Zemmour exécute Macron en deux sets gagnants !

Une fois de plus, Eric Zemmour m’a devancé dans mes projets d’article. Toutes les déclarations maladroites et contradictoires d’Emmanuel Macron commençaient à m’inspirer un prochain article, mais ce matin, sur RTL, avec tout son talent, Eric Zemmour s’est emparé du sujet … de façon magistrale :

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Yves Calvi : Emmanuel Macron a été au coeur des polémiques électorales, passage difficile pour le candidat, mais utile pour savoir qui il est et ce qu’il veut …

Eric Zemmour : Macron avait raison ! Il n’a pas besoin de programme !

Pas besoin de chiffres quand on a des lettres !

Quelques mots, quelques lettres et tout est dit ! Deux phrases ont suffi :

  • La première : il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France et elle est diverse.
  • La seconde : la colonisation en Algérie fut un crime contre l’humanité.

Deux phrases comme une signature, deux phrases qui font sens, deux phrases qui font système !

zemmour-zero-pointeOn sait désormais qui est Emmanuel Macron, où il se situe politiquement, idéologiquement, d’où il parle, comme demandaient naguère les marxistes. Macron est bien de droite et de gauche ! De droite libérale en économie, de gauche libérale pour les valeurs. Un fils de Madelin et de Cohn-Bendit ! De Justin Trudeau et d’Hillary Clinton!

Macron est le pur produit intellectuel de ces décennies pendant lesquelles universitaires, sociologues, historiens nous ont expliqué que la France n’était que la résultante des innombrables influences venues de partout, des croisements, des métissages … Du sud, du nord, de l’est, de l’ouest …

La France est un immense terrain vague où chaque immigrant, chaque envahisseur, même,
a apporté sa culture pour le bien de ces attardés mentaux qu’étaient les Français …

Comme si nos rois, nos cardinaux, nos empereurs, nos écrivains, nos artistes, nos académies n’avaient pas justement, par un effort séculaire, unifié toutes ces influences dans un corset original, un corset gréco-romain et chrétien, un corset de fer, souvent, qu’on hésitait à appeler, jadis, le génie français. le génie de la langue pure, le génie du classicisme, le génie de la pensée claire et rationnelle !

Blaise Pascal n’incarnait pas une culture française ? Et Racine, et Voltaire ? Et Victor Hugo, et Flaubert ? Et Balzac, en Chateaubriand ? Et Wateau, et La Tour ? Et Boucher, et Monet ?

Tout le monde sait que Lully est venu d’Italie, Picasso d’Espagne, et Cioran de Roumanie ! Mais ils ne venaient pas sur notre sol par hasard. Ils savaient, eux, que la culture française existait puisqu’ils voulaient s’en imprégner davantage … S’assimiler !

Relance d’Yves Calvi : Alors reste votre autre citation sur la colonisation en Algérie

Eric Zemmour : Oui, mais …

… pour cette mouvance mondialiste et diversitaire, la France
ne retrouve d’existence propre que pour être coupable !

Mais si la colonisation française en Algérie est un crime contre l’humanité alors c’est toute l’histoire de l’humanité qui est un crime ! Tous les peuples de la terre ont été alternativement colonisés et colonisateurs ! L’Algérie avait déjà été colonisée par les Romains, les Espagnols, les Arabes, les Turcs. La France a envoyé ses armées pour mettre un terme à des siècles de pillages, de razzias, par des barbaresques qui fournissaient les harems d’Arabie en esclaves européens !

La France n’a pas seulement colonisé l’Algérie. Elle l’a fondée ! Son nom, même, n’existait pas ! La conquête fut rude, violente, sans pitié, comme toutes les conquêtes ! Mais les colons français ont, à la manière romaine, cultivé les terres, bâti des villes, soigné les populations, éduqué les enfants et, accessoirement, découvert le pétrole …

La population comptait 2 millions d’habitants en 1830, 10 millions en 1962, près de 40 millions aujourd’hui, à comparer avec le nombre d’indiens restant en Amérique dans les réserves …

Eric Zemmour pour RTL.







 

Quand la presse disqualifie des juristes politiquement incorrects

L’arrogance de la gauche et de sa presse est sans limite !

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C’est une contributrice éclairée, Sylvie M, qui, en marge de mon article « Pouvoir socialiste : le coup d’état institutionnel », m’a transmis la référence d’un article de Challenges intitulé :

« Ces juristes anti-mariage pour tous qui dénoncent un coup d’Etat contre Fillon« 

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Comme le note Sylvie M : « En quoi le fait que des juristes se soient opposés à la loi Taubira, impacte-t-il la qualité de leurs arguments ? » La réponse est pourtant évidente : parce qu’ils ont affiché leur positionnement à droite, et que donc, leur avis juridique est disqualifié par une presse de gauche formatée au politiquement correct !

On ne va quand même pas écouter des arguments juridiques
formulés par de fieffés homophobes ! Ça va pas la tête !

Quels sont les « arguments » développés dans cet article ?

Dès l’introduction, le ton ironique de l’article dénote le parti pris de l’auteur :

« Un collectif de juristes, drapés dans leurs titres de professeur émérites, de professeurs agrégés, ou d’avocat(e)s à la Cour de Cassation – ce qui impressionne toujours »

Le clou est enfoncé quelques lignes plus loin :

« une liste de diplômes de ces juristes, longue comme un jour sans pain« 

L’auteur assène ensuite le coup décisif – du moins le croit-il !

« A examiner la liste des diplômes de ces juristes, longue comme un jour sans pain, l’on pourrait croire que l’argumentation s’appuie sur le raisonnement d’éminents pénalistes. Et donc spécialistes de la question Fillon. Que nenni, puisque sous leurs habits de professeurs de droit et autres avocats, se dissimulent quelques-uns des militants les plus actifs contre la loi Taubira et le mariage pour tous, qui trouvent ainsi à remercier François Fillon de leur avoir donné tous les gages de soutien. »

Il faut relire deux fois cette phrase pour mesurer toute la vacuité de l’argumentaire qui la soutient ! On a ici un exemple typique de ce qu’est devenue une grande partie de la presse : une pure machine de propagande qui a perdu tout sens de l’argumentation et de la déontologie de son métier.

