Vous n’avez rien compris ! Ce qu’il vous faut, c’est plus d’Europe !

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Je prends les paris : les « élites » vont se mobiliser pour apporter une réponse au coup de tonnerre qui a retenti dans le ciel d’Europe avec le vote des Britanniques pour le Brexit ! Ils nous diront qu’ils ont entendu « le peuple », et qu’il faut une réponse claire et rapide à ses aspirations …

Et cette réponse sera évidemment qu’il faut relancer l’Europe et qu’il faut plus d’Europe !

Les « élites » savent bien mieux que le peuple ce qui est bon pour lui ! Pour avoir oublié cet axiome, David Cameron va d’ailleurs être mis au ban et cloué au pilori pour haute trahison ! Il est tout de même scandaleux qu’un pur représentant de ces « élites » ait pu prendre ce risque insensé de demander au peuple ce qu’il pensait sur l’Europe.

Pourtant, les membres autoproclamés des « élites » le savent parfaitement :

  • Le peuple n’y comprend rien en économie. Raison d’être des « élites » !
  • Le peuple est raciste ! Les « élites » savent que l’immigration est une richesse !
  • Le peuple est nationaliste (franchouillard en France) et pour les « élites », le nationalisme, c’est la guerre !
  • Le peuple croit dans son identité, notion jugée obsolète et dangereuse par les « élites » !
  • Le peuple refuse la marchandisation du ventre des femmes. Des juges européens le lui imposent !
  • Le peuple croit bêtement qu’il devrait pouvoir maîtriser son destin ! Alors que c’est le rôle des seules « élites » !

En résumé : Le peuple est idiot ! Les Elites sont là pour penser à sa place !

roue-a-rochetL’Europe fonctionne comme une une roue à cliquet (appelée aussi roue à rochet). Les institutions européennes fonctionnent comme un cliquet  : aucun retour en arrière n’est possible !

Nous sommes condamnés à toujours avancer, même quand nous voyons l’abîme approcher !

C’est d’ailleurs comme cela qu’on est arrivé, sans qu’on s’en aperçoive vraiment, à un ensemble disparate de 28 pays dont les intérêts divergent, dont les modèles sociaux sont hétérogènes.

Le pire c’est que cet ensemble disparate doit prendre ses décisions importantes  … à l’unamité ! Un non-sens total et mortifère dans un monde qui nécessite en permanence des évolutions.

Quand on a observé, avant le vote des britanniques, le déchainement des « élites » et d’une grande partie de la presse contre le Brexit, on ne peut guère s’attendre à une remise en cause de l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait carrément menacé les Britanniques de l’apocalypse s’il choisissait de quitter l’Europe :

« Les déserteurs ne seront pas accueillis à bras ouverts. Si les Britanniques devaient dire non, ce que je n’espère pas, la vie communautaire ne continuera pas comme avant. Le Royaume-Uni devra accepter d’être considéré comme un Etat tiers, que l’on ne caressera pas dans le sens du poil. Ce n’est pas une menace, mais nos relations ne seront plus celles d’aujourd’hui. »

« Déserteurs » : le mot est fort ! Heureusement qu’il précise que ces propos ne constituent pas une menace ! On n’aurait pu se méprendre !

Oui, les « élites » vont nous proposer plus d’Europe !

alors nous devons être une majorité d’européens à vouloir réduire les prérogatives de l’Union européenne. Ce qu’il faudrait, c’est organiser un référendum dans tous les pays d’Europe, un référendum à questions multiples demandant aux différents peuples  sur quels points ils veulent (exigent ?) de voir évoluer l’Europe. Dans un précédent article (God save the Brexit), j’avais esquissé quelques pistes (Dissolution de la CEDH, priorité du principe de subsidiarité, réduction du périmètre des règlementations  européennes, etc …).

Mais ne rêvons pas ! Jamais les élites n’accepteront de reconnaitre qu’elles nous ont conduits dans l’impasse. Seul le départ d’autres pays (Pays bas, Danemark … France …) pourrait obliger l’Europe à se refonder.

A moins qu’un homme ne se lève et par sa force de conviction, n’entraine tous les autres chefs de gouvernement à enfin écouter le peuple …

Moi, j’dis ça, j’dis rien …







 

La charia s’est invitée dans le droit anglais !

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Il faudra sûrement du temps pour analyser les vraies raisons du vote des anglais en faveur de la sortie de l’Europe. On lit ici et là que le problème de l’immigration a lourdement pesé dans la balance. Dans ce cadre, je viens de tomber sur un article vieux de deux ans et paru sur le site du Figaro Premium mais dont la lecture prend un nouveau sens après ce succès du Brexit.

On sait que le communautarisme est très développé outre manche et que les anglais sont allés très loin – trop loin ? – dans le respect des us et coutumes des communautés d’origine étrangère vivant au Royaume-Uni.  Pire, de nombreuses enquêtes sont sorties dans la presse indiquant qu’au moins une trentaine de tribunaux islamiques « officieux » appelés aussi « Conseils de la charia » officient en toute impunité auRoyaume-Uni. Cet article de Marianne « Les tribunaux islamiques tolérés au Royaume-Uni« , paru en mai 2016, pointe ces dérives du communautarisme à l’anglaise.

Voici l’article du Figaro évoqué plus haut:

Des avocats britanniques enjoints de respecter la charia

Une note de la Law Society sur le respect des règles musulmanes sur l’héritage par la justice britannique fait polémique. Le modèle de société multiculturelle est critiqué.

Émoi chez les robes noires. Les règles de la charia font pour la première fois leur apparition dans le droit britannique. La Law Society, l’équivalent du barreau, a créé une vive controverse en envoyant, mi-mars, aux avocats des recommandations afin de rédiger des testaments «charia compatibles».

L’organisme de représentation des juristes leur explique que, selon la charia, la femme n’est pas l’égale de l’homme dans l’héritage, les mécréants ou héritiers mariés en dehors de la foi musulmane peuvent en être exclus, ainsi que les enfants illégitimes. Selon la charia, une femme a droit à la moitié des parts prévues pour un homme. Selon Nicholas Fluck, président de la Law Society, il s’agit de promouvoir de « bonnes pratiques » dans la reconnaissance de principes de l’islam dans le cadre du système légal britannique.

Révélée par le Sunday Telegraph ,cette initiative iconoclaste a suscité une certaine indignation dans les milieux judiciaires et politiques. La Lawyers Secular Society (Société des avocats laïcs) condamne ce geste qui «normalise et légitimise» un système «fondamentalement discriminatoire». Des députés demandent la création d’une commission d’enquête parlementaire.

