sur 10.

Simon interpelle alors le nouvel arrivant :

- Simon : Hey ! Fais gaffe, tu l’as regardé pendant 10 secondes !
– le nouveau : quoi ?
– Simon (encore) : C’est une forme de harcèlement de regarder les femmes pendant plus de 10 secondes, normalement !
– Simon (toujours) : Et quand je dis « normal » je ne cherche pas à offenser quiconque avec des préférences sexuelles non traditionnelles ! Et quand j’utilise le terme « non traditionnel » je ne cherche pas à offenser les religieux !
– Le nouveau : OK, OK ! J’ai compris !

La prof continue à distribuer les notes :

- la prof : malheureusement, Sunshine, tu as eu 1 sur 10 …

La prof arrive près du nouvel arrivant qui lui tend une liasse impressionnante représentant le résultat de ses études …

Le nouveau : j’ai utilisé la transformation de Fourier et des méthodes mathématiques en électronique pour analyser les schémas électroniques des patients et calculer leur risque de crise cardiaque. Je veux dire une nouvelle méthode mais ça pourrait sauver des milliers de vies !

La prof (balançant les documents sur la table) : 7 sur 10 !

- le nouveau : mais vous n’avez même pas lu !
– La prof : tu as utilisé un Bic rouge !
– Le nouveau : quoi ?!?
– Simon : Le rouge est considéré comme offensant pour plusieurs religions !
– Pénélope : pourquoi n’avoir utilisé qu’une seule couleur ? Alors que l’humanité est un arc en ciel de beauté et de spiritualité !
– Le nouveau : OK, 7 sur 10, ça veut toujours dire que j’irai au sommet, non ?
– La prof : je n’ai pas encore fini de distribuer les notes. Comme nous vivons dans une société basée sur l’égalité, la somme de toutes les notes sera répartie également entre tous les étudiants, soit 5 sur 10 pour tout le monde.
– Le nouveau : vous vous foutez de moi ?
– La prof : les élèves sont tous égaux. Ils sont tous dans la moyenne !
– Sunshine : whaaouuu !
– le nouveau : mais qui va aller au somment à New York, alors ?
– Pénélope : nous n’avons pas encore ajouté nos points de privilèges ! Tu n’es pas au courant ?

La prof donne donc les points de privilèges pour chaque étudiant :

- La prof : Pénélope, tu es une femme donc ça fait un point de privilège en plus. Mais tu es blanche, donc c’est -1 !
– Pénélope : mais je suis bisexuelle !
– La prof : +1 ce qui te donne un score de 6 sur 10
– la prof : Simon, malheureusement tu es un homme blanc hétéro.
– Pénélope : et CIS-genre !
– La prof : oui ça fait -4 ce qui te fait un total de 1 sur 10.
– Simon : ça n’est que justice !

La prof arrive au nouvel arrivant :

- la prof : tu es un homme et je ne t’aime pas ! Donc ça fait – 2 points de privilège. Par contre tu es brun et sexuellement ambigu … Donc +2 ! Soit un total de 5 sur 10 !
– Le nouveau : Attendez ! Pourquoi je suis sexuellement ambigu ?

La prof (ignorant la question) en arrive à Sunshine :

