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C’est fait : le petit catalan colérique a battu le grand méchant mou !

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On s’effraye un peu d’envisager un tel énervé à la tête de l’Etat …

L’estocade catalane …

La dernière semaine fut pathétique ! Hollande, affaibli par la démission de Macron et surtout par la publication de ce lamentable livre de confessions, avait reçu, dimanche, dans le JDD, un coup de poignard dans le dos, de son premier ministre. La plaie n’a cessé de saigner plusieurs jours durant et hier soir, Hollande a rendu les armes dans une dernière allocution où il apparut tel un clown triste faisant son dernier tour de piste.

Du Hollande jusqu’au bout du bout …

François Hollande a attendu des semaines à l’extrême limite des délais de déclaration pour la  primaire de la gauche, pour faire connaître sa décision, créant dans le pays une ambiance délétère de fin de règne. Durant son allocution, il aura encore attendu plusieurs minutes pour libérer le pays. Qu’attendait-il pour indiquer sa décision ? Une dépêche AFP annonçant un infarctus de Manuel Valls, ou un nouvel attentat ?

Avant d’être délivré, il aura fallu entendre tout un panégyrique de son oeuvre ! L’image criait qu’il n’allait pas se présenter mais le son semait le doute dans les esprits ! N’allait-il pas « se sacrifier » pour offrir un deuxième quinquennat à la France afin de maintenir son « unité » ?

S’il a regretté le lamentable fiasco de la déchéance de la nationalité et à peine admis un certain retard pour l’inversion de la courbe du chômage, tout le reste fut fantastique, merveilleux ! L’oeuvre est immense … L’Histoire en conviendra plus tard !

Décidément, jusqu’au bout, comme dans son indécent livre de confessions, Hollande aura voulu être le seul observateur autorisé de sa propre action.

Le seul à comprendre, l’incompréhensible …

Dans les médias, la rédemption a commencé dès ce matin !

C’est Yves Calvi, ce matin sur RTL, qui qualifiait d’inélégant le tweet de François Fillon :

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A l’approche des primaires de la gauche, la presse, assommée par le tonitruant succès de celles de la droite, va maintenant se refaire une santé et réévaluer à la hausse le bilan de François Hollande.  Face au danger « Fillon », elle va vanter le bilan social de François Hollande et ses avancées sociétales majeures …

Mais certains à gauche, ne l’entendent pas ainsi …

Les premières réactions, à la gauche de la gauche, mais pas seulement, ne se sont pas fait attendre :

  • Yannick Jadot (EELV) : « J’ai trouvé que Hollande avait de la lucidité sur sa trajectoire politique, beaucoup moins sur son bilan. Ce sont dix minutes d’humiliation pour s’éviter six mois de galères. La réalité, c’est qu’il laisse son camp comme un grand blessé polytraumatisé. »
  • Benoit Hamon : « François Hollande est trop politique pour ne pas voir qu’au coeur de son électorat, la déception sur les questions sociales (…) était trop forte et qu’au mécontentement s’ajoutait une forme de colère »,
  • Aurélie Filippetti : « Je salue cette décision extrêmement responsable pour l’ensemble de la gauche, c’est la meilleure décision qu’il pouvait prendre »,
  • Jean-Pierre Chevènement : « François Hollande a su trouver une issue digne à une situation qui ne l’était pas »,
  • Jean-Luc Mélenchon : « La déclaration de François Hollande est un énorme aveu d’échec »,
  • Philippe Poutou (NPA) : « Hollande est satisfait de son bilan, c’est pourquoi il le dépose (…) Cette décision ne nous fait ni rire ni pleurer. Ce sera sans doute Valls qui va prendre la relève pour assumer le bilan de ces cinq ans d’attaques antisociales et sécuritaires. »
  • Olivier Dartigolles (PC) : « On ne peut pas impunément renoncer aux valeurs de gauche et trahir des engagements de campagne au nom du changement, après 10 ans avec la droite au pouvoir, sans en payer le prix. Il n’y avait pas le moindre trou de souris pour Hollande et le maître du temps élyséen a vu, inexorablement, l’heure de sa chute arrivée. »

Finalement, c’est la gauche qui parle le mieux de François Hollande, comme avant son élection d’ailleurs ! Vous vous rappelez : fraise des bois, monsieur petite blague (voir cette page).

C’est Fabius qui avait envisagé le futur avec le plus de clairvoyance :

« Vous imaginez François Hollande président ? On rêve ! »

Et maintenant, haro sur le félon catalan !

On souhaite bien du plaisir à Manuel Valls, pour la défense de sa prochaine candidature ! Les amis de François Hollande vont le tenir pour responsable de la chute de leur champion et ses ennemis vont reporter contre lui leur hargne. Les primaires de la gauche s’annoncent saignantes …

Comment échappera t-il à sa responsabilité dans l’échec du quinquennat ?

Toutes nos condoléances au monde de la culture …

qui avait récemment dénoncé le Hollande-bashing !

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Mais désormais, une question existentielle se pose …

Que va devenir ce blog ?







 

 

 

 

François Hollande, un président inédit !

Voici l’édito de Rémi Godeau paru hier soir sur le site du magazine l’Opinion, juste après le renoncement de Hollande :

François Hollande, un champ de ruines en héritage

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Jusqu’au bout ce quinquennat aura donc été inédit.

  • Inédit sous la Ve République qu’un Président en poste ne se présente pas pour un second mandat.
  • Inédit que celui que la Constitution érige en rassembleur de la nation renonce « en toute lucidité » parce qu’incapable de maintenir la cohésion de son camp, de créer un « sursaut collectif » alors même que « ce qui est en cause, c’est l’avenir du pays ».
  • Inédit qu’après un bras de fer flirtant avec la crise de régime, un Premier ministre ait finalement réussi à forcer cet empêchement présidentiel sans précédent.
  • Et inédit, comment peut-il en être autrement, que ce chef du gouvernement rejoigne dans la course à l’Elysée une incroyable équipée d’anciens ministres, tous mus par leur exécration de ce chef de l’Etat déchu.