« Cela viole tout ce que nous représentons. Les suffragettes se retourneraient dans leur tombe », s’est étranglée Caroline Cox, membre de la Chambre des lords.

Mais, pour William Healing, avocat spécialiste de la famille au cabinet Kinglsey Napley, l’affaire fait «beaucoup de bruit pour rien». «Nous vivons dans un pays où le multiculturalisme fait partie du cadre politico-social et c’est dans cet esprit que la Law Society a publié des recommandations afin de répondre à la demande d’une clientèle qui respecte les préceptes d’une religion. C’est polémique uniquement parce qu’il s’agit de l’islam, mais il n’y a là aucune incompatibilité avec le droit anglais», précise-t-il.

En effet, selon les lois sur la succession britannique, chacun est libre de donner tous ses biens à qui il veut, « même à son chat », ironise William Healing, comme de déshériter ceux qu’il souhaite. C’est ce qui permet la transmission des domaines des familles aristocratiques aux fils aînés, au détriment des filles.

A quand des châtiments corporels contre les femmes devant Big Ben ?

A quand des châtiments corporels contre les femmes devant Big Ben ?

Une pétition pour « bannir la loi de la charia au Royaume-Uni »

L’intégration de principes religieux dans le droit britannique n’est pas nouvelle. Des dispositions sur le divorce compatibles avec les préceptes juifs prévoyant le consentement de l’époux, ont déjà été introduites dans les années 1990. Cette polémique n’est pourtant pas anodine. 

«La Law Society ne reflète dans ses recommandations qu’une vision traditionaliste de l’islam, comme si elle était monolithique, alors que ces règles de succession selon la charia sont souvent contestées et réformées de par le monde musulman», explique Usama Hassan, de la fondation Quilliam contre l’extrémisme religieux. Cette affaire soulève aussi la question de la tolérance britannique pour une justice parallèle au sein de tribunaux de la charia informels. «Il en existe plusieurs dizaines dans le pays, sans reconnaissance légale, qui fonctionnent dans le cadre des lois sur l’arbitrage et la médiation de façon volontaire», poursuit Usama Hassan. 

Selon une étude récente, il existerait 85 tribunaux de ce type. Certains peuvent trancher des litiges civils par des décisions qui ont valeur légale. Le Conseil de la charia islamique reconnaît qu’il n’est «pas encore» reconnu par l’État britannique mais se félicite d’avoir «pris les mesures préparatoires à son objectif final de gagner la confiance des communautés pour le système légal islamique».

Une pétition pour « bannir la loi de la charia au Royaume-Uni » a réuni plus de 20.000 signatures. Le gouvernement précise que « si une décision ou recommandation est contraire à la loi nationale, y compris à la loi sur l’égalité, la loi nationale prévaut ».

Florentin Collomp pour le Figaro Premium.

A lire en complément : « Les châtiments de la charia inculqués à des enfants anglais »







« Je suis complètement désespérée de ce que je vois de la France »

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J’entretiens depuis plusieurs années une relation épistolaire avec Diane, une ancienne journaliste originaire de Côte d’Ivoire. C’est une habituée de ce blog et en février 2013, j’avais publié l’une de ses lettres dans un article intitulé :

« Quand l’immigration silencieuse s’exprime …« 

Je récidive aujourd’hui avec ce cri poussé par une véritable amoureuse de la France et de sa culture  :

Bonjour Christian,

Evidemment, nous, dans notre « campo » andalou, tout va très bien ! Tranquilles retraités au soleil…. En revanche, je suis complètement désespérés de ce que je voie de la France !

Dire que ce pays nous a fait rêvé durant toute notre enfance et plus tard encore … J’entends encore ma mère nous chanter « la mer » de Charles Trénet, du Brassens, du Piaf…, et ce texte de Victor Hugo « Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie … » que je connaissais par coeur enfant et tant d’autres …  même le fameux « Petit vin blanc« , que son cousin tirailleur rentrant de France lui chantait avec toute la fierté de quelqu’un qui ne parlait même pas français … Vous ne pouvez pas vous imaginer comment tout ce que nous voyons aujourd’hui nous fait mal ! Tous ces souvenirs d’un pays que nous admirions plus que tout … et qui devient d’une stupidité sans nom.

Lorsqu’un enfant va à l’école, c’est pour apprendre ce qu’il ne sait pas
et non pour entendre ce qu’il entend tous les jours chez lui !

republique-socialiste-et-ignorance-pour-tous

C’est un peu pareil. Si les français transforment leurs pays en rues d’Abidjan, de Dakar, d’Alger de Casa.. et j’en passe, quel intérêt avons nous, nous francophones d’avoir envie d’y trouver plus de savoir et de connaissance ?
D’ailleurs, pour tout vous dire, par exemple, les enfants de mon frère qui ont passé le bac poursuivent aujourd’hui leurs études aux Etats Unis. Pourtant lui a fait ses études en France – et chez les jésuites en plus !!!

Bref, Beaucoup d’entre nous pleurons cette France qui se perd – sauf les profiteurs - ça va de soi !  De toute façon même dans leurs pays, cette catégorie de population ne construisait rien. A part se plaindre d’une colonisation qu’ils n’ont même pas connue, que font-ils aujourd’hui pour leurs pays qui sont indépendants pour certains depuis plus de 50 ans ? Des associations de « désintoxication coloniales ?  » C’est à hurler de désespoir … C’est tout ce qu’ils ont appris en naissant et vivant en France ?

  • Vivent les associations qui encouragent ces mentalités !
  • Vivent les syndicats qui tirent le pays de plus en plus bas.
  • Vive cette jeunesse formée pour ne plus travailler mais pour tout recevoir.
  • Vivent ces intellectuels qui ne représentent plus qu’eux même et qui s’accrochent désespérément à des idéologie mortifères.
  • Vive la presse qui encense tous ceux qui n’aiment pas leur pays et qui diabolisent ceux qui, pleins de bon sens, disent des vérités simples.

Ils ont une énorme responsabilité dans cette décadence.

Avec tout ça, comment s’étonner que je sois sarkosyste ?

Amicalement et avec plein de tristesse.

Diane

Certains Français dits « de souche » feraient bien de réfléchir sur le contenu de cette lettre et d’en prendre de la graine … Tout ceux qui cultivent la haine de la France et de son passé, ceux qui ne jurent que par la repentance, la défense aveugle des minorités qui débouche sur le communautarisme.







God save the brexit !