- Sunshine : je suis gay, transsexuel et asiatique. Je suis en surpoids, je fais partie de la basse classe sociale, je ne suis pas intelligent, pas attirant … J’ai des poils sur les tétons. J’ai des odeurs corporels, je de peux pas bien courir et ne sais pas attacher mes lacets !!! Et une fois, j’ai vu un pigeon mourir.
– La prof : magnifique, Sunshine ! ça fait 13 points de privilège ! Ce qui te donne un score de 18 sur 10 !
– La prof : et bien, Sunshine, c’est toi qui part à New York !
– Simon : on savait que tu en étais capable !
– Le nouveau (furieux) : laissez-moi voir ça ! Il arrache le travail des mains de Sunshine, une simple feuille sur laquelle est écrit : Hégualité ! Il a juste dessiné un coeur et écrit le mot égalité …
– Pénélope : il s’est exprimé et c’est beau !
– Le nouveau : mais il ne sait même pas écrire correctement le mot égalité !
– Simon : on ne fait pas de discrimination !
– le nouveau : mais ça n’a rien à voir avec les mathématiques !
– Pénélope : tu te crois génial avec les maths, ta science et tes faits ? Est les sentiments, alors hein ?
– Simon : Ouais, les sentiments sont plus importants que les faits !
– Le nouveau : c’est faux ! Vous êtes timbrés !
– Pénélope : Arrête de me violenter avec ton opinion différente !
– Le nouveau : j’ai le droit de dire ce que je pense !
– Simon : Non ! On a le droit de ne pas être offensés !
– Pénélope : Et si tu continues à nous attaquer verbalement nous serons obligés d’utiliser la légitime défense !
– Simon : en fait, nous avons le droit de le faire ! Et il est illégal de résister !
– Pénélope : Prépare toi à mourir par les nobles guerriers de la justice sociale !

L’histoire se termine mal pour le nouveau qui, d’abord bâillonné par la prof, est ensuite achevé par les trois autres étudiants !

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La vidéo est accessible via cet article paru dans Nouvelles de France : « L’éducation moderne… Voici à quoi notre monde pourrait bientôt ressembler si la gauche continue à dominer la politique et la culture« .







Nouvelles Parentalités et Mauvais Genre

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Voici un texte de Vincent Benard paru sur le site Nouvelles de France. C’est une véritable perle qui prend la forme d’une fiction. Le texte une attaque virulente contre l’idéologie socialiste notamment sur les points suivants :

  • L’égalitarisme à l’école publique,
  • Le nivellement par le bas,
  • Les attaques contre la notion de mérite républicain,
  • La promotion de la théorie du genre,
  • La laïcité comme arme contre la religion catholique.

Voici ce texte :

On sonne à la porte:

Un homme, costume sombre:  Bonjour. Kévin Corbeau, ministère des affaires sociales et des nouvelles parentalités. Je suis  contrôleur social de citoyenneté assermenté. Je suis bien chez monsieur Louis-Gérard Martin ?

Monsieur Martin, alias Le Père : Oui, bonjour monsieur… Que puis-je faire pour vous ?

L’homme au costume sombre, alias le contrôleur social: C’est plutôt moi qui puis faire quelque chose pour vous, monsieur Martin. Les enseignants de votre fille ont signalé son comportement à nos services. j’ai donc reçu un mandat du préfet pour l’interroger. En votre présence, naturellement. Puis-je entrer ?

Le père, très surpris: Pardon, mais il doit y avoir erreur. Ma fille n’a aucun problème de comportement scolaire, elle est enchantée de sa classe de CP, est intarissable sur ses copines de classe, et apprend plutôt très bien à lire et à écrire, à en juger par ses notes

Le contrôleur social, entrant d’autorité dans le salon familial: Il ne s’agit pas de ses notes. Ou plutôt, si, mais pas comme vous l’entendez. Il semblerait que les progrès de votre fille montrent qu’elle reçoit une aide anormalement élevée de ses parents à la maison, les professeurs estiment impossible qu’avec leurs méthodes de lecture égalitaires, votre fille ait pu apprendre aussi vite à lire avec une diction parfaite. Il y a rupture d’égalité avec les enfants dont les parents sont issus de milieux plus modestes et ne peuvent pas aider leurs enfants avec autant d’efficacité. Il convient donc de vérifier que l’assistance que vous lui apportez n’est pas susceptible de porter préjudice aux autres enfants.

Le père, ouvrant de grands yeux écarquillés: Mais enfin, quels parents ne souhaitent pas aider leurs enfants à progresser, dans la mesure de leurs possibilités ?