Cet épilogue marque la fin d’un mandat hors norme.

Marqué par une décomposition politique accélérée, un décrochage économique accentué et l’horreur terroriste. Il y avait quelque chose de surréaliste à entendre ce Président quasi relégué vanter son bilan malgré le fiasco de sa politique, recycler des arguments aussi rabachés que sans portée contre l’opposition, attaquer une extrême droite qu’il a contribué, avec d’autres, à faire prospérer.

En vérité, c’est un champ de ruines qu’il laisse en héritage.

François Hollande devait choisir, croyait-on, entre deux humiliations : l’échec à la primaire de la gauche ou l’élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle. Il aura opté pour une troisième, jamais vue : celle d’acter son échec avant même de combattre. Avant, faut-il espérer, que le pays ne bascule dans l’inconnu.

Inédit, jusqu’au bout inédit.

Rémi Godeau pour l’Opinion.







La gauche a détruit l’école par Eric Zemmour

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Ce fut un terrible réquisitoire ! Ce matin, sur RTL, Eric Zemmour a mis la gauche face à sa terrible responsabilité devant la faillite de l’école ! Il démontre que cette catastrophe n’est pas arrivée par le hasard des circonstances mais est bien le résultat d’une stratégie destructrice portée par le gauchisme des années 60-70. Sa conclusion résume parfaitement 40 ans de règne sans partage de l’idéologie égalitariste à l’école :

« Dans les années 70, les gauchistes promettaient de détruire la culture bourgeoise et les idéologues du pédagogisme juraient d’en finir avec une méritocratie républicaine qu’ils jugeaient injuste et inégalitaire ! »

Promesse tenue !

Cet chronique d’Eric Zemmour a été inspirée par la publication des résultats d’une évaluation du niveau des élèves européens en mathématiques dont voici le tableau de synthèse :

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Il est terrible de constater à quel misérable niveau sont descendus les petits français pourtant héritier de Pascal, Descartes, Fourier, Lagrange, Laplace, Cauchy et de tous ces scientifiques qui ont fait briller la France. Pour éviter toute arrogance, je n’ose pas citer tous les « petits » pays qui précédent la France dans ce classement ! Ce serait en plus trop douloureux !

Je mets beaucoup d’espoir dans la victoire de François Fillon en mai prochain. Il me semble décidé à mettre un grand coup de pied dans cette institution totalement sclérosée qu’est devenue l’Education nationale. Une rumeur place Natacha Polony en lice pour le poste de ministre de l’Education nationale. Ce serait un excellent choix ! J’aurais également un autre nom à proposer : celui de Jean-Paul Brighelli, l’auteur de la fabrique du crétin !

Voici donc la chronique d’Eric Zemmour :

Yves Calvi : une étude montre la chute des élèves français en mathématiques que ce soit dans le primaire ou en terminale. Elle vient quelques semaines après une autre étude qui constatait l’effondrement des élèves en orthographe alors les élèves français sont-ils mauvais en tout, Eric ?

Eric Zemmour : Le niveau monte ! Souvenez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps ! Quelques années à peine ! Les journaux de gauche répandaient la bonne parole. Les spécialistes des sciences de éducation plastronnaient ! Les profs se taisaient …

L’Education nationale multipliait les diplômes comme Jésus multipliait les pains ! C’était le miracle de la démocratisation de l’école ! Le niveau monte ! celui qui osait émettre la moindre réserve était aussitôt traité de mauvais coucheur, d’élitiste, de réactionnaire, d’ennemi du progrès !

Le niveau monte ! Plus personne n’ose désormais proférer une telle énormité. Même la presse de gauche doit avouer la triste réalité. Les comparaisons internationales ont fait tomber les masques, ont détruit les pieux mensonges !

Le niveau ne monte pas, il baisse ! Il ne baisse pas, il s’effondre ! Pas seulement en orthographe, mais aussi en français ! Pas seulement en français mais aussi en math ! Une à une, les digues de l’excellence française sont tombées. Il ne reste que des ruines ! L’orthographe, selon ses contempteurs, était la science des ânes ! Ah ! Il n’y a plus d’ânes dans les écoles françaises ! Et les fautes d’orthographes se ramassent à la pelle comme les feuilles d’automne. La rédaction, l’exercice d’invention, devait être valorisée ! Les élèves ne savent plus disserter puisqu’on ne leur apprend plus à raisonner !

L’enfant a été mis au coeur du système. Il devait façonner lui-même son savoir ! Il façonne très bien, lui-même, son ignorance ! Les méthodes traditionnelles d’acquisition des savoirs, le par choeur, la leçon magistrale, l’autorité du maître, ont été ringardisés. Les pays asiatiques, qui les ont conservés, ont désormais les meilleurs élèves du monde !

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Yves Calvi  : Alors, Eric, nous avons longtemps cru que les mathématiques échappaient au désastre …

Eric Zemmour : Oui, la France avait une des plus brillantes écoles de mathématiques du monde. On collectionnait les médailles Field, l’équivalent du prix Nobel pour les maths ! Nos grands esprits de la rue de grenelle ne pouvaient tolérer un pareil élitisme ! En 1995, ils ont supprimé la section C pour la remplacer par une section S, plus inclusive ! En clair : moins exigeante ! le résultat est admirable ! Les 15 % d’élèves qui atteignaient un niveau avancé en 1995 ont fondu à … 1 %. Les 64 % des élèves français qui atteignaient un niveau élevé, ne sont plus que 11 % !

Les meilleurs lycées parisiens font travailler leurs élèves avec les anciens programmes ! Les autres ne sont plus ce qu’est une démonstration mathématique, mais sont incollables sur l’égalité homme-femme, l’antiracisme et le développement durable ! La propagande citoyenne bat son plein ! Mais nos bons maîtres sont formels : la diversité est une chance pour la France ! Et pour l’école ! Sauf que les résultats dans les écoles de banlieue sont encore pires que partout ailleurs ! L’école française s’est écroulée dans ces quartiers sous le poids d’une immigration massive venue du sud, parlant souvent mal le français et souvent de niveau socio-culturel très faible et dont le flux ne s’est jamais tari.