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Illustration empruntée à Arend Van Dam (site voxeurop.eu)

Je suis partisan de l’Europe, mais je suis devenu, au fil du temps, un adversaire de l’Europe telle qu’elle est, telle qu’elle est devenue au fil du temps. Avant le vote des britanniques, j’avais souhaité la victoire des partisans du Brexit, et ceci pour deux raisons.

  • D’abord parce que les anglais ne se sont jamais sentis européens et ne sont préoccupés que de leurs seuls intérêts nationaux,
  • Ensuite, parce que je pense que le départ de l’Angleterre sera un choc salutaire qui pourrait permettre de refonder l’Europe.

J’approuve ce tweet de Laurent Wauquiez :

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Oui, l’Europe doit être rebâtie de A jusqu’à Z sous peine de finir disloquée !

  • L’Europe était censée protéger les peuples qui la composent, et elle ne les protège pas contre l’extérieur.
  • L’Europe était censée veiller à la libre concurrence. Elle le fait de manière excessive entre les pays d’Europe et pas du tout vis-à-vis des pays étrangers à l’Europe.
  • L’Europe était censée être l’Europe des peuples, elle n’est plus celle que des « élites » !
  • L’Europe était censée protéger nos frontières et maîtriser l’immigration, et elle a failli dans tous ces domaines.
  • L’Europe était censée nous simplifier la vie. Mis à part l’euro qui facilite nos voyages en Europe, l’Europe passe son temps à nous compliquer la vie par ses règlementations aussi tatillonnes qu’inutiles.
  • L’Europe était censée respecter la souveraineté de chacun des pays qui la constituent, et au fil du temps elle devenue omniprésente et arrogante vis-à-vis des parlements nationaux.
  • L’Europe était censée respecter nos valeurs, et aujourd’hui elle nous impose la GPA, ce qui est un viol manifeste de nos consciences !
  • L’Europe était censée être efficace sur le plan économique, et la zone euro reste en retard par rapport au reste du monde.

Je souhaiterais qu’on remette totalement à plat les fondements de l’Europe :

  • Je souhaite la dissolution immédiate de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) ,
  • Je souhaite que le principe de subsidiarité soit remis au premier plan et que toutes les directives européennes soient considérées comme des recommandations qui devront être validées par les parlements nationaux.
  • Je souhaite que le périmètre d’intervention de l’Europe, notamment dans le domaine des règlementations, soit drastiquement revu à la baisse.
  • Je souhaite que l’Europe abroge la directive sur les travailleurs détachées et que tout travailleur sur le sol d’un pays soit astreint à payer les charges sociales de ce pays.

Mais le plus gros problème de l’Europe, c’est l’euro ! Comment peut-on avoir une monnaie commune sans avoir des fiscalités nationales voisines, des modèles sociaux comparables. La valeur d’une monnaie est le résultat d’une politique. Et l’Europe n’a ni gouvernement, ni politique commune !

Je termine en vous proposant le billet publié par Philippe Jegoudez sur sa page Facebook. J’adhère totalement à son propos :

Trop d’Europe tue l’Europe…

Voilà bien ce qu’il nous arrive ce matin tel un coup de massue. Avec près de 52 % des voix, les Britanniques viennent de quitter l’Europe.

Lorsqu’on impose en permanence des diktats aux peuples du haut de sphères totalement déconnectées des réalités du terrain, lorsqu’on s’enferme dans une réalité virtuelle au coeur de tours d’ivoires en légiférant sur tout et pour tout, à trop pratiquer l’interventionnisme on créé l’avènement du Populisme. Ce 23 juin 2016, c’est bien le populisme qui vient de l’emporter, faisant un bras d’honneur à tous ceux qui à Bruxelles et à Strasbourg décident depuis des années de la taille et de l’incurvation de nos concombres faisant fi des savoirs-faire de nos agriculteurs.

Haut comme un immeuble de 20 étages, un univers normatif a empilé au fil des ans tant d’entraves à la liberté humaine, tant de règles parfois à la limite des frontières conférant à la psychiatrie, que les anglais ont décidé de mettre un terme à la technocratie à la bureaucratie aveugle et sourde, de ce dirigisme Bruxellois et Strasbourgeois à la limite de l’outrance.

Si l’Europe des 15 avec un G.8 fonctionnait, cet élargissement aveugle d’une Europe à 28 a déstabilisé toutes les économies européennes, a massifié le chômage, a bouleversé les grands équilibres a ouvert les portes pour une immigration massive et sans contrôle, a favorisé la diffusion des réseaux mafieux et terroristes a exacerbé l’identitaire des électeurs pour finalement préférer de se renfermer ou se refermer sur leur Île.

J’ai à l’esprit ce poste frontière dans « Bienvenue chez les Ch’tis », ce vague à l’âme du douanier belge. C’est l’inverse qui dès demain va se produire sur les côtes anglaises et françaises, le rétablissement ferme et définitif des postes frontières ce retour aux contrôles des frontières. Ce fameux « FRONTEX », ces fameux contrôles aux frontières extérieures de l’Europe que personne n’a jamais su ou voulu faire fonctionner n’est plus à des milliers de kilomètres de chez-nous, illusoire, imperceptible, il est désormais là, à peine à 40 minutes de Paris.

Oui, c’est bien le Populisme qui vient de gagner au Royaume Uni ne nous y trompons pas; C’est là, à quelques 10 mois de notre élection présidentielle puis de nos législatives qu’un dangereux signal nous est adressé. 

Si nos divisons et nos querelles internes, nos magouilles, nos petits arrangements, les postures, les convenances, la bidouille bassement politicienne et permanente, la suffisance et l’arrogance, le refus d’écouter, de comprendre, de ne pas donner la parole aux autres ne cessent pas, alors il sera trop tard! Les électeurs français, au soir des 23 avril et 6 mai 2017 auront donné un visage au nouveau Président de la République française qui risque fort d’être rehaussé d’une chevelure blonde!

Philippe Jegoudez







On sait que les Français sont nuls en économie
et les socialistes vont aggraver les choses !

Ce matin, je souhaiterais promouvoir l’IREF, l’Institut de Recherches Economiques et Fiscales, dont les articles sont toujours très intéressants.

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Pour illustrer la variété des sujets traités, voici les articles actuellement à la une du site de l’IREF :

C’est ce dernier article que je souhaite reproduire ici ce matin :

Enseignement de l’économie : faire appel aux chefs d’entreprise 

Après l’attaque contre les écoles libres, le gouvernement s’en prend aussi aux manuels d’économie. Un arrêté sera pris fin juin afin d’ « alléger les programmes d’économie en classe de seconde ». Le but visé est celui de « soulager » les enseignants de SES (sciences économiques et sociales) qui serait une « demande ancienne » de l’APSES (Association des professeurs de sciences économiques et sociales). En réalité, c’est l’étude du fonctionnement du marché et de l’entreprise qui est surtout visée par cette mesure idéologique.