Le contrôleur social: Justement, ces possibilités ne sont pas les mêmes pour tous. Nous devons vérifier, selon les termes de la loi Belkacem sur l’égalité parfaite des chances du 1er avril 2016, que les élèves qui fréquentent la même classe que votre fille ne subiront ni désavantage excessif à la sortie de leurs études, ni un sentiment de déclassement ou de frustration du fait de la supériorité des résultats scolaires de votre fille qui seraient explicables non par ses mérites propres mais pas la supériorité de la situation sociale de ses parents. Je dois maintenant interroger votre fille. Comment t’appelles tu ma petite ?

L’enfant: Amélie !

Le Contrôleur social: C’est joli, ça, Amélie. Dis moi, est-ce que des fois, tu lis avec tes parents ?

Amélie: ouiii. Tous les soirs, Papa ou maman me lisent une histoire.

Contrôleur social: Quelles histoires ?

Amélie: Ben, en ce moment, j’aime bien qu’ils me lisent “Martine en voyage”, ou “Martine au cirque”. Et parfois, mon père me lit des passages de “la science expliquée aux enfants”.

Contrôleur social, parlant au père : Évidemment, lecture quotidienne, et ouverture précoce de l’esprit d’Amélie à la science. Ca démarre mal. Mais voyons le côté positif des choses. Je vois qu’il y a un bon équilibre entre des histoires mettant en scène une petite fille et des lectures plus orientées vers la science qui restait encore trop longtemps l’apanage des garçons. C’est que nous devons aussi vérifier l’équilibre de genre de l’éducation que vous apportez à votre enfant.

Le père, éberlué: pardon ? l’équilibre de genre ?

Le contrôleur social: Oui. Les enseignants nous ont signalé que votre fille avait tendance à féminiser les sujets de réflexion citoyens abordés en classe, tels que la recherche de métiers à faire plus tard, ou le rôle du sport dans la fabrication du vivre ensemble. Elle semble naturellement privilégier des métiers ou des activités sportives et artistiques fortement féminisés, comme infirmière ou danseuse étoile.

Le père: Et alors ? Où est le problème ?

Le Contrôleur social: Ne faites pas semblant de ne pas comprendre, monsieur. Vous ne pouvez ignorer que les stéréotypes genrés auxquels les enfants sont soumis peuvent restreindre leur liberté future de choix de leur identité sexuelle. De surcroît, mettre dans la tête d’enfants nés biologiquement avec des organes génitaux féminins qu’ils sont une fille (ou l’inverse pour les garçons) bride les possibilités de développement personnel qui s’offrent à eux. Enfin, cela peut contribuer à enfermer les futures femmes dans des rôles subalternes que la société encore patriarcale qui était notre modèle jusqu’à la loi Taubira de Septembre 2016, et dont nous peinons à éradiquer tous les stigmates, leur assigne traditionnellement.

Le père: Pardon, mais tout à l’heure vous me disiez qu’en l’aidant, je risquais de l’avantager exagérément, et maintenant vous me dites que je l’enferme dans de soi-disant stéréotypes  qui peuvent la pénaliser ? Je vous jure que je ne fais pas semblant de ne pas comprendre…

Le Contrôleur: Voyez vous, les parents fautifs que nous décelons ont souvent ce type de comportement éducatif totalement incohérent, tantôt visant à pousser leurs enfants à obtenir des résultats chiffrés supérieurs à la moyenne, mais sans tenir compte des déséquilibres émotionnels qu’ils peuvent engendrer chez eux.

Le Père: C’est ahurissant. On vous paie pour dire ce genre de conneries ?

Le Contrôleur social: Attention monsieur, je vous rappelle que je suis ici avec un mandat préfectoral, et que toute résistance de votre part pourra valoir poursuites. Je continue. Je souhaite interroger Aurélie…

Le Père, agacé: Amélie…

Le Contrôleur social: Oui, c’est ça, Amélie. (Note sur un formulaire, en citant à voix haute) :  Prénom ancien. Famille à caractère traditionnel, fonctionnant sans doute sur un modèle patriarcal indésirable… (Se tourne vers la petite fille) Amélie ?

Amélie: Oui monsieur ?