Résumons le vide de la pensée du faux-journaliste – et vrai pisseur de copie partisan : l’argumentation de ces « éminents pénalistes » n’est pas recevable puisqu’elle émane de militants actifs contre la loi Taubira !

Mais où est la logique ? Où est le simple rapport de cause à effet entre les deux choses ? L’auteur avoue même que parmi les 13 juristes signataires du communiqué, seulement « quelques-uns ont été des militants » de la Manif pour tous. Cela ne fait rien, le seul fait de leur présence disqualifie tous les autres !

Seuls des petits esprits mesquins, abrutis par des décennies de terrorisme intellectuel de gauche,
et déformés par le prisme bien-pensant, peuvent descendre à ce degré zéro du raisonnement!

Je vous fais grâce de commenter la suite de l’article dans laquelle le petit scribouillard gauchiste s’en prend nommément à trois membres du collectif de juristes, dont il dénonce la signature de pétitions « scélérates » contre la mariage pour tous.

Il faut d’urgence supprimer toutes les subventions à la presse de façon à ce que ce soit
les lecteurs qui fassent eux-mêmes le tri entre les vrais journaux et les torchons.

Nb : avant que les limiers de Decodex ne la débusque, j’avoue que la sus-nommée Sylvie M. n’est autre qu’une personne qui m’est très très proche et pour laquelle j’ai eu la faiblesse de créer un emploi fictif (non rémunéré) de contributrice à ce blog.







 

François Fillon : les entrepreneurs le suivront !

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Eric Verhaeghe a une plume acérée et pertinente. Je veux ce matin vous proposer le début de l’un de ses articles paru sur le site entreprise.news, un article analysant la réaction des entrepreneurs face au penelopgate :

Quelques brèves de comptoir sur François Fillon et les entrepreneurs

Quels dégâts les frasques de François Fillon ont-elles causé dans l’esprit des entrepreneurs? En dînant en ville, hier (en l’espèce dans l’une de mes cantines proches de l’Etoile), j’ai eu la surprise d’en mesurer quelques effets. L’ensemble interroge sur la difficulté très particulière que présente cette élection présidentielle.

Fillon et sa communication déceptive

Donc, après le dessert, le patron du restaurant prend le temps de venir me saluer. Il veut parler politique et “prendre la température” de la situation. Il a une question et une seule: peut-on encore voter François Fillon? Et c’est en l’écoutant qu’on peste.

Sur le fond, les histoires du Penelopegate ont peu d’impact sur les entrepreneurs. Souvent, ces derniers ont pratiqué le système du conjoint collaborateur (statut qui mériterait d’être remis sur le métier un jour). Ils n’ont donc pas d’état d’âme principiel face au travail en famille. Celui-ci leur paraît même souvent une façon tout à fait normale de vivre.

Lorsque le Canard a divulgué les informations concernant Pénélope Fillon, le candidat républicain jouait donc sur du velours auprès des entrepreneurs. Il disposait même d’un boulevard pour expliquer que, comme n’importe quel entrepreneur, il préférait travailler en famille. Malgré cet avantage, Fillon semble avoir gâché ces chances, pour deux raisons au moins.

Premièrement, la communication de Fillon a été cataclysmique. Se précipiter (avec force déclarations sur le mode du “j’ai confiance dans la justice de mon pays”) au Parquet Financier avec des fiches de paye supposées établir la réalité du travail effectué par Pénélope était étrangement naïf quand, quelques semaines plus tard, le même François Fillon conteste la légitimité du même Parquet à mener cette enquête. Entretemps, Fillon a crié au complot, donnant le sentiment qu’il avait quelque chose à cacher.

Deuxièmement, et c’est la conséquence du point ci-dessus, Fillon a, à son insu, dévoilé des postures que ses électeurs n’imaginaient pas. Quand Fillon s’engouffre dans les locaux du Parquet en apportant des “preuves” du travail effectué par sa femme, il révèle aux entrepreneurs qu’il ne soupçonne rien de ce qu’est un contrôle URSSAF, et qu’il ne comprend manifestement pas qu’un employeur doit, dans la réglementation française, répondre de tout (et même au-delà) dans son entreprise.

Le restaurateur que j’avais devant moi hier soir a découvert que son candidat fétiche à la présidentielle n’avait pas la moindre idée de l’enfer vécu chaque jour par les entrepreneurs, et qu’il entendait bien ne rien y connaître. Et cette déception-là, elle est compliquée à gérer.

La suite de l’article est consultable ici avec les sous-titres suivants :

  • Les entrepreneurs ne voteront pas Macron
  • Les entrepreneurs ne voteront pas Le Pen
  • Fillon malgré tout et sans illusion

Eric Verhaeghe pour entreprise.news

Pour en savoir plus sur Eric Verhaeghe, visitez son blog en cliquant sur l’image ci-dessous :

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Pouvoir socialiste : le coup d’état institutionnel

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Eliane Houlette, présidente du Parquet national financier,
nommée par François Hollande sur proposition de … Christiane Taubira !!!

Je reprends ici un article paru hier sur le site Atlantico. Il s’agit d’un communiqué de 13 juristes dénonçant un coup d’état institutionnel  du pouvoir socialiste contre la droite grâce à son bras armé : le Parquet national financier. Ces juristes délivrent un réquisitoire argumenté, implacable et sans appel contre François Hollande et le pouvoir socialiste en général.

François Fillon : appel de juristes contre un coup d’Etat institutionnel

Plusieurs juristes (avocats et professeurs de droit) se sont mobilisés pour rédiger cet appel à propos des manœuvres employées à l’encontre de François Fillon.

Les termes de » coup d’Etat institutionnel » définissent parfaitement les manœuvres employées à l’encontre de François Fillon, pour tenter de l’empêcher, à tout prix, de concourir à l’élection présidentielle.

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Le pouvoir a dévoyé le droit pénal et la procédure pénale pour tenter de détruire la réputation de son principal adversaire ; le but de cette vaste opération étant de favoriser l’élection d’un successeur déjà coopté, faux nez d’une candidature sociale-démocrate ou sociale-libérale qui était d’avance vouée à l’échec.