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En janvier 2010, Luc Chatel, ministre de l’ancien gouvernement de droite, avait lancé « l’enseignement en économie pour tous » et les nouveaux programmes pour les classes de seconde.

Nicolas Lecaussin

Nicolas Lecaussin

Suite aux travaux de deux Commissions indépendantes, le ministre voulait généraliser l’enseignement des notions d’économie et séparer l’enseignement de cette matière et de la sociologie, une caractéristique de l’éducation nationale. Ce lien conférait aux cours une approche souvent biaisée de l’économie en privilégiant les notions marxistes de lutte des classes et d’exploitation dans une société capitaliste sans un Etat fort. La réforme de Luc Chatel n’a abouti qu’en partie tant l’opposition du corps enseignant est forte : l’association des professeurs de sciences économiques et sociales proteste et menace de « désobéissance citoyenne », au motif que l’enseignement d’économie serait désormais cantonné à « l’apprentissage d’outils abstraits » éloignés des « questions de société » et « marginaliserait les autres sciences sociales ».

Avec ce qu’envisage le gouvernement actuel, il ne restera plus rien de la réforme Chatel. C’est l’étude du fonctionnement du marché qui est surtout visée aujourd’hui et cela dans le contexte de la mondialisation et du libre-échange.

Il faut d’abord remarquer que les membres des commissions pédagogiques qui sont à l’origine de ces propositions proviennent du monde enseignant et aucun chef d’entreprise ou acteur important du privé – donc connaisseur du « fonctionnement du marché » – n’est convié à s’exprimer sur ces changements. Il y a quelques années, l’IREF avait réalisé une Etude sur l’enseignement de l’économie dans 7 manuels de SES en trouvant, entre autres, que l’entreprise est souvent maltraitée au détriment de l’Etat et des acteurs publics et que les véritables sources de la création des richesses ne sont pas bien montrées aux élèves. D’où cette inculture économique et cette méfiance à l’égard de l’entreprise en France. L’allègement des programmes d’économie que veut mettre en pratique le gouvernement ne fera qu’aggraver cet état de fait. D’ailleurs, plusieurs patrons du CAC 40 s’insurgent, sous anonymat, contre cette décision (voir Les Echos du 7 juin 2016).

D’où les propositions de l’IREF, reprises par une partie des députés LR, de modifier les programmes d’économie au Lycée en rendant obligatoire l’étude de l’entreprise et son rôle dans la création de richesses, en insistant sur les portraits d’entrepreneurs qui ont réussi, et en abordant la mondialisation et l’économie de marché de manière neutre. De même, l’IREF propose d’intégrer dans les Commissions pédagogiques et parmi les auteurs des manuels scolaires des personnalités issues du monde de l’entreprise. L’objectif est de compléter les notions théoriques d’économie avec les faits et le vécu. Qui pourrait donner de meilleurs exemples de fonctionnement du marché que le chef d’entreprise ? Qui expliquerait plus clairement la concurrence, sinon le chef d’entreprise ? Enfin, c’est l’entrepreneur, la personne qui trouverait les mots les plus justes pour donner envie aux jeunes d’entreprendre.

Nicolas Lecaussin pour l’IREF

Il est probable que ceux qui auraient le plus besoin de lire cet article – les socialistes, notamment ceux qui sont au pouvoir – l’ ignoreront par pure idéologie. Ma femme, enseignant-chercheur (pardon, enseignante-chercheuse ! Soyons moderne !) a passé quelques années (terribles) dans l’Education nationale et a pu mesurer personnellement l’image détestable de l’entreprise qui règne dans cette institution en grande partie sous influence de l’idéologie gauchiste.

L’entreprise, c’est le diable ! Le seul salut ne peut venir que de l’Etat !

C’est le seul crédo qui ait droit de cité entre les murs décrépis de la vénérable institution ! L’article précédent pointe le fait que les enseignants refusent que l’enseignement de l’économie ne soit plus sous contrôle de la sociologie. C’est pourtant la condition sine qua none d’un enseignement neutre de l’économie.

Et donc, pour conclure, les Français resteront pour longtemps encore, nuls en économie !







Il n’y a pas qu’en France que le lobby LGBT est à l’oeuvre !

Je reprends ici un article précédemment paru sur le site francais.rt.com qui nous montre qu’il n’y a pas qu’en France que le lobby LGBT est à l’oeuvre !

Allemagne : les collégiens devront-ils bientôt simuler des sodomies en cours ?

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Sous la pression des associations LGBT, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie débat de l’introduction dans les programmes scolaires d’ateliers lors desquels les élèves mettraient en scène diverses pratiques sexuelles. L’initiative fait scandale.

La proposition en matière de pédagogie des associations de défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels (LGBT) soulève un tollé en Allemagne. En cause : les programmes d’éducation sexuelle destinés aux collégiens du Land de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la première des régions allemandes par sa population et son nombre d’élus.

Les élèves du Land allemand avaient déjà au programme la lutte contre l’homophobie et une sensibilisation aux différentes «sexualités possibles». Et, sous la houlette de leurs enseignants, les adolescents devaient aussi aborder des notions telles que le sadomasochisme et découvrir des pratiques sexuelles comme celles des  «back rooms», terme utilisé pour faire référence à la sexualité de groupe dans des boîtes de nuit spécialisées.

Mais certains experts en pédagogie proches des cercles de pouvoir veulent aller plus loin et préconisent que les élèves mettent en scène les diverses pratiques et orientations sexuelles au programme. Et ce dès l’âge de 13 ans. L’idée vient d’un ouvrage destiné aux spécialistes en pédagogie intitulé «Sexualpädagogik des Vielfalt» (Pédagogie sexuelle de la diversité), un livre paru en 2008 et qui est une référence pour les promoteurs de la «Sexkunde Theorie», «théorie du genre» en allemand.

Des sex toys et du théâtre comme outils de pédagogie sexuelle à l’école 

Les auteurs du livre, Elisabeth Tuider et Stefan Timmermanns, proposent tout un éventail de méthodes pédagogiques, avec notamment la mise en scène de pièces de théâtre dans les collèges. Les enfants seraient ainsi amenés à jouer et mimer différentes situations sexuelles et à intégrer, entre autres, la simulation de pratiques anales durant leurs représentations scolaires. Il est conseillé en outre aux enseignants de demander aux élèves de valoriser et «mettre en œuvre» le matériel pédagogique préconisé. A savoir, par exemple, des godemichés et des boules de geisha (boules s’introduisant dans le vagin ou l’anus). Le but est, selon les conseillers en pédagogie, de guider et aider les enfants à identifier leurs pratiques sexuelles préférées, et à trouver leur orientation sexuelle.