Le Contrôleur Social : Qu’est-ce que tes parents t’ont offert à Noël, ma petite ?

Amélie: Des poupées Barbie !

Contrôleur Social : Ah ? Pas de tracteur ? De Légos ? De tenue de Cowboy ?

Amélie : Pouah ! non, c’est des jouets de garçon, ça !

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Contrôleur Social, se tournant vers le père: Vous rendez vous compte qu’à à peine 6 ans, votre fille reproduit déjà les stéréotypes genrés qui vont limiter ses chances d’accéder à l’égalité Homme/Femme dans l’avenir ? Pourquoi ne lui offrez vous que des jouets tellement ostensiblement genrés ?

Le Père, dubitatif : Euh, le père Noël lui a amené ce qu’elle a commandé…

Contrôleur Social: Ah, vous voyez ? Tout d’abord, vous rejetez la faute sur un prétendu choix de votre fille, choix que lui impose le milieu stéréotypique dans lequel elle baigne. Ensuite, vous utilisez la vieille métaphore du « Père » Noël pour lui annoncer ses cadeaux, métaphore dont le côté patriarcal ne vous aura pas échappé. Vous instillez dans l’esprit de votre fille que c’est un « père », donc un homme, qui lui amène cadeaux et bienfaits. Il ne faudra pas s’étonner, si, plus tard, elle croit que c’est prioritairement le rôle du mari que de travailler et ramener au foyer sa subsistance.

(Il se tourne vers la petite fille) Contrôleur Social: Dis moi, tu portes toujours des robes et des jupes ?

Amélie : Ouiii. C’est trop bien les robes. Tu veux voir ma robe rose que le père Noël il m’a apporté ? Elle est trop classe !

Contrôleur social, se tournant vers le père : Une robe rose ! Je vois que vous perpétuez dans les choix que vous faites pour l’habillement de votre fille les stéréotypes sexués qui tendent à vouloir lui conférer à tout prix une identité féminine. Vous ne lui permettez pas de déterminer librement son identité sexuelle.

Le père, se demandant ce qui lui arrive: Ah pardon, elle a librement choisi les vêtements qui lui plaisent. Et la dernière fois qu’on lui a acheté un jean, elle a refusé de le porter. Elle n’aime que les robes et les jupes, sauf par temps froid, évidemment.

Contrôleur social, agressif: Sachez monsieur, qu’à son âge, elle n’aime que ce que vous et votre épouse lui avez appris à aimer. Je suis désolé, mais votre éducation de cette jeune fille est déplorable. Je vais de ce pas demander son placement chez une assistante familiale assermentée, dûment formée à l’égalité de genre.

Le Père, haussant lui aussi le ton: Mais bon Dieu, vous êtes un grand malade ! Vous voulez nous retirer notre fille parce qu’elle joue à la poupée et porte des robes ?

Contrôleur Social: Attention à ce que vous dites, il y a outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions. Vos propos montrent que non seulement vous refusez d’admettre votre culpabilité, mais que vous vous complaisez à reporter sur autrui les accusations de mauvaise éducation qui vous échoient: c’est typique des parents maléducants !  Ensuite, vous utilisez l’expression « Bon Dieu », là encore figure patriarcale -Toutes les religions masculinisent leurs dieux et prophètes, avez vous remarqué ?-, sur un ton coléreux suggérant que vous puissiez commettre des actes violents, au nom de votre allégeance à Dieu. Je dois signaler un risque de radicalisation au fichier S ! Accessoirement, vous ne dominez pas votre masculinité à tendances violentes éruptives. Je me dois de présenter votre dossier en urgence non seulement aux services sociaux, mais au procureur. Je vous assigne d’ores et déjà à domicile pendant la durée de la procédure, selon les termes de la révision constitutionnelle Hollande de février 2017.

Le Père: C’est honteux ! Vous me parlez de préjugés, mais c’est vous qui vous donnez le droit de détruire une famille sur la base de deux trois questions stupides et de conceptions de la famille et de l’éducation contre nature ! C’est un abus de pouvoir ! Vous êtes pire qu’un nazi ! Hors de ma maison !