Dans les années 70, les gauchistes promettaient de détruire la culture bourgeoise et les idéologues du pédagogisme juraient d’en finir avec une méritocratie républicaine qu’ils jugeaient injuste et inégalitaire !

Promesse tenue !

Eric Zemmour pour RTL







Hommage à Claude Imbert, grand journaliste et fondateur du Point

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J’ai toujours eu une grande admiration pour Claude Imbert. J’ai participé à la grande aventure du magazine Le Point auquel je fus abonné dès sa création en 1972. C’est l’anti-sarkozisme primaire et forcené de Franz Olivier Giesberg, et ses éditos haineux, qui me décidèrent, en juin 2013, à mettre fin à mon abonnement (voir ici ma lettre ouverte à FOG). 41 ans de fidélité ruinées par un transfuge du Nouvel Obs. Sans doute la seule erreur de Claude Imbert qui lui avait cédé sa place à la tête du Point en 2000.

Afin de rendre hommage à ce grand et vrai journaliste – comme sans doute on n’e, fait plus – je relaye ce matin, ici, le billet d’Alexandre Debouté paru dans le Figaro :

Claude Imbert, la plume au coeur

Il a été l’un des journalistes français les plus brillants et les plus respectés de sa génération. Alors qu’il venait d’avoir 87 ans, Claude Imbert, qui lança Le Point en 1972, est mort mercredi à Paris, une dizaine de jours après la disparition de Pierre Billard, autre membre fondateur du magazine. « Son flair et surtout son indépendance farouche, voilà ce que je retiens de lui, confie Denis Jeambar, qui travailla aux côtés de Claude Imbert, son « maître », de 1972 à 1995. C’était un homme d’une immense culture et d’une grande liberté. La dérive narcissique actuelle des journalistes, il n’en souffrait pas du tout. »

Passionné de culture antique, passé par la case khâgne du lycée parisien Henri IV, Claude Imbert s’était remis au grec à 50 ans passés. li avait aussi repris son archet de violoniste. Des anecdotes qui en disent long sur son état d’esprit. « Il partageait avec Jean-François Revel le goût pour les savoirs encyclopédiques et la liberté, sans limite », poursuit Denis Jeambar, qui fut le témoin d’une réplique révélatrice du caractère bien trempé du directeur du Point. Un jour où un ministre s’était plaint au téléphone du traitement qui lui était réservé dans le magazine, Claude Imbert avait rétorqué, intraitable : « Quand vous ne serez plus au pouvoir, Le Point existera toujours ! »

Claude Imbert n’avait pas froid aux yeux. Après des débuts à l’Agence France-Presse à Paris, il est parti à 22 ans faire ses premières armes de journaliste au bureau de l’AFP de Kinshasa, alors principal bureau de l’agence de presse en Afrique équatoriale française. Il y passera sept ans, « le temps d’en tomber amoureux »raconte son fils unique, l’avocat Jean-Luc Imbert. À la couche historique des Homère, Platon et Thucydide qu’il adulait, Claude Imbert a ajouté une couche géographique africaine qui le marquera durablement.

Indépendant farouche

À son retour en France, il prendra rapidement la direction du service politique de l’AFP, avant de rejoindre en 1966 L’Express, dont il deviendra le rédacteur en chef en 1969. L’hebdomadaire fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud voulait alors devenir un newsmagazine sur le modèle de Newsweek ou Time. Avec d’autres plumes du journal comme Jacques Duquesne ou Georges Suffert, il quittera le titre en 1971, contestant la volonté de JJSS, trois ans après la publication du Défi américain, de faire de L’Express une plareforme d’exposition de ses idées politiques.

« Claude ne voulait pas d’un journal au service d’un homme mais au service de combats, souligne Denis Jeambar. La restriction de la liberté éditoriale lui était intolérable. » Après un passage éclair de cinq mois à Paris Match, il fonde Le Point en août 1972 avec des journalistes transfuges de L’Express et Olivier Chevrillon comme PDG. Claude Imbert a une conviction profonde qui ne le quittera jamais : un journal ne peut être indépendant sans gagner de l’argent.

Denis Jeambar et Claude Imbert

Denis Jeambar et Claude Imbert

Il sera le directeur de la rédaction et principal animateur de l’hebdomadaire durant près de trente ans. Son sens de la formule acerbe lui vaudra de devenir éditorialiste sur Europe 1 à partir de 1976, d’abord aux côtés de Jean Daniel du Nouvel Observateur puis de Serge July de Libération. Il participera aussi durant plusieurs années à un débat d’actualité hebdomadaire avec Jacques Julliard sur LCI. Bien que considéré de sensibilité droitière, Claude Imbert était difficilement classable. Militant dé la décolonisation dès les années 1950, favorable à l’abolition de la peine de mort mais opposé à l’impôt sur les grandes fortunes, il ne prendra pas parti en 1981, et n’hésitera pas à se dire « un peu islamophobe » en 2003 …

Malgré des tensions en 1992 avec le nouvel actionnaire, la Générale occidentale, qui le feront hésiter à partir, Claude Imbert restera fidèle au Point, dont il transmettra les rênes à Franz-Olivier Giesbert en 2000, tout en continuant à livrer son éditorial chaque semaine.

Un vrai épicurien

Le 12 juillet 2012, date à laquelle il bouclait son dernier billet avant la trêve estivale, un terrible accident vasculaire cérébral mettra un terme définitif à cette belle fidélité. Mais Claude Imbert aura incarné Le Point jusqu’au bout. L’homme avait bien sûr ses jardins secrets. « Il était un vrai épicurien, amoureux des cigares, de la bonne bouffe, des femmes et des corridas », se rappelle Denis Jeambar. Dans les années 1950, sous le pseudo de Julius Quins (le nom de sa ville natale dans l’Aveyron), il a publié un roman policier intitulé Tristesse d’Olympus. Membre du très influent club Le Siècle, il était aussi adhérent du secret et gastronomique Club des Cent. Candidat malheureux en 2007 au fauteuil de Jean-François Revel à l’Académie française contre l’écrivain Max Gallo, Claude Imbert a publié cinq livres sous son nom, dont Ce que je crois en 1984 et Par bonheur en 1994, son texte le plus personnel, celui d’un humaniste curieux de tout et qui répétait volontiers qu’il ne désespérait de rien.