Mais là où le bât blesse, c’est que les propositions sont reprises par un collectif LGBT, qui se nomme l’«Ecole de la diversité» et qui a voix au chapitre au parlement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L’association intervient en effet au sein des collèges et bénéficie de l’appui officiel de l’administration. Et reprend à son compte les méthodes de Tuider et Timmermanns. Participant aux orientations pédagogiques, elle recommande notamment au parlement du Land «des jeux de rôles et des ateliers» afin de susciter des «débats ludiques autour des thèmes de l’amour et de la sexualité». Ce qui permettrait, toujours selon les promoteurs du projet, d’aborder des «notions importantes, des questions taboues, matière à reflexion et discussion». Les élèves seraient invités en outre à parler d’éjaculation précoce ou encore à simuler des orgasmes sous la forme de «pantomimes».

Les nouvelles orientations pédagogiques ont suscité l’indignation de certains internautes allemands qui dénoncent l’immixtion de la sexualité parmi les matières classiques à l’école :

Voici quelques tweets (en allemand) de réactions à cette provocation :

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La levée de boucliers est telle que même des politiques favorables à la promotion de l’homosexualité et des identités sexuelles «non-hétérosexuelles» sont montées au créneau. Il en est ainsi d’Yvonne Gebauer, membre du FDP, le parti libéral allemand, et porte-parole chargée de l’école et l’éducation. Celle-ci a toujours porté l’étendard de la cause homosexuelle et a bâti sa carrière politique sur la lutte contre l’homophobie. Mais ici, elle estime que dans la lutte contre la discrimination, il ne faut pas aller «trop loin» et appelle à «respecter la pudeur de l’enfant».

De façon étonnante, la CDU rhénane, le très conservateur parti chrétien-démocrate, n’a pas de position officielle sur la question, alors que dans d’autres Länders allemands, la même CDU s’est alliée au FDP et même au parti nationaliste Alternative für Deutschland (AfD) pour battre en brèche les promoteurs de ces propositions.

Je ne sais pas si vous réagissez comme moi, mais je manque de mots pour qualifier ce genre d’information. Quel niveau d’irresponsabilité faut-il avoir atteint pour se permettre d’interférer de manière aussi intrusive dans la sexualité d’enfants de 13 ans ? Quel aveuglement idéologique ! Quelle perte des valeurs humanistes ?

Mais une certaine gauche a longtemps défendu la pédophilie alors on ne peut s’étonner de rien …

Car « il est interdit d’interdire disait-elle » …







Hollande : prêt à tout … Bon à rien !

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Quand on pense que François Hollande, aidée par une presse complaisante, a fait sa campagne de 2012 sur un anti-sarkozisme centré sur deux thèmes :

  • Sarkozy divise les Français,
  • Sarkozy abaisse la fonction présidentielle,

quatre ans après, on mesure tout le cynisme et l’escroquerie intellectuelle qui ont prévalu à cette stratégie.

Sur le premier point, il est assez inutile d’argumenter quand on voit la politique clientéliste du pouvoir socialiste qui ne sert que ses intérêts électoraux au détriment de l’intérêt national. Hollande s’adresse successivement à des catégories de Français en fonction uniquement de leur pouvoir de nuisance (cheminots, taxis, routiers) ou de leur potentiel électoral (communauté musulmane, fonctionnaires).

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Je voudrais insister sur le second point, l’abaissement de la fonction présidentielle, qui a atteint un paroxysme – du moins on l’espère – avec la conclusion de la pantalonnade de la primaire de gauche qui s’est terminée par la décision de l’organiser effectivement au sein de la gauche de gouvernement.

C’est après de multiples virages à 180 degrés que Jean-Christophe Cambadélis, sous contrôle de l’Elysée, a fini par accepter la tenue d’une primaire pour la désignation du candidat de la gauche de gouvernement à la présidentielle de 2017.

Jean-Christophe Cambadélis et Manuel Valls sortent totalement décrédibilisés de cette mascarade quand on se rappelle leurs précédentes déclarations :

  • Cambadélis dans Libération: « On ne peut pas vouloir lutter contre la fragmentation et l’organiser en son sein avant la présidentielle ».
  • Valls dans l’émission « On n’est pas couché » : « François Hollande est le candidat naturel de la gauche. Il est président de la République sortant et n’a donc pas à se soumettre à une primaire ».

Arrêtons nous un instant sur le vocable de gauche de gouvernement ! C’est un aveu terrible d’échec du quinquennat que de reconnaître qu’il est désormais impossible de nous refaire le coup de la gauche plurielle. Jean-Luc Mélenchon fait cavalier seul. Les communistes n’existent quasiment plus et de toutes les façons, rallieront le candidat issu des primaires pour aller à la soupe et récolter quelques sièges aux législatives.

Et que dire des « frondeurs » ? Font-ils partie de la gauche de gouvernement ? Sont-ils exclus par nature de la « Belle Alliance Populaire » qui semble t-il rassemble les partisans de la voie social-démocrate voire social-libéral ? La logique répondrait franchement oui, mais avec les socialistes et leur atavique organisation en courants, et leur sens légendaire de la synthèse, on se sait jamais !

Mais le pire est que le président de la République sortant va s’abaisser – et ce faisant abaisser la fonction présidentielle – en acceptant de redescendre dans l’arène pour se colleter avec des « candidats ordinaires » du parti socialiste et de ses annexes (radicaux et dissidents des Verts). Ce faisant il reconnait qu’il ne peut plus être le candidat naturel de son propre camp !

un-president-normal-blancCet homme est tout sauf un chef d’Etat !

Comment un véritable homme d’Etat pourrait-il accepter le risque d’abimer la fonction présidentielle à ce point ?

Vous imaginez François Hollande répondant aux attaques de candidats, anciens ministres qu’il a virés de son gouvernement ?

Vous imaginez Arnaud Montebourg, avec la verve et le talent d’avocat qu’on lui connait, faire le bilan du quinquennat Hollande ?

Vous imaginez Marie-Noëlle Lienemann, représentant idéale des « sans-dents« , faire le procès en direct à la télévision de la trahison idéologique de François Hollande ?