Le candidat de la droite et du centre était jugé dangereux car il avait déjà recueilli la confiance de plusieurs millions de ses compatriotes lors de primaires irréprochables. Il fallait donc, pour tenter de le discréditer, lui imputer à délit des faits qui ne tombent manifestement pas sous le coup de la loi. L’allégation d’un « détournement de fonds publics » est contraire aux termes du code pénal et incompatible avec les principes constitutionnels.

Contraire aux termes du Code pénal d’abord : le texte qui définit ce délit, l’article 432-15, ne vise, comme auteurs possibles de celui-ci, qu’une « personne dépositaire de l’autorité publique » ou « chargée d’une mission de service public », qu’un « comptable public » ou un « dépositaire public », qualités que n’a évidemment pas un parlementaire.

Au surplus, il est plus que douteux que les sommes versées à un parlementaire pour organiser son travail de participation au pouvoir législatif et au contrôle du pouvoir exécutif puissent être qualifiés de fonds publics.

Contraire aux principes constitutionnels ensuite : à celui de la séparation des pouvoirs, seul garant du caractère démocratique des institutions et obstacle à la tyrannie. L’indépendance dont dispose le parlementaire, y compris dans la gestion de ses crédits destinés à rémunérer ses collaborateurs, n’est pas un simple caprice. C’est le préalable nécessaire à l’une de ses missions constitutionnelles qu’est le contrôle de l’exécutif. Pour préserver le principe de séparation des pouvoirs, les assemblées disposent, comme elles l’entendent, de leurs crédits de fonctionnement. Incriminer l’emploi discrétionnaire de ces dotations serait s’en prendre à l’exercice de la fonction d’un parlementaire, s’attaquer par là-même au principe constitutionnel de l’indépendance des assemblées parlementaires, corollaire de la séparation des pouvoirs. Pour l’exécutif, prétendre contrôler l’utilisation des dotations d’un parlementaire au moyen d’une procédure pénale enfreint donc ce principe.

Dans le cas de François Fillon, l’atteinte à la Constitution est d’autant plus grave que la procédure pénale est engagée illégalement. En admettant qu’il y ait eu violation du règlement d’une assemblée parlementaire, une enquête n’aurait pu être menée que par le bureau de l’assemblée en cause. C’est bien d’ailleurs la procédure qu’a retenue le Parlement européen pour sanctionner une candidate à l’élection présidentielle française.

A plus forte raison, le pouvoir ne pouvait-il laisser le parquet national financier (PNF) se saisir d’une telle enquête (ou l’y inciter) ? Il saute aux yeux que les faits allégués contre le candidat n’entrent pas dans les chefs de compétence énumérés par l’article 705 du code de procédure pénale (loi du 6 décembre 2013) de ce ministère public : non seulement ces faits ne répondent à la définition d’aucune des infractions mentionnées dans ces chefs de compétence, mais encore nul ne saurait prétendre sérieusement qu’ils présentent « une grande complexité », au sens dudit article.

C’est encore au prix d’une double erreur que le président de la République se retranche derrière l’indépendance de la justice. D’abord, les officiers du ministère public ne sont pas « la justice », la Cour européenne des droits de l’homme leur dénie l’appartenance à l’autorité judiciaire. Ensuite, ils ne sont pas statutairement indépendants du gouvernement, mais subordonnés au ministre de la Justice.

Il y a pire. Le bras armé du pouvoir, en l’espèce, est ce parquet national financier. Il est un organe d’exception au sens technique du terme, un organe à compétence dérogatoire au droit commun, limitativement définie. Faut-il rappeler sa genèse, à savoir le refus du pouvoir de se conformer au fonctionnement régulier du ministère public, faute d’avoir réussi à museler un procureur général de la Cour de Paris trop indocile à ses yeux (il est loin le temps où les tenants de ce pouvoir socialiste remettaient en cause le caractère exceptionnel de certaines juridictions, comme les cours d’assises spéciales en matière de terrorisme, sans parler de la Cour de sûreté de l’Etat) ?

Dès le début de l’enquête visant François Fillon, le parquet national financier s’est comme ingénié à justifier la suspicion légitimement née de cette origine : la précipitation avec laquelle l’enquête a été ouverte, sans même le respect d’un délai suffisant pour lire à tête reposée le Canard enchaîné laisse perplexe ; surtout, la publication dans Le Monde par deux « journalistes » familiers du président de la République, de son secrétaire général etc., des procès-verbaux de l’enquête à peine sont-ils clos, au mépris de secret de l’enquête, démontre irréfutablement une collusion entre les officiers du ministère public ou leurs délégataires et ces « investigateurs ». Le même journal combat d’ailleurs les moyens de défense constitutionnels invoqués par la défense de François Fillon en faisant appel à un civiliste…

Dans leur acharnement, ceux qui ont ourdi cette machination ont pourtant négligé ou sous-estimé un risque : celui d’une action engagée contre l’Etat, en application de l’article L.141-1 du Code de l’organisation judiciaire, en réparation du dommage causé par le fonctionnement défectueux du service public de la justice au cas de faute lourde. En effet, il ne se discute pas que la violation du secret de l’enquête ou de l’instruction en matière pénale constitue un fonctionnement défectueux du service public de la justice et que le rôle actif ou passif du parquet dans cette violation caractérise une faute lourde.

Il reste que la tentative de déstabilisation et de disqualification du candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle est sans précédent par sa violence et par l’implication ouverte de l’Etat.

Sans doute dans le passé d’autres candidats ont-ils été visés par des attaques venant pour la plupart des mêmes journaux : affaire Markovic, diamants de Bokassa, affaire Clearstream. Mais jamais le pouvoir en place n’avait orchestré la campagne avec une pareille impudence.

Au-delà du seul piétinement de la présomption d’innocence, principe dont s’enivrent constamment les zélateurs de l’actuel pouvoir, pour refuser d’endiguer la délinquance ordinaire, ce sont tous les principes essentiels d’un Etat démocratique qui sont bafoués.