Alexandre Debouté pour le Figaro.
@axel_deb

Pour ceux qui ne connaissent pas Claude Imbert, lisez l’un de ses meilleurs et derniers éditoriaux paru en juillet 2012 et intitulé : « Bas les masques ! » dont voici le premier paragraphe :

« On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment.«  Cette maxime d’un frondeur roué, et que prisait Mitterrand, aura enlisé la France et l’Europe dans ses sables mouvants. Notre grande affaire, c’est désormais de quitter ce vice politique national. Et de chasser toute sa bande : l’évitement, la défausse, le dilatoire, l’évasif du rêve, la langue de bois et sa peur des mots vrais. « Quand il y a du flou, c’est qu’il y a un loup. » Avec la crise, la battue est ouverte, mais beaucoup de loups courent encore.

Pour lire la suite …







Eh Ho la gauche ! Un peu de compassion … Achevez-le !

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On ne sait plus à quelle référence se rattacher … Est-ce le taureau dans l’arène sentant l’estocade venir ? Est-ce une chasse à courre dont la curée s’annonce ?

Non, définitivement, l’agonie pathétique du « président de la République » ne doit rien à l’art de la tauromachie ! Tant les caractéristiques du taureau : franchise, absence de calcul, courage, charge droit devant, sont étrangères à François Hollande.

Oui, la chasse à courre me semble bien correspondre à la situation à gauche, en cette fin de règne de Normal 1 er. Les picadors, jour après jour, ont affaibli la « bête ». Ce sont d’abord tous ces anciens ministres démissionnaires qui ne cessent de lancer piques et poignards dans le dos.

A gauche, hormis une poignée de fidèles décidés à périr avec lui, le mot d’ordre général est :  dissuader le président de se présenter avec ou sans primaire :

  • C’est Montebourg qui appellent les électeurs de droite à terrasser Hollande au premier tour de la primaire,
  • C’est Bartolone – quatrième personnage de l’Etat – qui verrait bien Hollande et Valls s’affronter à la primaire. Un véritable non-sens dans la V ème République,
  • C’est Malek Boutih qui dit tout haut ce que la majorité des militants socialistes et 80 % des Français pensent tout bas :

Il faut que François Hollande comprenne que l’horizon lui est fermé. Le président est isolé au sein de la gauche, isolé au sein de son propre parti, isolé chez les militants. Il faut aussi que François Hollande comprenne que son problème, ce ne sont pas les sondages.

Son problème, c’est lui, ce qu’il est, son comportement, le livre dans lequel il s’est abondamment confié et, désormais, cette enquête ouverte par le parquet de Paris pour compromission du «secret défense»…!

François Hollande veut sans doute être candidat mais il doit comprendre qu’il n’y a pas d’état de fait.

Pour une fois, les éditorialistes semblent tous d’accord pour condamner le triste spectacle qui est donné à la tête de l’Etat. Les fins de règne des président socialistes se font décidément dans des ambiances délétères. Il est grand temps que cette pantomime dévastatrice cesse.

Un premier ministre qui se suicide politiquement …

La dernière péripétie, ce déjeuner où Manuel Valls est venu, tel Vercingétorix, déposer ses armes au pied d’un César d’opérette,  est pathétique. Surtout après une semaine de coups de menton dans la presse. Cet épisode finit d’abimer l’image du premier ministre.

Les couleuvres qu’avale le soi-disant fier catalan, sont de plus en plus difficiles à ingérer ! Mais, au final, Hollande réussit toujours à circonvenir son premier ministre ! Rappelons nous, quand Manuel Valls n’était que ministre de l’intérieur, cette lettre qu’il avait envoyée à l’Elysée pour affirmer toute l’aversion que lui inspirait le projet de réforme pénale que préparait Christine Taubira. A peine quelques semaines plus tard, le même Valls prenait la place de Ayrault à Matignon et conservait la toxique Garde des sceaux place Vendôme !

Un peu de compassion, bord … el !

Il faut arrêter le massacre ! Mettre fin à cette agonie lente qui abime la République. François Hollande est un grand malade et il doit souffrir ! Tous les 3 jours il perd 2 % dans les intentions de vote ! Alors ayez pitié de lui !

Socialistes, bétonnez définitivement ce trou de souris que Hollande cherche désespérément ! Renvoyez-le dans sa bonne ville de Tulle, qu’il n’aurait jamais dû quitter et où ses derniers fidèles – encore tout arrosés des tonnes de subventions qui se sont déversées sur eux, sauront le consoler …

Si par un incroyable malentendu …

Oui, si par un incroyable malentendu, un improbable concours de circonstances, Hollande parvenait à se faire réélire, se rend-il vraiment compte dans quel état il commencerait son nouveau quinquennat ?

  • Quelle légitimité aurait-il ?
  • Avec quelle majorité espèrerait-il gouverner ?
  • Quelle autorité pourrait-il incarner après 5 ans d’abaissement de la fonction présidentielle ?
  • Quelle réforme difficile serait-il en position de faire accepter par les syndicats ?

Il faut à tout prix lui éviter – et éviter aux Français – ce deuxième quinquennat qui s’annonce encore plus désastreux que le premier !

Non, s’il vous plait, à gauche … Achevez ce président qui souffre trop !







 

 

 

Primaires : faire-part de remerciements

mille-mercis

Je tiens à formuler mes remerciements les plus chaleureux à toutes les personnes qui ont bien voulu participer à ces premières primaires de la droite et du centre et qui en ont fait le retentissant succès que l’on sait !