Non, Hollande n’est pas un homme d’Etat, son acceptation de participer à une primaire montre qu’il n’a aucun amour propre et aucun respect pour sa fonction et qu’il s’agit d’une simple manoeuvre politicienne pour ne pas dire politicarde ! Hollande spécule sur l’impossibilité pour ses vrais rivaux, Manuel Valls et Emmanuel Macron, de se présenter contre lui et sur le fait que parmi les candidats qui resteront, il apparaitra comme le moins mauvais !

Une nouvelle fois, il sera le candidat par défaut de la gauche !

Si par malheur, il sortait vainqueur de ces primaires pipeautées et qu’il se retrouvait, par miracle, au second tour contre Marine Le Pen, comment imaginer un nouveau quinquennat pour François Hollande ?

Vainqueur encore par défaut,  il démarrerait ce quinquennat avec une impopularité proche de celle qu’il a aujourd’hui. Ce serait le règne de tous les corporatismes. C’est la rue qui déciderait !

Mais le pire n’est jamais sûr ! Et la présence d’autres candidats de gauche (Mélenchon, Hulot, et d’autres) vont probablement entrainer l’élimination, dès le premier tour, de tous les candidats de gauche.

Il reste à espérer que ce ne sera pas un candidat de gauche déguisé en candidat de droite qui rafle la mise …

En complément lire cet excellent article d’Alain Nueil paru dans Causeur.fr : « Les Français ont préféré un président à un pays apaisé« .







 

 

 

 

L’école de la désintégration

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La pire des choses dont se  sera rendu coupable Hollande dans son catastrophique quinquennat, c’est d’avoir confié des ministères stratégiques comme la Justice et l’Education nationale à des militantes aussi sectaires que Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem.

La Justice est un des piliers de la République. S’il est un ministère qui demande un consensus national, c’est bien celui de la Justice ! Christiane Taubira n’a fait que mettre en pratique sa conception très personnelle de la Justice prenant comme postulat que la prison n’est jamais la solution. Elle est le problème !

Quand à l’Education nationale, la sectaire Najat Vallud-Belkacel continue la mission de déconstruction de l’école commencée par ses deux prédécesseurs, au moins aussi sectaires qu’elles, Vincent Peillon et Benoit Hamon.

C’était une provocation de nommer ces personnes à ce poste.

Voici un article de Mickaël Fonton paru cette semaine dans Valeurs actuelles qui dénonce cette déconstruction qu’il qualifie même de désintégration !

Najat Vallaud-Belkacem :

des mesures démagogiques et dérisoires qui masquent le désastre du système scolaire.

Communautarisme

L’enseignement de l’arabe dans les petites classes n’est qu’un des aspects de l’idéologie en vigueur dans l’Éducation nationale, consistant à mettre en avant les cultures d’origine. Une hérésie qui condamne toute intégration.

« En 2009, écrit Alain Finkielkraut dans son essai l’Identité malheureuse, je me suis rendu dans l’école primaire de la rue des Récollets, à Paris, où j’ai été élève. Dans le hall, accrochée au mur, une grande carte du monde avec de nombreuses photographies d’enfants épinglées pour la plupart sur les pays du continent africain. Au bas de la carte, cette légende: “Je suis fier de venir de …“. j’ai pu alors mesurer le changement. »

Né de parents polonais, naturalisé à l’âge de 1 an, le philosophe écrit: « jamais l’école ne m’a fait honte de mes origines. Jamais elle ne m’a demandé de renier ma généalogie. Jamais non plus elle ne m’a invité à m’en prévaloir. »

À l’époque, seul compte le mérite. « L’origine était hors sujet. »

Les temps ont changé et, aujourd’hui, l’origine semble prépondérante, du moins quand il s’agit d’une origine exotique. Une nouvelle preuve vient d’en être donnée par la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem , qui a annoncé que les langues au programme des enseignements de langue et de culture d’origine (Elco) allaient désormais relever du programme scolaire national, en commençant notamment par l ‘arabe, pour lequel 60 000 élèves seraient concernés. Que sont ces Elco ? Créés dans les années 1970 à la faveur d’accords bilatéraux avec les pays d’origine des populations immigrées, ils avaient pour but d’aider les enfants de ces populations à maintenir un lien avec ces derniers … puisqu’il semblait acquis qu’ils allaient y retourner un jour! Il s’agissait alors de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, de la Turquie, de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal, de la Serbie et de la Croatie.

L’arabe sera choisi par des enfants arabophones,
chez qui la pratique du français est parfois défaillante.

Pourquoi une telle initiative ? Officiellement, il s’agit d’ exercer un contrôle accru sur les contenus comme sur les enseignants en les réintégrant dans le droit commun. En vérité, comme l’explique Annie Genevard, députée LR du Doubs, « les professeurs seront toujours majoritairement étrangers et le ministère n’aura aucun contrôle véritable sur les enseignements ». En outre, la ministre souhaite que l’apprentissage démarre, non au collège, comme toute langue vivante, mais au début du primaire. Or ce cycle pose problème car, pour qui connaît un peu la réalité du terrain, les élèves à mal, parfois très mal maîtriser la lecture y sont très nombreux. « En outre, si on prend le cas de l’arabe, ce ne sera pas une langue vivante de plus, mise à disposition de tous, comme l’anglais ou l’espagnol », reprend Annie Genevard. Concrètement, l’arabe sera choisi par des enfants arabophones, chez qui la pratique du français est parfois défaillante. « On se trouve donc en face d’un enseignement communautarisé de la langue. »

Le Haut Conseil à l’intégration (HCI), dissous en 2012, avait d’ailleurs alerté les responsables politiques sur les dangers que recelait un enseignement trop souvent éloigné des critères en vigueur en France. Figuraient notamment, au registre des critiques, des passages contestables sur la place de la femme, de la religion, des cours dispensés par des professeurs étrangers ne parlant pas le français ou des divergences importantes sur la notion même d’appartenance nationale…

Dans le cas présent la polémique a démarré à l’Assemblée nationale.

Question de la parlementaire: cet enseignement ne risque-t-il pas de déboucher sur une exacerbation du communautarisme ?
Réponse (crispée) de la ministre qui voit dans cette interrogation « des fins idéologiques inavouées, qu’il ne faut pas hésiter à qualifier de profondément xénophobes ». Une réponse d’une violence étonnante à ce qui n’était qu’une invitation au débat. « La ministre me dit que c’est une réaction identitaire, poursuit Annie Genevard. Pour elle, promouvoir la langue de son pays, c’est faire preuve d’étroitesse nationaliste. C’est très  grave de la part du ministre de l’Éducation nationale. » Ouverte par cet échange brutal, la polémique est rapidement sortie de l’Hémicycle. On a parlé des langues étrangères « contre d’énigmatiques racines gauloises ». On a parlé d’ignorance, d’inculture, évoqué « un combat populiste et démagogique ».