Au-delà de la défense du candidat François Fillon, aucun juriste ne peut cautionner ce dévoiement voulu et partisan des institutions, préalable à un « coup d’Etat permanent ». Ni la magistrature, ni la police n’ont vocation à servir de supplétifs à un pouvoir moribond.

C’est pourquoi les juristes signataires de cet appel entendent alerter leurs compatriotes sur cette forfaiture et ses dangers pour la démocratie. Ce n’est pas une poignée de substituts militants trop zélés qui feront obstacle aux millions de Français qui ont déjà choisi démocratiquement François Fillon comme candidat de la droite et du centre. Nous n’acceptons pas un coup d’Etat institutionnel, au profit de l’héritier désigné par le pouvoir.

Philippe FONTANA 
Avocat au barreau de Paris

André DECOCQ 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas

Geoffroy de VRIES 
Avocat au barreau de Paris

Yves MAYAUD 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas

Serge GUINCHARD 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas, ancien recteur

Pauline CORLAY 
Professeur agrégé des facultés de droit, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation

Guillaume DRAGO 
Professeur à l’Université Panthéon-Assas Paris II

Guillaume MASSE 
Avocat au barreau de Paris

Jean-Luc ELHOUEISS 
Avocat au barreau de Paris, Maître de conférences

Georges BONET 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas

Raymonde VATINET 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas

Anne-Marie LE POURHIET 
Professeur de droit public à l’université Rennes-I

Bernard de FROMENT 
Avocat au barreau de Paris

Tribune d’Atlantico.







 

La France à la merci des cités en guerre

Je relaye ici un billet d’Ivan Rioufol, un des rares polémistes de droite, qui arrive encore à se faire entendre dans les médias. En écho à son ouvrage : « La guerre civile qui vient« , il décrit la gravité de la situation dans nos banlieues et le renoncement du pouvoir socialiste à y maintenir l’ordre.

Il mêle sa voix à de nombreux intellectuels tels Michel Omfray, Alain Finkielkraut, Gilles Kepel et Eric Zemmour, qui, dans l’indifférence générale des politiques, ne cessent de sonner le tocsin !

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La République n’est plus qu’un tremblement

Parce qu’elle redoute la perspective de banlieues en guerre, elle est prête à tous les apaisements, accommodements et autres mots sucrés. Lundi, le premier ministre a dit vouloir « lutter contre les discriminations », à l’issue d’un week-end d’émeutes en région parisienne. Bernard Cazeneuve a aussi reçu les organisations antiracistes, jetant le doute sur l’éthique des forces de l’ordre laissées seules face à une contre-société en ébullition. Un policier est en effet accusé d’avoir violé un Noir, Théo, 22 ans, avec sa matraque lors d’un contrôle antidrogue à Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 2 février: une thèse réfutée par la police des polices qui a conclu à un accident.

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François Hollande s’est rendu au chevet de la victime. Il n’avait pas eu ce geste pour les deux policiers brûlés vifs dans leur voiture à Viry-Châtillon, le 8 octobre, par des « sauvageons » (Cazeneuve).

En se montrant prêt, à nouveau, à acheter la paix civile, le pouvoir désemparé perpétue quarante ans de pleutrerie. Le séparatisme ethnico-religieux, en rupture avec la nation, résulte de cette inconséquence.

Elle feint de croire qu’un peuple nouveau, majoritairement musulman, peut se fondre
naturellement dans un vieux pays aux racines historiquement opposées.

Le « vivre ensemble » est refusé par les cités ghettos. Les territoires perdus de la République ont empoché, tel un tribut, les centaines de milliards d’euros déversés depuis 1977 par la « politique de la Ville », sans se sentir solidaires de la société. Persister dans cette fuite en avant, comme le fait le gouvernement, est la pire des solutions : elle assigne les gens à leur condition d’assistés. Ceux-là voient dans l’État un coupable permanent sommé de raquer en réparation d’humiliations dont il est prêt à s’excuser platement. Les Français vont-ils encore accepter de financer ce marché de dupes ?

La guerre civile qui vient …

… titre d’un récent essai de votre serviteur, est attisée par les « pacifistes »: ils refusent en effet de s’arrêter aux désordres nés d’une immigration de masse qui revendique ses différences, et au défi que pose l’islam radical dans sa conquête des banlieues laissées à elles-mêmes. Une enquête de l’Institut Montaigne (septembre 2016) a fait ressortir que 28 % de la population des cités, dont 50 % des jeunes, estiment que la loi islamique, la charia, l’emporte sur la loi française. Ces bombes urbaines sont couvées par l’État pusillanime. Non seulement il ne fait rien pour éteindre la poudrière, mais la gauche entretient le foyer en accusant les lanceurs d’alerte de « mettre de l’huile sur le feu ». Néanmoins, si les « progressistes » ont pu espérer imposer le silence sur ces thèmes, notamment en tentant de faire taire François Fillon, les voyous poussent ces sujets au premier rang dans le débat présidentiel. Les faits sont têtus.

Poursuivre l’aplatissement devant les minorités victimisées est la voie qu’empruntent à leur tour ceux qui, de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron en passant par Benoît Hamon, se gargarisent d’un humanisme qui rime avec clientélisme. Hamon a pris dans son équipe Salah Amokrane, signataire en 2005 d’un texte contre la France « coloniale ». En Algérie, Macron a vanté « le pont vivant » qui unit les deux pays et qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité ». Pour eux, la promotion de l’immigration extra-européenne et du multiculturalisme, cheval de Troie du djihad, sont les figures imposées par l’électorat qu’ils cajolent. Avec de telles politiques, les cités sont promises à s’asphyxier toujours davantage, sous les attendrissements de leurs protecteurs. Le « respect » que les belles âmes leur assurent cache un renoncement à imposer l’autorité publique. Ces soumis sont déjà vaincus.