Merci d’abord aux électeurs de gauche pour leur aimable participation

Ils ont été 15 % des votants à la primaire. C’est un succès fantastique !

deux-euros15 % de 8,6 millions de votants (deux tours confondus) ça fait 1,29 million d’électeurs de gauche ! A 2 euros par personne, ça nous met la contribution de la gauche (à la droite) à … 2,58 millions d’euros.

Qu’ils soient remerciés pour leur participation (presque 29 % !!!) aux 9 millions d’euros de bénéfice qu’a dégagés la primaire, bénéfice immédiatement reversé au financement de la future campagne présidentielle de François Fillon.

On espère qu’ils ne se sentent pas trop humiliés de s’être dérangés en masse pour éviter Sarkozy au deuxième tour de la présidentielle et d’avoir finalement réussi à promouvoir un candidat au programme beaucoup plus libéral et tout aussi identitaire : François Fillon. Pour eux, cela a donc été la double peine : 4 euros plus Fillon !

Merci ensuite à la plupart des médias

Merci aux souffles conjoints de tous ces journalistes qui, pendant près de deux ans, ont gonflé, gonflé … gonflé la baudruche Juppé, jusqu’à ce qu’elle explose à quelques jours du vote final !

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Merci à toutes ces unes célébrant la juppémania :

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Merci pour ces unes anti-Fillon bricolées à la hâte :

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Remerciement sincère au Service public de la désinformation

Avec notamment France2 qui a fait feux de tous bois pour tuer Sarkozy avec ses émissions à charge (merci Elise Lucet). Merci surtout à  son fer de lance, et fidèle serviteur du pouvoir socialiste, David Pujadas, qui posa, dans un débat , à trois jours du premier tour, la « question qui tue » au seul Nicolas Sarkozy, en relayant les ragots rapportés par Mediapart sur le triste sire Ziad Takieddine.

Qui sait si ce n’est pas la goutte d’eau qui a fait basculé une bonne part de l’électorat Sarkozy sur François Fillon ?

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Une mention spéciale pour Pierre Bergé …

dont les outrances verbales n’ont pu que galvaniser l’ardeur des militants de droite !

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Mais trêve d’ironie et de cynisme !

Ce qui se passe est historique ! On assiste à l’agonie de la gauche qui vient d’entrainer dans sa chute tous ses affidés, médias, éditorialistes, politologues eu autres sondeurs mais surtout à la renaissance de la droite, d’une vraie droite, d’une droite fière d’elle-même. La recomposition politique va être énorme. Les premiers sondages après-primaires viennent de sortir et François Fillon devance déjà Marine Le Pen dès le premier tour :

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Au deuxième tour, 2 électeurs sur 3 portent François Fillon à l’Elysée.

Merci aux éclaireurs de la droite

Pour terminer, je voudrais remercier les hommes courageux qui ont osé affronter l’establishment et la bien-pensance et qui ont miné les fondations de cette gauche qui régnait en maitre depuis mai 68. Je les avais appelés les éclaireurs dans un précédent article :

les-eclaireurs

Merci pour finir à tous les sites et blogs de réinformation

La gauche et les médias nous appellent (oui j’ai l’outrecuidance d’inscrire ce blog dans cette mouvance) la fachospère et nous conspuent :

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Oui merci à tous ces sites qui, jour après jour, coup d’épingle après-coup d’épingle dans le système, luttent contre la pensée unique et le politiquement correct.

Merci donc à Boulevard Voltaire, Atlantico, Causeur, Hastable, Union républicaine, la gauche m’a tuer, I am Spartacus, Riposte laïque et bien d’autres !

Et surtout merci à vous fidèles lecteurs et contributeurs …







 

 

 

 

 

Ministres de gauche … On ne vous demande pas de commenter la primaire de vos adversaires mais seulement de faire votre job !

mesdames-les-ministres-rien-d-autre-a-faire

Quand ce n’est pas Marisol Touraine qui fait tourner – au profit du seul parti socialiste – les ordinateurs du ministère de la santé pour chiffrer les conséquences du programme de François Fillon, c’est la Khmer rose, Najat Vallaud-belkacem, qui commente longuement un débat qui ne la concerne pas !

Voici le billet posté par la ministre de la déconstruction de l’école après le débat d’entre-deux tours de la primaire de la droite,  accompagné de quelques commentaires personnels :

Nous devions assister, hier soir, à un grand débat sur l’avenir de la France. Une nouvelle fois, j’attendais de cet exercice démocratique, un débat sur l’Éducation. Une nouvelle fois, nous avons eu droit à une polémique sur l’enseignement de l’histoire dans l’École de la République. Ce débat sur les programmes d’histoire est intéressant, qu’il s’agisse des Gaulois, hier avec Nicolas Sarkozy, ou de Clovis aujourd’hui, avec François Fillon. Je comprends qu’il intéresse les Français, tant je partage cette passion pour notre culture, notre histoire, et la transmission de notre passé aux nouvelles générations. Mais, au-delà du mensonge outrancier de Monsieur Fillon (ne vous en déplaise, et Clovis et Jeanne d’Arc et Voltaire et Rousseau font toujours bien partie des programmes scolaires), il faut avoir conscience qu’il s’agit une fois de plus d’un de ces faux débats, d’un de ces écrans de fumée que la droite affectionne tant pour éviter de parler des questions qui fâchent et des véritables enjeux de l’École et de l’Éducation dans notre pays.

Vous attendiez un débat, madame Belkacem ? Que ne l’avez-vous suscité, ce même débat, avant de faire votre réforme idéologique du collège ? Vous avez fait l’unanimité contre vous !

Un écran de fumée ? Au contraire, c’est la clarté que François Fillon veut faire sur la gangrène idéologique qui a amené l’Education nationale dans le marasme où elle se trouve. Il pointe du doigt ces pédagogistes qui sévissent dans les couloirs de votre ministère, qui restent toujours en poste, en comptant tous les ministres de droite comme de gauche, qui les ont laissé imposer leur égalitarisme imbécile et contreproductif !