Sur RMC, Jean·Jacques Bourdin accuse Annie Genevard de rigidité, met en avant le fait que, les élèves français étant nuls en langue, cette initiative est plutôt bienvenue. «La question n’est évidemment pas là, corrige Annie Genevard. La question est la place du français à l’école. »

La presse a suivi; on s’y est mobilisé pour rappeler que le taux horaire sera dérisoire, que d’ailleurs il n’y a aucun poste proposé à l’agrégation d’arabe et seulement quatre au Capes (ce qui, au passage, devrait plutôt inquiéter : de quels professeurs s’agira-t-il ?), que nos élites, voilà un siècle, quand la France était présente de Damas à Marrakech, savaient fort bien parler l’arabe, que cette langue n’est pas une langue communautaire parce qu’elle est parlée partout sur la planète, qu’elle est moins enseignée en France que le russe ou le chinois alors que des millions de Français la pratiquent au quotidien (il est bon, en effet, de le reconnaître), etc. Bref qu’il s’agit de se garder d ‘une « francité farouche », que tout ceci est une excellente idée qu’il faudrait au contraire soutenir et développer. « C’est plutôt l’absence d’enseignement de l’arabe par l’État qui engendre un risque de communautarisme », peut-on ainsi lire en conclusion d’un article dans un grand quotidien national. Annie Genevard, pourtant, n’en démord pas. « La ministre doit avoir le courage de dire aux familles que la réussite scolaire passe d’abord par la maîtrise de notre langue » , insistait-elle dans une tribune publiée sur le site de Valeurs actuelles. N’est-ce pas là, précisément, où le bât blesse ? Au vu des réformes engagées ou poursuivies, on peut douter que la réussite scolaire soit la priorité de Najat Vallaud-Belkacem, en outre, le dogmatisme idéologique de la ministre, flagrant pour les questions liées au genre, la rend sans doute incapable de mettre ainsi en avant, auprès de populations étrangères, la prééminence de notre langue. « Toutes les langues sont d’égale dignité, rappelle pourtant Annie Genevard. Mais c’est une question de priorité, de préalable. Pour la réussite des enfants, tout le monde sait qu’il faut mettre le paquet sur la langue française. Ce n’est pas le français contre les langues étrangères, c’est une question de priorité. C’est la langue française qui fait ciment, qui fait le lien, le destin partagé. »

« Sur le plan politique, votre initiative est un chiffon rouge pour tous ceux qui s’alarment de l’islamisation des banlieues, de notre incapacité à digérer trente années d’immigration, dont une forte partie d’origine nord-africaine », s’alarment, dans une lettre ouverte adressée à la ministre, le député LR du Vaucluse Julien Aubert et une cinquantaine de parlementaires signataires. « Vous fracturez doublement, en jetant du sel sur des plaies vives de l’opinion publique, et en actant le fait que l’intégration par la langue française n’est pas la seule voie possible. »

Voilà à quoi se résume aujourd’hui l’action politique en ce qui concerne l’école: occuper l’espace, même au prix d’une polémique, par des mesures à la fois démagogiques et dérisoires, alors que l’essentiel, la transmission de connaissances – lire, écrire, compter – , est en lambeaux. En la matière, ce relativisme linguistique sur le sol national, cette façon de considérer que mettre la France et le français en avant « renforce le sentiment d’exclusion », Najat Vallaud-Belkacem ne fait d’ailleurs que marcher dans les pas de ses prédécesseurs. Vincent Peillon soutenait déjà que «  l’enseignement de l’arabe [devait] être un axe de développement stratégique du ministère ». Et, dans l’ affaire Benzema, la seule figure politique à affirmer comprendre le footballeur a été Benoît Hamon, lui-même ancien ministre de l’Éducation nationale.

Cela fait désormais près de trente ans que les initiatives culturelles en tout genre se penchent plus volontiers vers les minorités et l’exotisme que vers le socle commun et le baptême de Clovis. Cela s’est fait lentement, génération après génération, les élèves d’hier devenant les professeurs, voire les ministres d ‘aujourd’hui. Pour arriver en fin de compte au « changement » qui a tant surpris Alain Finkielkraut.

Mickaël Fonton pour Valeurs actuelles.







Pilotes d’Air France : la grève de l’indécence

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Voici le billet d’Eric Brunet paru dans valeurs actuelles et consacré, cette semaine, à la grève des pilotes chez Air France :

Bravo KLM !

Encore 59 % des Français continuent à trouver que le conflit social autour de la loi travail est justifié. C’est démoralisant ! Cela signifie que la funeste succession de violences syndicales, le discours rétrograde de Martinez, la culture de la lutte des classes, tout ça fonctionne encore dans notre pays.

Je résume : pour une majorité de Français, les appels à la grève à la SNCF sont légitimes, comme ceux des éboueurs ou des pilotes d’Air France. Tiens, Air France … Alors qu’un quart des pilotes a décidé de rester au sol, le syndicat des pilotes de ligne néerlandais (VNV) vient de « désapprouver » officiellement ses collègues français. Les pilotes de KLM ont même jugé les revendications françaises « incompréhensibles ». Il faut dire que les syndicats tricolores ne donnent pas dans la mesure. Le SNPL (principal syndicat des pilotes français) réclame tout simplement le rééquilibrage de l’activité long-courrier entre Air France et KLM, estimant que la direction du groupe privilégie la compagnie néerlandaise … 

Concrètement, le SNPL exige l’introduction dans la flotte d’Air France de 27 avions long-courriers au cours des trois prochaines années. Une revendication impossible à honorer selon Air France : il faudrait dépenser entre 4 et 5 milliards d’euros pour l’achat de ces gros porteurs. Les pilotes réclament aussi l’embauche de 400 pilotes, de 2 000 hôtesses et stewards … Rien que ça.

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La surprise est venue d’ Amstelveen aux Pays-Bas, où se trouve le siège historique de la compagnie royale d’aviation néerlandaise. Les personnels de KLM n’ont pas hésité à pétitionner contre les pilotes français (plus de 5 000 signatures à ce jour). Les raisons de la colère, les voici : les pilotes de KLM, eux, ont accepté en juillet dernier d’augmenter leurs heures de vol, de geler leurs salaires pendant trois ans et de reculer de deux ans l’âge de départ à la retraite. Ça a si bien fonctionné que la compagnie néerlandaise génère aujourd’hui l’essentiel de la croissance du groupe Air France-KLM. A contrario, le salaire des pilotes d’Air France, grâce à sa part variable, a continué à progresser (+ 7 %). Et les pilotes français refusent toujours de négocier avec la direction sur la modération salariale.