Rétablir un rapport de force

Rien n’est plus complexe que de tenter de résorber la fracture des banlieues. L’immobilisme est la règle depuis les émeutes de 2005. Les causes sont d’abord à rechercher dans l’hypocrisie partagée par la droite et la gauche : elles ont cru que repeindre les cages d’escalier suffirait à amadouer une communauté déracinée. Mais rien n’est plus facile que l’attitude actuelle qui fait porter sur les forces de l’ordre le poids des fautes collectives. Police et gendarmerie sont perçues dans les banlieues comme des forces d’occupation étrangère. Elles sont reçues à coups de cocktails Molotov ou de tirs de mortiers. Les armes de guerre restent pour l’instant dans les caves. Les rappeurs ont aussi leurs mots qui tuent. Extraits de Face à la police, du Groupe 113: « J’crie tout haut: “J’baise votre nation” (la France, NDLR) … On remballe et on leur pète leur fion » (parlant des policiers). Samedi, à Bobigny, des jeunes assaillants criaient « Allah Akbar ». Les consciences endormies et les provocations islamistes sont des dangers comparables.

Continuer à expliquer par le seul chômage la haine antifrançaise est une paresse qui évacue le choc de cultures et ses intifadas. Outre les forces de l’ordre, les pompiers, les médecins, les enseignants, les journalistes sont devenus trop souvent des intrus dans ces enclaves. Les émeutes de quartiers « sensibles » fleurissent sur un terreau qu’ensemencent les colonisateurs. L’urgence est d’en finir avec cet angélisme qui interdit le rapport de force. L’État ne se fera jamais respecter par ceux qu’il infantilise et déconsidère. Les cités s’affirmeront toujours plus rebelles si la République ne vient pas y imposer l’ordre et la loi, quitte à en appeler à l’armée. La tolérance d’une démocratie libérale et ouverte s’arrête à la remise en cause de son modèle de civilisation. C’est pourquoi toute visibilité recherchée du dogme islamique est à ranger parmi les provocations qui méritent des réponses. L’interdiction du voile dans l’espace public est une question à poser.

Ramper devant les menaces ?

Les menaces belliqueuses d’une partie de la « diversité » servent d’arguments à ceux qui annoncent des guérillas en cas de victoire de François Fillon ou de Marine Le Pen, qui ont le nouveau totalitarisme en ligne de mire. Ces craintes confirment la peur qui mine une classe politique prête à ramper.

La veulerie du show-biz

Dans Libération, mercredi (voir mon blog) : la veulerie des pétitionnaires du show-biz. Ils accablent la police, sans un mot sur ce qu’elle endure.

À quand une pétition contre la lâcheté ?

Yvan Rioufol pour le Figaro Premium.

Le dernier ouvrage d’Ivan Rioufol

ivan-rioufol-la-guerre-civile-qui-vientLa guerre civile qui vient
Broché, 19 €
Auteur : Ivan Rioufol
Illustrations : Sandra Musy

Tout doit être fait pour éviter, en France, la guerre civile que l’Islam radical aimerait semer pour imposer le califat, ce nouveau communisme. L’erreur serait néanmoins de se soustraire à l’épreuve en s’accommodant de ce nouveau totalitarisme et de ses collaborateurs.

Le danger n’est pas le Front national, qui n’est que l’expression de la colère d’un peuple abandonné. C’est le déchainement d’une idéologie apocalyptique qu’il s’agit de stopper pendant qu’il est encore temps.

Cruellement frappée en 2005, la République doit en préalable vaincre son défaitisme. La société civile, musulmans républicains en tête, peuvent l’y aider.







Le lobby LGBT, caché derrière Macron

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Je relaye ce matin un billet publié sur la page Facebook d’Union républicaine dont le site n’est malheureusement plus accessible :

Le Lobby #LGBT et Pierre Bergé

 Faisons, un peu de décryptage …

berge-barthes-fogielAlors que la bulle #Macron commence a montrer ses limites.

Que la Justice conclut sur un Statu quo sur l’affaire #Fillon sur l’emploi fictif supposé de sa femme.

Que Madame Le Pen a dû mal à rendre l’argent demandé par l’Europe pour ses emplois fictifs au Parlement Européen.

La différence entre les deux derniers ne regarde que la presse, qui préfère s’attaquer au candidat second qualifié pour le second tour, par pur calcul. Et bien oui, il vaut mieux Macron que Fillon au deuxième, l’un comme l’autre sont sûrs de passer, comme pour tous les seconds tours que l’extrême droite perd depuis des années.

Et ce qui « emmerde » la presse, c’est que François Fillon a annoncé des mesures plutôt dures et salutaires pour la France. Etant suivi et soutenu par Sens Commun (opposant au mariage pour tous), ils craignent, entre autre, de voir annuler le mariage pour tous et donc la fin du rêve promis par Hollande de revenir sur la PMA et la GPA.

J’en veux pour preuve les multiples attaques de gens comme Marc Olivier Fogiel sur RTL dans #OnRefaitLeMonde ou encore Yann Barthes sur TMC dans son émission #Quotidien qui ne cache pas son engagement, à la vue de son logo, aux couleurs #LGBT.

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Il est évident, quand on voit les soutiens inconditionnels de Pierre Bergé (financier émérite de la campagne de François Hollande en 2012) s’accrocher à la vie comme dans un dernier espoir en soutenant avec l’argent de la vente aux enchères de tous ses livres d’exceptions, que ce généreux donateur a encore une mission pour son candidat. Rappelons que cette vente a rapporté à l’ex-compagnon Yves Saint Laurent la coquette somme de 11,6 millions d’Euros. Cela fait une belle avance pour des frais de campagne quand on est en fin de vie, sans héritier et que l’on s’est juré de faire adopter la #GPA avant la fin.

Rappelez vous cette déclaration de Pierre Bergé qui avait fait scandale :

« Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l’adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant ».

Et ce retweet constituant quasiment un appel à l’attentat contre la manif pour tous :

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Alors, cela ne m’étonne pas que le candidat élu du cœur de Bergé, ne veuille pas donner les sources de son financement. Et il faut comprendre aussi que Barthes et Fogiel n’en feront pas une chronique.

Alors les amis, êtes vous sûr de ne pas vous laisser manipuler ?

A la manière d’Eric et Quentin : « Mes Dames ! » pour Union Républicaine.