Enseigner l’histoire, c’est tellement important que moi, je veux qu’il y ait des professeurs d’histoire devant les élèves dans tous les collèges et lycées de France. S’il n’y a pas d’enseignant dans la classe, il n’y aura pas de Clovis, et il n’y aura pas de récit national transmis à qui que ce soit. Et encore moins aux élèves des établissements dans les quartiers populaires qui, si j’ai bien compris, sont soupçonnés plus que d’autres, de ne rien savoir de la France, ou pire, de ne pas l’aimer. Donc, je crois qu’à ce stade du débat public, les Français sont en droit d’exiger de François Fillon qu’il leur dise d’abord comment il prévoit l’enseignement de l’histoire aux 12 millions d’élèves français avec 500 000 fonctionnaires de moins.

A gauche, vous n’avez que ce mot à la bouche : des moyens, des moyens, des moyens ! Pourquoi dans les autres pays comparables a-t-on des résultats bien meilleurs que dans les écoles françaises et avec des effectifs moindres ? Commençons d’abord par éliminer des programmes tout ce qui n’est pas indispensable ! Concentrons nous sur la première tâche de l’Education nationale :

Instruire et non pas éduquer !

Qui aura le courage de rebaptiser ce ministère du nom de « Ministère de l’Instruction Nationale » ?

Ramenons tous les profs devant les élèves notamment tous ceux qui sont détachés ailleurs, par exemple, dans les syndicats !

Pour ce qui concerne les programmes eux-mêmes, faut-il le rappeler, c’est nous, au cours de ce quinquennat, et personne d’autre, qui les avons libérés de l’influence des politiques, notamment du Ministre de l’Éducation nationale, c’est-à-dire moi. C’est dire si j’ai l’ambition d’écrire l’histoire à la place des historiens ! Car oui, c’est bien nous qui avons confié à un conseil scientifique indépendant d’enseignants et d’universitaires la responsabilité des programmes. Monsieur François Fillon, lui, a toujours systématiquement fait l’inverse en donnant le premier rôle à l’idéologie plutôt qu’au savoir : faut-il rappeler l’épisode peu glorieux de la tentative d’introduction dans les programmes du « rôle positif de la colonisation » ?

Quand on confie à des organismes noyautés par la gauche le soin d’établir les programmes, il est certain qu’un ministre de gauche n’a pas besoin d’imposer ses vues ! Prenons par exemple le cas du Conseil supérieur des programmes … En août 2015, cet organisme a été secoué par la démission spectaculaire d’Annie Genevard de ce conseil. Elle s’explique dans cet article du FigaroVox, et dit :

« Nous avons eu la révélation de l’intervention du cabinet du ministre de lEN sur certains points délicats du programme. Cela pose problème parce que dans le texte de la loi, il a été dit explicitement que le CSP est « une instance indépendante placée sous l’autorité du ministre ». La formule très ambiguë contient les germes de la situation que nous connaissons. On est indépendant, ou on ne l’est pas. Dans cette affaire, chacun doit prendre ses responsabilités, comme je l’ai indiqué dans la lettre que j’ai adressée à la ministre. Au CSP d’élaborer les programmes, et à la ministre d’arbitrer. Mais pendant l’élaboration des programmes, il n’est pas souhaitable que le cabinet de la ministre intervienne en permanence ».

Voici donc ce que Najat Vallaud-Belkacem appelle « un conseil scientifique indépendant » …

Ensuite, un programme, qu’est-ce que c’est ? C’est un repère et une référence commune pour tous les enseignants sur les grandes lignes de ce que les élèves doivent apprendre, cycle par cycle. Ce n’est pas un manuel d’utilisation que les enseignants récitent mot à mot, comme des robots. Les enseignants sont des gens compétents, responsables, d’autant plus maintenant qu’ils sont formés, ce que François Fillon ou Alain Juppé avaient jugé inutile et négligeable. Les enseignants n’ont pas besoin qu’on le leur dise pour savoir que l’histoire de France, c’est Clovis, Jeanne d’Arc, Napoléon, Voltaire ou Rousseau, et tant d’autres. Ils ont besoin de savoir à quel moment on aborde telle et telle période de l’histoire, et avec quel niveau d’approfondissement, pour que tous les élèves de France disposent d’un socle commun.

Bla bla bla bla … Le socle de connaissance n’a pas seulement à être commun. Il doit être surtout cohérent et constitué de modules non sélectionnés idéologiquement comme c’est le cas aujourd’hui !

A cet égard, et pour ceux que ce débat inquiète, et qui penseraient en toute bonne foi que l’histoire nationale ne serait plus enseignée, un mot : il se trouve que nous savons ce que les élèves retiennent de l’histoire de France à la sortie du collège et du lycée. Il y a en France, qui est un grand pays universitaire, des scientifiques qui travaillent sur ces questions, et je veux rassurer tout le monde : les petits Français ont une conception très classique du récit national, très chronologique, avec les Rois de France, les dates, les lieux, les grandes guerres… La même que la vôtre, la même que tout le monde : c’est une histoire qui nous est commune sur toutes les générations. Et c’est une histoire qui, quelles que soient les origines de ces enfants, donne à aimer à chacun la Nation, la République, et ce qui fait l’unité, la cohésion et l’identité de la France.

Et bien si les petits Français parviennent à « avoir une conception très classique et très chronologique de l’Histoire », on peut leur tirer notre chapeau (ou plutôt à leurs parents), car l’Education nationale a pourtant tout fait pour que cette chronologie soit mise de côté. Car pour la gauche, le suivi chronologique a un énorme inconvénient : à un moment ou à une autre on parle de Charles Martel, de Jeanne d’Arc, des rois et de Napoléon !

Alors, l’idéologie, qu’est-ce que c’est ? C’est justement l’histoire officielle voulue et pratiquée par François Fillon lorsqu’il a été en responsabilité. Je laisse cette conception des choses aux dictatures, aux régimes totalitaires et autoritaires. En France, l’histoire appartient aux historiens, et je compte bien défendre cette vision républicaine et démocratique de l’Éducation dans notre pays.