Contrôleur Social: Et voilà. Aucun contrôle de vos émotions. Vous êtes visiblement inapte à l’éducation d’un enfant. Soit, je m’en vais, monsieur Martin, mais je reviendrai. Je transmets immédiatement par mon appli smartphone mon ordre d’assignation à domicile à la préfecture, en vertu des pouvoirs que m’octroie la loi organique Valls de mars 2017, pour que vous ne soyez pas tenté de fuir avec votre enfant, en attendant que je revienne avec les forces de l’ordre. Nous transmettrons en outre au procureur une demande de castration chimique, conformément à la loi Touraine d’Août 2017, en complément du placement de votre fille, afin qu’aucun autre enfant ne soit victime des errements éducatifs que vous avez déjà infligés à Amélie.

Le Père (paniqué):  Attendez… attendez… Je me calme. Il doit bien y avoir un moyen d’arranger ça ?  Tout cela ne peut qu’être un gigantesque malentendu… Il n’y a rien que je puisse faire ?

Le Contrôleur Social :  Si par cette formulation, vous envisagez de régler la question par une enveloppe, sachez que vous aggravez votre cas… D’autant plus que depuis la loi Sapin du 18 décembre 2016, conserver des coupures en cash est un délit. Vous ne conservez pas de cash pour des transactions non déclarée, monsieur ?

Le Père, visage bleu: Grands dieux non ! Enfin, je veux dire, assurément non ! Non ! Ce n’est pas du tout ce que je voulais dire. Mais… Si ça doit me permettre de garder ma fille… Ne puis-je suivre des stages, des formations aux nouvelles parenti… Parentalités, qui me permettraient de corriger mes erreurs ? Faut me comprendre, tous ces concepts, c’est nouveau pour moi…

Le Contrôleur Social : Comme pour tous les parents, monsieur. Pourtant, certains arrivent très bien à suivre les préceptes éducatifs égalitaires citoyens renouvelés officialisés par la circulaire Slimani du 1er septembre 2017… Vous n’avez donc pas suivi les programmes télévisés de vulgarisation des nouveaux concepts de parentalité citoyenne diffusés sur le service public aux heures de grande écoute ?

Le Père: J’avoue que non. Je ne regarde plus guère la télévision, vous savez…Je travaille beaucoup…

Le Contrôleur Social :  Ces cours sont également disponibles en ligne sur les sites officiels. Vous n’avez aucune excuse. Bon, enfin… Je veux bien vous laisser une chance. Il existe effectivement des stages de certification à l’éducation aux nouvelles parentalités égalitaires non genrées et citoyennes, mais il faut s’assurer que les parents qui y participent ont de bonnes chances d’y réussir leur parcours et ne perturberont pas le déroulement du cursus par des questions incessantes se rapportant à leurs habitudes décadentes d’un passé que nous aimerions à jamais voir révolu. Je comprends votre volonté de faire un effort pour conserver la garde de votre enfant, et je veux bien la noter sur mon rapport, le juge tranchera. Mais je ne puis occulter de faire figurer sur le rapport que je prépare au procureur que vous êtes une famille à risque. L’identification préalable qui nous avait été faite n’était hélas pas fantaisiste…

Le Père:  Identification préalable ??? Mais… Mais… Mais… enfin, comment identifiez vous ces familles à risque ?

Le Contrôleur Social :  Nous n’identifions pas. Nous opérons uniquement sur dénonciation. Je suppose que vous avez dû attirer l’attention des brigades de vigilance égalitaires citoyennes…”

Le Père: Des quoi ?

Le Contrôleur Social : Quoi, ne me dites pas que vous n’êtes pas au courant non plus ? Il s’agit d’associations loi 1901 mise en place par la loi Cazeneuve de Mai 2016, et financés par la taxe spéciale sur les écoles et télévisions privées, qui traquent les propos réactionnaires et non conformes à la vérité officielle sur Internet. Je lis sur ma fiche vous concernant que vous tenez un blog réactionnaire ?