Colonisation : la gauche a la mémoire courte !

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Décidément, je suis en pleine osmose avec Pascal Praud, le chroniqueur de RTL, puisque je vous propose son billet deux jours de suite ! Un billet qui conviendra parfaitement en introduction pour rappeler aux socialistes – qui sont si fiers de leur histoire – qu’ils n’ont pas toujours été si sévères à l’égard de la colonisation !

1 – Colonisation : l’irresponsabilité de Macron (Pascal Praud)

Yves Calvi : Emmanuel Macron a traité la colonisation de crime contre l’humanité. Alors qu’il revisite l’histoire avec un grand H ?

Pascal Praud : Prendre des lunettes d’aujourd’hui pour juger le monde d’hier est … idiot ! Il faut de la connaissance, de la culture, de la nuance ! Dès qu’on approche une période qui n’est pas la nôtre …

Je suis frappé combien la distance nécessaire est abolie, dans les jugements ! ce n’est pas la même société, ce ne sont pas les mêmes cerveaux, les mêmes réflexes. Mais prendre les lunettes d’aujourd’hui, pour aller à la pêche aux voix, est non seulement une erreur d’analyse, mais c’est une faute morale ! Ce n’est pas bien !

Les jeunes Français d’origine maghrébines ont déjà grandi avec cette idée-là : la France s’est conduite, je résume, n’importe comment, en Algérie, entre 1830 et 1962 ! Convenons que la réalité est un peu plus complexe ! Emmanuel Macron renforce leur conviction.

Il jette de l’huile sur le feu ! Il utilise des raccourcis !
Il appelle à la repentance ! Il exhorte à la culpabilité !

Attention ! Cocktail dangereux !

Pascal Praud pour RTL

2 – Le colonialisme, une idéologie longtemps revendiquée à gauche

Voici des extraits d’un article publié hier dans le Figaro Premium sous la plume de Paul-François Paoli :

De Jules Ferry à François Mitterrand, l’idée coloniale a fait partie du corpus socialiste.

Si le fait pour une civilisation d’en coloniser une autre est de tous les temps, comme ce fut le cas de Rome avec la Gaule ou des Arabes avec les Berbères, le colonialisme est une idéologie datée historiquement. En France, elle a revêtu les oripeaux des Lumières à la fin du XIXe siècle et fut pensée par des républicains. En témoigne le discours de Victor Hugo en 1878 lors d’une réunion où il célèbre l’abolition de l’esclavage. « Ce n’est pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie (…) Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Prenez-la non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre mais pour le commerce ; non pour la bataille mais pour l’industrie ; non pour la conquête mais pour la fraternité (…) allez faites! Faites des routes, des ports, des villes: croissez, cultivez, colonisez, multipliez! »

Une volonté d’expansion que l’on retrouve chez Jules Ferry en 1885 dont le gouvernement républicain annexe le Tonkin et crée l’Indochine au nom du devoir qu’ont les « races supérieures » d’apporter « la civilisation » aux « races inférieures ». Quelques voix de gauche s’opposent à cette visée dont celle de Clemenceau et plus tard de Jaurès. Mais c’est à droite que l’opposition est la plus systématique, notamment chez les monarchistes qui considèrent, comme Clemenceau, que la priorité est de reconquérir l’Alsace-Lorraine. Par la suite, le consensus régnera longtemps sur le fait colonial comme en témoigne la déclaration du PCF qui, en mai 1945, accuse les nationalistes algériens ayant participé aux émeutes de Sétif d’être des « hitléro trotskistes ».

En 1954, Mendès France, président du Conseil, déclare « L’Algérie, c’est la France ».

Pierre Mendes France lors de la campagne électorale en 1955. - Crédits photo : Rue des Archives/Credit ©Rue des Archives/AGIP

Pierre Mendes France lors de la campagne électorale en 1955
Crédits photo : Rue des Archives/Credit ©Rue des Archives/AGIP

Un mot que reprend à son compte François Mitterrand qui, ministre de la Justice
sous la IVe République, fera condamner à mort des dizaines de nationalistes algériens.

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Voir cet article des Inrocks

La grande manipulation idéologique des socialistes

Ironie de l’histoire, c’est le même Mitterrand qui, devenu président de la République en 1981, fomente une manipulation idéologique dont nous ne sommes pas sortis. Avec SOS Racisme d’Harlem Désir, fondé en 1984, ou le mensuel Globe de Pierre Bergé, les idéologues d’une gauche multiculturelle qui flatte les minorités issues de l’immigration veulent convaincre les Français que la droite est l’héritière d’une idéologie colonialiste qui poursuit son œuvre à travers le «racisme».

Mitterrand, qui déclare à propos des nouveaux venus de l’immigration « qu’ils sont chez eux chez nous », veut dynamiser Le Pen et le Front national pour diviser l’opposition chiraquienne. Puis viendront les années 2000 et le fameux discours sur la repentance ourdie à l’époque du gouvernement Jospin par des idéologues, dont la ministre Christiane Taubira.

Un discours qui consiste à réécrire l’histoire de la colonisation
en accablant l’Occident tout entier et la France en particulier.

Un nouveau terrorisme moralisateur est né qui n’a pas fini de nourrir le ressentiment de ceux qui se considèrent comme des descendants de victimes. Ainsi l’historien de l’esclavage Olivier Pétré-Grenouilleau sera-t-il traîné en justice par des associations antillaises qui l’accuseront de banaliser l’esclavage dans son fameux essai Histoire des traites négrières, paru en 2004. Nous ne sommes plus à l’époque où Fernand Braudel pouvait écrire dans sa Grammaire des civilisations parue en 1964 que « l’islam est la civilisation esclavagiste par excellence ».

Extrait d’un article de Paul-François Paoli pour le Figaro Premium

3 – Conclusion

En lisant ce dernier article, on se rend compte de la puissance de la propagande socialiste qui, malgré sa patente responsabilité dans la colonisation, a réussi à imposer l’idée que les responsabilités en la matière étaient à chercher plutôt à droite !