Selon la ministre, donc, il y aurait une une idéologie de droite en matière d’histoire !  ah oui …ce doit être le maintien des valeurs « travail et effort », la sélection, la notation, les bourses au mérite … En tous cas, depuis 40 ans, la droite a eu bien peu l’occasion d’imposer cette idéologie dans une Education nationale entièrement sous domination de la gauche. Et la dégradation continue du niveau des élèves est là pour sanctionner cette gauche idéologue et cette droite qui s’est bien souvent montrée lâche.

Enfin, dernière mise au point. Le ministère de l’Éducation nationale n’écrit pas les manuels scolaires, ce sont les éditeurs. Je suis sans doute plus libérale et militante de la liberté scolaire que François Fillon sur ce point, mais en France les éditeurs sont libres, et je tiens à ce qu’ils le restent. On ne leur dicte pas ce qu’ils doivent écrire, on ne les censure pas. Nous sommes en démocratie, et la liberté de publier est un droit fondamental. Je sais que les modèles autoritaires peuvent fasciner certains, pas moi.

Plus c’est gros, plus ça passe, dit-on ! Mais là ça ne passe pas ! J’espère qu’en terme de livres scolaires les éditeurs ne sont pas libres. Les éditeurs de livres médicaux ont-ils le droit de publier n’importe quoi ? D’écrire, par exemple, que la saignée reste le traitement le plus efficace pour toute sorte de maladies ? On imagine bien que les éditeurs d’une part doivent suivre les programmes officiels, mais aussi que pour que leurs ouvrages soient sélectionnés par l’EN, ils sont poussés à suivre l’idéologie dominante dans cette institution !

Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles madame la ministre !

C’est dans ce contexte que François Fillon a tenu des propos profondément choquants à l’égard de la probité, de la loyauté et de l’honnêteté intellectuelle de l’Inspection générale de l’Éducation nationale. Elle a tout mon soutien, comme tous les personnels de l’Éducation nationale, dont l’attachement au service public est infiniment plus porteur pour notre pays que les tristes renoncements annoncés hier soir.

Vous n’êtes pas crédible lorsque vous vous drapez de probité candide car vous appartenez à cette idéologie dominante. Vous êtes juste la partie émergée de cet iceberg que François Fillon semble bien décider à ébranler …

On lui souhaite beaucoup de courage !







Droite : le passage de relais

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Dans un précédent article, j’évoquais, à propos de la percée fulgurante de François Fillon, l’image du passage de relais entre un Nicolas Sarkozy qui a probablement fait la course de trop et un François Fillon qui va maintenant porter plus loin les espoirs de la droite.

Vous le savez – certains d’entre-vous m’en ont souvent fait le reproche – j’ai toujours soutenu Nicolas Sarkozy. Toujours intéressé par la politique, mais jamais encarté de ma vie, c’est lui qui m’a poussé à m’engager début 2007 dans les rangs de l’UMP. Comme à beaucoup d’entre vous, il a rendu la fierté d’être de droite et c’est l’origine de la véritable haine que la gauche et les médias lui ont vouée depuis une dizaine d’années !

Une page se tourne … Douloureuse pour certains, mais pleine d’espoir pour tous !

Si Alain Juppé – le candidat que la presse a tout fait pour nous imposer – avait triomphé, ce matin, le réveil aurait été terrible pour le peuple de droite ! Même parmi les Sarkozistes qui ont vu leur champion sévèrement défait, l’heure n’est pas aux idées noires ! Outre la jubilation d’avoir totalement ridiculisé cette presse partisane, le peuple de droite voit un nouvel avenir s’ouvrir devant lui.

En 2007, Nicolas Sarkozy n’a fait qu’ouvrir – peut-être seulement entrouvrir – la porte pour la droite. Il a porté le témoin de la droite jusqu’où il a pu. Aujourd’hui, le peuple de droite voit un nouveau champion ramasser le témoin et se lever pour repartir au combat pour libérer la France de ses boulets idéologiques.

Oui, nous assistons bien à un passage de relais !

Il suffit pour s’en convaincre de bien écouter le discours de François Fillon prononcé Porte de Versailles à la veille du second tour. C’est du Sarkozy pur jus !

François Fillon, le 25 novembre, Porte de Versailles.

François Fillon, le 25 novembre, Porte de Versailles.

Mais attention, François Fillon n’est pas le Canada Dry de Sarkozy. Il semble avoir des convictions au moins aussi fortes, voire plus solides, dans certains domaines, que Sarkozy. Et en plus, il n’en aurait pas les défauts, nous dit-on … Alors Banco !

Voici les extraits les plus marquants de ce discours disponible dans on intégralité ici :