Interrogée par la télévision néerlandaise Nos, Ingrid Brama, porte-parole du syndicat du personnel de cabine KLM, a résumé le désarroi des salariés de la compagnie. « Ils se disent tous : c’est le monde à l’envers. C’est nous qui faisons des économies et, en France, ils veulent en retirer le bénéfice. »

Pour éviter que le fossé ne se creuse entre Français et Néerlandais, KLM a décidé de jouer l’apaisement, démentant « formellement » que certains de ses avions décollent de Paris au lieu d’Amsterdam.

Et en plus ils nous ménagent … Sympa.

Eric Brunet pour Valeurs actuelles.







Mettons fin aux blocages et aux saccages ! Signons la pétition !

Je relaye ici un communiqué de l’UNI (Union Nationale Inter-universitaire) qui lance une grande pétition pour exiger des sanctions contre les casseurs et pour que le gouvernement mette fin aux blocages illégaux et aux saccages qui ont lieu en marge des manifestations contre la loi Travail :

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Un hôpital saccagé mardi à Paris, des lycéens cagoulés qui mettent le feu aux portes de leur lycée, des étudiants qui dégradent les rues et qui agressent des policiers, pensez-vous que ce soit normal ?

C’est pourtant ce qui se passe depuis plus de 3 mois un peu partout en France. Chaque jour, les médias nous montrent des images de plus en plus inquiétantes avec un déferlement de violence ahurissant. Pourtant le gouvernement laisse faire.

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A Dijon, Caen, Rennes, Paris, Lyon, Toulouse, Strasbourg … des centaines d’établissements ont été bloqués, occupés et saccagés, et même des agressions physiques ont eu lieu un peu partout.

La plupart des médias parlent d’une contestation « un peu trop mouvementée » de la loi El khomri par des étudiants inquiets pour leur avenir, mais la réalité est très différente et l’enjeu va bien au-delà de « la loi travail ».

Ce qui se joue en réalité, c’est la course à la présidentielle à gauche. Pour faire monter leur cote, les candidats de l’aile gauche du PS n’ont pas hésité à instrumentaliser, une fois encore, une partie de la jeunesse, la poussant dans la rue, l’incitant à bloquer leurs établissements, à perturber leurs cours, et cela avec la complicité de la « Coordination étudiante » qui regroupe des organisations étudiantes de gauche telles que l’UNEF, l’UNL, la FIDL…

A l’UNI, nous avons toujours dénoncé ces comportements irresponsables qui mettent en péril l’avenir des étudiants et c’est pourquoi je vous demande de participer à notre action « contre les blocages, contre les saccages » en signant la pétition.

Depuis l’appel à la mobilisation du 9 mars dernier, le bilan est consternant : les saccages et les violences s’enchaînent et les manifestants laissent place aux tags et aux dégradations en tout genre… Les exemples se comptent par centaines et les dégâts en millions d’euros.

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Pire encore, les forces de l’ordre sont la cible systématique d’insultes et de projectiles, bâtons, pavés, cailloux, objets incendiaires, bouteilles en verre et œufs. De nombreux policiers et CRS, qui encadraient ces manifestations, ont été blessés lors de violents affrontements contre des manifestants très bien équipés, cachés sous leurs cagoules et des masques à gaz notamment à Paris, Nantes, Rennes et Lyon.

Imaginez-vous que ces pseudo révolutionnaires sont allés jusqu’à s’en prendre à des commissariats ?! Même le commissariat du 11e arrondissement de Paris a été violemment pris pour cible, celui-là même qui était en première ligne lors des attentats de janvier et novembre 2015. Celui des policiers qui ont essuyé les rafales de kalachnikov des frères Kouachi, qui dans la nuit du 13 novembre ont à nouveau répondu présents, au péril de leur vie, pour secourir les blessés des terrasses et du Bataclan.

Mardi à Paris, ces manifestants-casseurs ont gravi un échelon supplémentaire dans la violence, en saccageant l’hôpital Necker et en scandant « A mort la police et l’Etat » alors que la nuit précédente un couple de policiers avait été lâchement assassiné par un terroriste islamiste. C’est inacceptable !

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Le plus inquiétant, c’est que cette guérilla urbaine se poursuit depuis plus de trois mois, sans réaction du gouvernement, alors que la France est sous la menace d’attentats terroristes, que l’état d’urgence a été décrété et que le pays est censé être à son niveau de sécurité maximum.

À l’UNI, nous ne soutenons pas le projet de loi travail dont l’esprit de départ a été totalement dénaturé, mais nous défendons le droit d’aller en cours, d’étudier librement et sereinement. Nous soutenons notre police et nous condamnons fermement toutes les violences et dégradations qui ont eu lieu !

Il n’est pas tolérable de laisser des individus s’en prendre à notre police et à notre armée. C’est d’autant plus inacceptable lorsque la France est sous la menace d’attentats terroristes, comme c’est le cas aujourd’hui, et que ces manifestants mettent ainsi en danger l’ensemble de la population.

C’est pourquoi je compte sur vous pour nous aider dans cette action.

Nous avons évidemment réagi dès le début de ce mouvement (campagne anti-blocages, affiches, actions de terrain dans les établissements, médias…) et nos militants étudiants ont eux-mêmes été malmenés à bien des reprises par les manifestants de gauche, mais nous n’avons pas l’intention d’en rester là !

Grâce à nos élus lycéens et étudiants présents dans des centaines d’établissements à travers toute la France, nous sommes en première ligne pour agir au sein même des établissements. Mais nous devons également agir à la source, contre les meneurs et les organisations partenaires de cette mobilisation, celles qui ont laissé faire, qui ont « refusé de se dissocier et de se désolidariser », pour qu’elles soient tenues responsables du coût des dégradations et ne bénéficient plus d’aucune subvention publique !

C’est pourquoi je vous demande de signer la « pétition contre les blocages, contre les saccages ». afin d’exiger que :

  • Les organisations responsables de ces actes, qu’elles les aient encouragés et qu’elles aient refusé de les condamner, soient redevables du coût des dégradations et ne bénéficient plus d’aucune subvention publique.
  • Des sanctions pénales soient prises, et appliquées, contre les individus qui ont saccagé l’espace public et qui ont agressé des policiers et CRS.

L’enjeu est crucial et nous comptons sur votre soutien pour agir.

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