En terme de crime contre l’humanité, la gauche n’a vraiment pas de leçons à donner quand on se rappelle son soutien sans faille à toutes les dictatures pourvu qu’elles aient le label « gauche« . Les 100 millions de morts causées par les sanguinaires dictatures communistes de Staline, Lénine et consort, les atrocités dont Mao Tsé Toung s’est rendu coupable, ne devraient-ils pas engager les socialistes à plus de mesure quand ils s’attaquent à l’histoire de France.

Mais pas du tout, à gauche, on est droit dans ses bottes. Car on détient la vérité ! On est du côté de la morale ! Et l’on glisse sous le tapis les « dégâts collatéraux » entrainés par son idéologie « bonne pour le peuple » !

Mais depuis quelques années, cette idéologie s’écroule ! Les intellectuels de gauche – un pléonasme, il y a encore quelques années – sont aux abonnés absents. Ce sont les Omfray, les Finkielkraut, les Kepel, les Zemmour qui les ont remplacés et qui, enfin, osent parler, osent ouvrir les débats (immigration, identité française) que la gauche avait réussi à occulter depuis mai 68.

On ne remerciera jamais assez François Hollande pour l’action décisive qu’il a menée pour exacerber les divisions de sa « majorité » en détruisant l’unité de façade qu’elle affichait depuis des décennies. C’est bien l’image d’un quinquennat calamiteux pour la gauche qui restera.

Le problème c’est qu’il a été calamiteux aussi pour la France !







 

Macron : les masques tombent !

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« On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens ! »

Décidément, cette maxime du cardinal de Retz est totalement d’actualité ! Notamment pour Emmanuel Macron!

En voyage en Algérie – recherche d’une stature présidentielle et racolage auprès de l’électorat musulman obligent ! – le candidat des médias a déclaré :

« La colonisation est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. »

Croyant le message trop mesuré, il enfonce le clou peu après :

« En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu’il y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie :

La France a installé les Droits de l’Homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire ! »

Puis, se rappelant qu’il prétend être « ni de droite, ni de gauche », il pense calmer la droite en déclarant :

« en même temps, je ne veux pas qu’on tombe, tout en reconnaissant ce crime, dans la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien ».

Mais tout ceci, c’est du socialisme pur sucre !

Emmanuel Macron s’inscrit ainsi parfaitement dans la longue litanie des repentances socialistes ! Ce précédent article, écrit en octobre dernier : « La repentance pleurnicharde de la gauche n’a d’égale que sa haine pour l’identité française » pourrait être réécrit et complété d’un chapitre Macron ! Un article illustré ainsi :

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Les mots utilisés par Macron sont bien plus violents que ceux de François Hollande (pourtant repentant confirmé !) :

  • La colonisation est un crime contre l’humanité !
  • C’est une vraie barbarie !
  • La France a oublié de lire les droits de l’homme !

Un grand merci à Emmanuel Macron qui commence à jeter ses masques !

Un grand merci pour les centaines de milliers d’intentions de vote que ces déclarations lui auront probablement fait perdre.

Un grand merci plus personnel puisqu’avec une telle déclaration, et les prochaines qui ne manqueront pas de suivre, il va me déculpabiliser de refuser de monter dans le train de la modernité qu’est censé incarner le candidat Macron.

On peut d’ailleurs facilement anticiper les prochaines saillies de Macron,  comme par exemple :

  • Au nom du droit des femmes à disposer le leur corps, la procréation médicalement assistée (PMA) sera étendue à toutes les femmes. Leur limitation actuelle aux couples hétérosexuels stériles est une stigmatisation insupportable de certaines orientations sexuelles.
  • Le droit à l’enfant doit être reconnu comme un droit fondamental du citoyen : la gestation pour autrui (GPA) sera donc autorisée et prise en charge par la sécurité sociale.
  • Le droit à une mort digne sera également reconnu grâce à une grande loi sur la fin de vie ouvrant la possibilité de recourir à l’euthanasie dans un cadre défini par la loi.
  • La France a toujours été une terre d’immigration et c’est à ça qu’elle doit sa force d’aujourd’hui. Les procédures d’immigration, de naturalisation et celles régissant le droit d’asile, seront simplifiées afin d’accueillir plus généreusement ceux qui souhaitent rejoindre la France. L’immigration est un devoir mais aussi une chance pour la France !

Nous sommes tous impatients de connaitre le programme d’Emmanuel Macron. On aimerait que l’OPNI (objet politique non identifié) finisse par atterrir et nous dise enfin à quelle sauce (socialiste) il compte nous manger …







Bien-pensance : de faux avocats mais des vrais cyniques !

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Pascal Praud est une voix insolite de RTL ! Journaliste sportif de talent, il s’essaye depuis plusieurs mois à tenir, chaque matin, une chronique sur des sujets d’actualité très divers, le plus souvent politiques ou sociétaux.

Sa chronique est très courte concise et sans langue de bois. Elle tranche avec la bien-pensance formatée qui règne sur tous les médias généralistes français. Celle que moi-même et tous vos commentaires dénoncent ici, semaines après semaines ! Jugez-en plutôt avec sa chronique d’aujourd’hui :

Pascal Praud

Pascal Praud

Lancement d’Yves Calvi : On s’engage donc pour Théo, pour Adama Traoré ! C’était la une de Libération, hier, une pétition signée par des artistes, des journalistes et des personnalités qui réclament justice …

Pascal Praud : Ils sont venus, ils sont tous là, Yannick Noah, Eric Cantona … Ils pétitionnent, ils s’engagent : Justice pour Théo ! Justice pour Adama Traoré, mort l’état dernier, lors d’une interpellation. Et ils ont raison ! La cause est juste !

En revanche, une voiture de police attaquée à coups de cocktails Molotov, le 9 octobre dernier, à Viry-Chatillon, quatre policiers blessés dont deux grièvement, ne provoquent, dans la bobosphère, aucune réaction, aucune pétition à la une de Libération, aucune déclaration pour sensibiliser les quartiers populaires. Ce sont des flics ! Après tout, c’est leur métier !