  • « Quatre millions de citoyens ont fait fi des prédictions qui disaient que ce scrutin était écrit d’avance. Quatre millions de citoyens qui ont planté leurs convictions dans cette élection. Aujourd’hui, cette vague populaire demande qu’on la respecte. Elle a accompli quelque chose de grand en allant massivement voter. Elle ne mérite pas les sarcasmes. Elle a dit au parti des « sachants » et à la fabrique des scénarios écrits d’avance que ses candidats n’étaient pas les siens ! Elle a brisé en mille morceaux la boule de cristal des milieux bien informés. Elle a montré ce qu’était la France. Alors évidemment, dès lundi, le microcosme s’est rebiffé ! Epaulé par les vieux bombardiers socialistes, et quelques artificiers de chez nous … Tout ce beau monde nous a désignés comme des conservateurs obtus, des réactionnaires, des nostalgiques d’une France moisie.
  • Aujourd’hui la gauche avait son favori et elle découvre, médusée, un candidat gaulliste, un candidat de droite, porté par le peuple de droite, avec un programme pour la France ! Un projet qui ne cherche, ni à imiter la gauche, ni à lui plaire ! Un projet qui assume sa radicalité et qui revendique ses audaces !
  • Ah, notre programme, que d’encre noire il fait couler ! On comprend l’étonnement de la gauche qui ne tolère qu’une seule droite : celle qui baisse les yeux sous ses leçons de morale !
  • Nous sommes libres. Nous sommes fiers de ce que nous sommes. La droite de 2016 est réformatrice ! Elle fait fi des acquis ressassés depuis trente ans pour relever la France. La France de 2016 est lucide. Elle va au devant des défis sans prêter l’oreille aux caquets de l’establishment ! La droite de 2016 est patriote ! Elle a hissé le drapeau tricolore et ne l’abaissera plus !
  • « C’est infaisable ! » marmonnent les comptables et tapotant sur leur calculette … « C’est inadmissible ! » grommellent les rentiers du système ! « C’est trop ambitieux, trop risqué, trop brutal ! » Mais ce qui est brutal, ce n’est évidemment pas mon projet ! Ce qui est brutal, c’et le chômage de masse qui casse des millions de Français ! Ce qui est brutal, c’est la délinquance qui brise des quartiers entiers ! Et ce qui sera brutal c’est quand le mur de la dette s’effondrera sur nous !
  • Je choisis de défendre la liberté ! Vous voulez être libre d’aller et venir partout en France, sans crainte des voyous, sans les pressions communautaires. Vous voulez être libres d’élever vos enfants sans subir l’égalitarisme et le jargon grotesque des pédagogues qui font la pluie et le beau temps au ministère de l’Education nationale.
  • La France unie exige l’autorité de l’Etat ! Il faut mettre les mots sur les actes !
    • Un délinquant n’est pas un mineur qui se cherche … C’est un délinquant !
    • Un criminel n’est pas une victime … C’est un criminel !
    • Un djihadistes n’est pas un déséquilibré … C’est un terroriste !
  • L’impunité zéro doit être la règle ! Je veux rétablir les peines-planchers pour les récidivistes. Un délit … Une sanction ! Voila la règle qui doit être parfaitement claire pour les délinquants ! Pour cela, nous réaliserons 16 000 places de prison supplémentaires !
  • La France unie, la France éternelle, ça n’est pas une addition de communautés et de camps. Elle a une identité ! Elle a des coutumes ! Elle a une langue, elle a une culture, elle a un drapeau ! Le repli communautarisme est un danger ! Le patriotisme est la seule façon de transcender nos origines, nos races et nos religions.
  • L’immigration, sans intégration, sans assimilation doit être stoppée ! Dans la République française, les étrangers ont des devoirs avant de réclamer des droits ! C’est une question d’unité nationale mais c’est aussi une question de courtoisie ! Quand on rentre dans la maison d’autrui, on n’y impose pas sa loi ! L’immigration sera organisée par quotas en fonction de nos besoins économiques et de nos possibilités d’intégration ! Je veux que les prestations sociales soient conditionnées à une présence sur le territoire d’au moins deux ans.
  • Je veux supprimer l’aide médicale d’état (AME). Avec ceux que nous avons décidé d’accueillir. Je veux que nous disions clairement et précisément ce que nous exigeons d’eux ! Exercer un travail, s’approprier notre langue, respecter nos règles communes !
  • Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman tant que son ancrage dans la République ne sera pas pleinement achevé. Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du salafisme ou des Frères musulmans.
  • J’entends dire qu’il faudrait durcir les règles de la laïcité … Mais pourquoi imposer de nouvelles exigences au catholicisme, au protestantisme, au judaïsme qui vivent en paix avec la République depuis des décennies quand seul l’intégrisme musulman menace notre société ?
  • Ma conception de la laïcité est claire : la religion musulmane doit accepter tout ce que les autres religions ont accepté par le passé ! »

Alors, qu’en pensez-vous ? Sarkozy était sans doute plus lyrique,
mais sur le fond, tous les thèmes de l’ancien président sont bien là !







Ne nous laissons pas voler notre primaire !

Pas de grand discours aujourd’hui !

votons-massivement

La rumeur se confirme sur les réseaux sociaux :

  • Le PS, en sous-main appelle à faire battre François Fillon,

  • Le FN, devant le danger Fillon, appelle à voter Juppé,

  • Le lobby LGBT – Pierre Bergé en tête – est mobilisé pour faire battre cet « homophobe » que serait Fillon !

  • Dans les quartiers, parait-il, L’UOIF (Union des organisations islamiques de France) appelle à voter pour le candidat de l’identité heureuse.

Devant tous ceux qui n’ont aucune légitimité à se mêler de notre primaire,
réagissons tous et allons voter massivement, pour défendre nos valeurs !







Michel Onfray : « Mélenchon a-t-il fumé la moquette ? »

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En complément à mon précédent article sur la mort d’un dictateur cubain, et du torrent de larmes qui a dévalé sur les ondes française, voici, sous forme de vidéo, le savoureux billet de Michel Onfray dont la vision m’a enthousiasmé.

Malgré la pub que je n’ai pu enlever, voici de quoi bien commencer ce dimanche d’élection :


Michel Onfray : « Fidel Castro était un… par LePoint

Lisez en complément cet excellent article de Sébastien Le Fol : « L’indécent hommage à Castro » paru dans Le Point et dans lequel il cite une déclaration du cofondateur du Point, Claude Imbert, qui résume bien cet aveuglement volontaire de la gauche vis-à-vis du dictateur :

« Incroyable aveuglement de Sartre et, à sa suite, de toute la mitterrandie touristique abusée par les langoustes, les bananiers, et les havanes du dictateur, comme ailleurs par les datchas des maîtres du Goulag ! » notait Claude Imbert, disparu cette semaine, dans son éditorial du 14 mars 1995. Cette année-là, la France avait déroulé le tapis rouge pour Fidel Castro. « Que dirait-on en France d’un Pinochet en visite à l’Élysée ? poursuivait le fondateur du Point.

Mais, voyez-vous, chez nous, un mort dans une prison de droite efface cent morts dans une prison de gauche !

Alors nos bigots font tranquillement brûler un dernier cierge devant le totem barbu et sanguinaire d’un désastre historique. Ce spectacle déshonorant que nous voyons, nous, avec les lunettes d’acier que Montand portait dans L’Aveu, ils n’y voient, eux, qu’une fête votive pour un révolutionnaire bavard pendant que le peuple cubain est invité à danser la salsa devant ses buffets vides. »