Le Père: Pas du tout ! Je tiens un blog libéral !

Le Contrôleur Social :  Réactionnaire, libéral… Tout ça, c’est la même chose, monsieur Martin, ce sont des idées du passé, ce n’est pas conforme à la nouvelle pensée écocitoyenne solidaire et fraternelle qui doit nous libérer des préjugés anciens. Vous comprenez que des gens qui professent de telles idées anti-égalitaires, si peu citoyennes et tellement conservatrices, soient en priorité ciblées par les chasseurs de mauvais parents.

Le père, dans un dernier éclair de lucidité: Je vois. Tout ceci n’est qu’un prétexte, vous pourchassez le délit d’opinion… Seriez vous aimable de me laisser une copie de mon dossier, que je puisse consulter mon avocat ?

Le Contrôleur Social :  C’est votre droit de consulter un avocat, mais je ne puis vous donner de copie de votre dossier, les photocopies sont interdites depuis la loi Royal de juillet 2017 sur la régénération des forêts primaires qui interdit les copies papier de documents administratifs. Voici les codes qui vous permettront de le consulter par Internet. Naturellement, toute tentative d’impression à domicile de ce document sera détectée par nos systèmes de sécurité et vous vaudra la visite d’un de mes collègues contrôleur environnemental du ministère de la sauvegarde de la planète. Quant à trouver un avocat d’ici demain, je vous souhaite bien du plaisir. Depuis la loi Taubira du 18 brumaire 2018 établissant un tarif égalitaire unique de consultation, la plupart ont abandonné le métier. Et je vous rappelle que vous êtes assigné à domicile, il faudra donc que vous en trouviez un accepte de consulter à distance, ce qui reste assez rare vu qu’ils n’acceptent pas les écoutes aléatoires mises en place par la loi anti-terroriste Le Drian du 13 vendémiaire 2018 et font donc la grève des consultations informatisées. Le mieux que vous puissiez faire est de préparer une valise pour Amélie, je reviens demain avec les gendarmes. Au revoir, monsieur Martin. Ah, juste une petite chose. Vous serez aimable de me laisser vos clés ? Cela nous évitera d’avoir à enfoncer votre porte. »

Vincent Benard







Voilà à quoi servent vos impôts dans la région Ile-de-France

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Demain, c’est le second tour des élections régionales, et vous aimeriez savoir à quoi servent vos impôts locaux, toujours plus lourds, et ceux notamment collectés par la région.

Pour nourrir votre réflexion, voici une vidéo qui m’a été indiquée par l’association SOS Education et qui rapporte les propos tenus dans une session de formation dispensée aux professeurs et personnels éducatifs par une association financée par la région Ile-de-France.

Un extrait du communiqué de SOS Education :

« Dans cette vidéo, il  est question de supports pédagogiques d’éducation sexuelle destinés aux enfants, pour « lutter contre les LGBT-phobies » (entendez : pour utiliser l’école afin de faire la promotion des minorités sexuelles).

Ce qu’on y voit dépasse tout ce que j’avais pu imaginer en matière d’endoctrinement… si vous souhaitez en prendre connaissance, cliquez sur le visuel ci-dessous (au cas où le lien ne fonctionnerait pas, vous pouvez retrouver cette vidéo ici et ).

Vous avez bien entendu : on demande aux fonctionnaires de l’Éducation nationale de « dépréciser, c’est-à-dire neutraliser » les repères sexués des enfants. Les personnes qui ne sont pas transsexuelles sont désormais catégorisées « cis-genres », comme s’il s’agissait d’une maladie ! On invite à modifier le prénom des élèves, ou à les désigner avec un pronom neutre ! L’homosexualité doit être constamment mise en scène, par exemple à travers ce couple de « deux papas qui félicitent leur petite fille d’avoir ses règles ».

Voici donc cette vidéo :


À quoi servent les subventions de la région Île… par soseducation

A méditer avant de glisser votre bulletin dans l’urne …