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Les indignations sélectives sont agaçantes comme les colères à géométrie variable ! Mais, ne perdez pas de vue les motivations secrètes de ces justiciers en peau de lapin ! ces faux avocats sont, parfois, des vrais cyniques ! La bien-pensance est un bouclier dans les médias et un passeport dans le monde culturel …

Pascal Praud pour RTL







Retenez-moi ! … Retenez-moi ou je vote Marine !

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Dans l’affaire Fillon, les choses semblent s’accélérer et, selon le JDD, une décision judiciaire est très proche :

Affaire Fillon : décision de justice imminente

La décision du parquet national financier (PNF) sur l’affaire Fillon devrait intervenir cette semaine. Selon nos sources, le PNF opterait pour des poursuites contre les époux Fillon. Même les proches de l’ancien Premier ministre semblent désormais écarter l’hypothèse d’un classement sans suite. Après dix-sept jours d’enquête et d’auditions, deux scénarios seraient à l’étude : soit l’ouverture d’une information judiciaire, confiée à un ou des juges d’instruction ; soit une citation directe devant le tribunal correctionnel.

Dans le premier cas, l’information serait ouverte contre personnes dénommées et non « contre X » ; il appartiendrait alors aux magistrats instructeurs de convoquer les intéressés pour les mettre en examen.

Dans le second cas, le calendrier s’annonce serré. Au plus tôt, une citation directe pourrait donner lieu à un procès dans un délai de onze jours. L’audience pourrait durer plusieurs jours et le délibéré avant la décision, plusieurs semaines. Quasi inenvisageable, donc, avant le 17 mars, date butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle. Ensuite, la justice peut choisir (ou non) d’observer une « trêve électorale » et s’interdire toute poursuite avant le scrutin.

Dans les trois cas, il parait impossible que François Fillon puisse maintenir sa candidature à la présidentielle de mai 2017 et nous devons tous, à droite, en tirer toutes les conclusions. Les sondages actuels – je sais qu’ils n’ont plus guère de crédibilité – prédisent un second tour Marine Le Pen – Emmanuel Macron.

Et nous devons d’ores et déjà nous préparer à affronter les deux questions suivantes :

  1. Devrons-nous nous résoudre à voter pour Emmanuel Macron ?
  2. Serons-nous contraints de choisir Marine Le Pen

1 – Devrons-nous nous résoudre à voter pour Emmanuel Macron ?

Que penser d’Emmanuel Macron ? L’homme, sympathique au premier abord, reste assez énigmatique et il a appliqué, jusqu’à présent,  la maxime attribuée à François Mitterrand *** : « on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens« .

Ce qui attire, c’est son modernisme ! On serait tenté de lui confier les clefs de l’Elysée, en imaginant que ce serait un grand courant d’air qui dépoussièrerait ce palais, et déstabiliserait les moeurs qui s’y sont installés depuis des décennies. Mais, les atermoiements d’Emmanuel Macron, et sa résistance à publier un programme précis, laisse planer un énorme doute sur sa capacité à faire sortir réellement le France du socialisme et de ses méfaits !

Tout doit être fait pour éviter cinq ans supplémentaires de socialisme, fut-il libéral !

Toutes les dernières élections ont montré que sociologiquement le rapport droite-gauche, en France, est de 2/3 pour la droite, 1/3 pour la gauche. La France DOIT donc être gouvernée à droite !

Beaucoup de Français ont finalement compris que la social-démocratie ne fonctionne qu’en période de forte croissance et qu’elle est impuissante en période de crise, quand il n’y a plus grand chose à redistribuer. A cet égard, le programme de François Fillon était le seul à pouvoir redresser la France en s’attaquant à la dépense publique, mère de tous les problèmes de la France.

2 – Serons-nous contraints de choisir Marine Le Pen ?

Il y a seulement encore quelques années, j’aurais balayé cette hypothèse sans hésitation mais aujourd’hui, elle n’est plus aussi « impensable » !

Même si le programme du Front national est inacceptable sur bien des points, notamment dans le domaine de l’économie où il rejoint celui de l’extrême gauche, de multiples raisons militent pour un tel vote :

  • A cause de toutes les humiliations infligées par le pouvoir socialiste au peuple de droite :
    • Nomination de militants sectaires à la tête de ministères clefs : Taubira, Peillon, Hamon, Belkacem, Touraine, etc
    • Loi sur la dénaturation du mariage imposée en force par Taubira (refus d’un référendum)
    • Multiples attaques contre la famille (mariage gay, quotient familial)
    • Complaisance vis-à-vis de l’islam
  • Si François Fillon est empêché de se présenter, la frustration, la colère et la révolte du peuple de droite seront terribles ! Et le vote vers les extrêmes offrira un défouloir rêvé !
  • Par ailleurs, la mode est à la révolte du peuple face aux « élites » et aux médias. Quoi de plus transgressif et de plus jouissif pour le peuple de droite que de voter pour le Front national, le mal absolu pour ces élites bien-pensantes !

Mais il y a une raison plus politique qui peut nous pousser à voter Marine Le Pen 

On peut spéculer sur le fait que si Marine Le Pen est élu présidente de la République, le Front national restera minoritaire au Palais Bourbon et que nous rentrerons immédiatement en régime de cohabitation qui ressemblera à ce qui s’était passé en 1997 quand Chirac et Villepin avait dissous l’Assemblée nationale et que les socialistes étaient revenus au pouvoir et avaient gouverné 5 ans avec Lionel Jospin à Matignon.

Mis à part en politique étrangère – et encore, ça se discute – en cohabitation, c’est le premier ministre qui impose sa politique. Rappelons-nous que la gauche avait mis en place les calamiteuses 35 heures durant cette période de cohabitation !

On peut donc spéculer sur le fait qu’une coalition de droite pourrait être portée au pouvoir réel et qu’elle pourrait appliquer un programme de droite, proche de celui de François Fillon.

Donc, j’ouvre ici le débat : pour ou contre le vote pour Marine Le Pen en cas de second tour Macron-Marine ?

A vos arguments !

*** erratum : après quelques recherches – que j’aurais pu faire plus tôt ! – je corrige la paternité de la maxime « on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens » qui doit être attribuée au cardinal de Retz.