Socialisme : l’avenir des étudiants joué à la loterie !

Je relaye aujourd’hui un communiqué de l’UNI qui dénonce le fait que le pouvoir socialiste va donner une base juridique au tirage au sort pour l’entrée dans certaines filières universitaires.

Cette mesure tout-à-fait raccord avec la suppression des bourses au mérite, préfère, plutôt que de sélectionner les étudiants sur la qualité de leurs dossiers, s’en remettre à un simple tirage au sort. On le sait le mot « sélection  » est un mot tabou à gauche ! La sélection par le mérite bien sûr ! Car la sélection à la loterie, leur va très bien ! Une question cynique me vient :

« La gauche pense t-elle que les meilleurs élèves se recrutent à droite ? »

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Tirage au sort : le ministère joue l’avenir des étudiants à la loterie

Suite à plusieurs recours administratifs d’étudiants n’ayant pas eu de place dans des filières surchargées, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche va présenter un projet d’arrêté qui précise les critères appliqués lors de la répartition des candidats en licence effectuée par l’algorithme d’APB. Ce texte sera examiné par le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER), mardi 17 janvier.

Le ministère souhaite par ce texte donner une base juridique au fonctionnement de l’algorithme qui classe les candidats. Désormais ces derniers seront « recrutés » sur quatre critères, tout d’abord les candidats de l’académie d’obtention du baccalauréat et/ou de résidence, puis selon l’ordre des vœux, puis selon la situation de famille, le ministère vous conseille donc de vous marier ou de vous pacser, certes avec qui vous voulez (pour l’instant)… Et enfin par tirage au sort.

Pourtant Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur reconnait que le tirage au sort « est le plus bête des systèmes », mais cela ne l’empêche pas de donner une base juridique à cette pratique. Une fois de plus par dogmatisme, les socialistes et les associations étudiantes de gauche (UNEF et FAGE) préfèrent jouer l’avenir des étudiants à la loterie !

Cette position archaïque et déconnectée de la réalité ne résout aucun des problèmes rencontrés par les Universités. En effet, la sélection a de toute manière lieu à l’Université et il s’agit de la pire des sélections puisqu’elle s’opère par l’échec (seuls 28% des étudiants obtiennent leur Licence en trois ans).

L’UNI dénonce ce texte car l’avenir des étudiants ne doit en aucun cas se jouer au tirage au sort qui est profondément injuste et un non-sens absolu en matière de réussite. Il est illogique de refuser des candidats excellents et d’accepter des candidats dont les capacités ne permettent pas de réussir dans telle ou telle filière.

L’UNI n’attend plus rien de ce ministère, elle espère juste que l’élection présidentielle permettra d’ouvrir enfin un vrai débat sur la sélection afin de mettre un terme au statu quo et à tous ces procédés injustes qui sont utilisés par les établissements pour contourner la sélection sur dossier empêchant ainsi l’Université de jouer son rôle d’ascenseur social.

Communiqué de l’UNI







 

 

L’antiracisme dévoyé

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Voici un article paru dans le dernier numéro du Figaro Magazine. Il s’agit d’une interview de Georges Bensoussan, un historien français, né au Maroc, spécialiste d’histoire culturelle de l’Europe. Ses travaux sont notamment consacrés à l’antisémitisme, à la Shoah, au sionisme et aux articulations entre Histoire et mémoire. Il est rédacteur en chef de la Revue d’histoire de la Shoah et responsable éditorial au Mémorial de la Shoah (Paris).

Dans cet interview, il dénonce le dévoiement de l’antiracisme qui bloque tout débat sur l’immigration depuis des décennies, et actuellement, toute critique de l’islam et de l’islamisation de la France.

L’antiracisme dévoyé a fait taire le peuple français

La plupart des témoignages recueillis dans « Une France soumise » sont sous pseudonymes. Pour Georges Bensoussan, qui a dirigé l’ouvrage , la peur des représailles mais aussi le terrorisme intellectuel imposé par les élites expliquent cette loi du silence sur la question de l’islam.

 

Georges Bensoussan

Georges Bensoussan

Le Figaro Magazine : En 2002, Les Territoires perdus de la République, avait été accueilli par un long silence médiatique. Quinze ans plus tard, dans Une France soumise, vous montrez que la situation s’est aggravée. Pourtant, une partie des élites continue d’ignorer votre diagnostic …

Georges Bensoussan : Le refus d’affronter la réalité est la chose la mieux partagée du monde. Cette situation n’est propre ni à notre époque ni à la France, elle ressort d’une propension humaine à refuser de voir ce que l’on voit tant l’angoisse de la situation nous tétanise. Mona Ozouf, dans une recension* donnée au Nouvel Observateur, citait jadis ce proverbe hindou : « Racontez-nous de belles histoires et nous vous croirons. »

Votre question met aussi en lumière ce qui nous est apparu dans l’enquête moins comme un fossé que comme un abîme entre une partie des élites médiatiques et la masse du peuple français, classes moyennes et populaires confondues. C’est peu dire que ces deux France ne communiquent plus : le discours formaté des élites, devenu doxa, nous est apparu de moins en moins audible. Or, ce discours généré par nombre de médias dominants demeure marqué par un gauchisme culturel qui a dominé la scène intellectuelle française depuis deux générations. Ce fossé interroge aussi la formation dispensée dans les écoles de journalisme et le conformisme qui semble y régner.

La troisième raison à ce déni de réalité, reste la crainte de devoir reconnaître les maux dont souffre la société française sans être paralysé par l’épée de Damoclès que constitue l’accusation de racisme ou, celle, saugrenue, d’islamophobie, ce « racisme imaginaire » comme dit Pascal Bruckner, taillé sur mesure par les islamistes pour faire taire. Ce chantage intellectuel nourrit un conformisme qui contraint au silence nombre de consciences (« vous faites le jeu de »). Un silence dont nous payons le prix aujourd’hui et qui nous a probablement fait prendre vingt ans de retard sur l’événement.

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Le Figaro Magazine : Ce silence des élites est-il motivé par une sincère ignorance, par l’idéologie ou par la peur ?

Georges Bensoussan : En réalité par les trois, même s’il ne s’agit pas des mêmes protagonistes dans les trois cas de figure. Il faut compter d’une part avec ceux qui vivent dans le cocon des quartiers protégés. Ceux- là (mais pas tous) semblent ignorer la France qu’on désigne par une série d’euphémismes: « quartiers sensibles », « France périurbaine » , « France périphérique » comme la nomme le géographe Christophe Guilluy. Ils semblent tout ignorer des conditions de vie de la grande majorité du peuple français. S’il s’agit du personnel politique, l’affaire est plus grave encore.

L’idéologie joue son rôle chez d’autres qui acceptent mal de voir s ‘effondrer les schémas intellectuels sur lesquels ils avaient bâti leur vie. D’admettre que la société multiculturelle dont ils rêvaient est source de conflits. D’admettre également qu’un opprimé puisse être aussi un oppresseur, que des victimes du racisme puissent être racistes à leur tour voire en même temps, et que certains Arabes, s’ils sont stigmatisés ici et là, puissent être aussi (mais pas toujours, évidemment) des antisémites, etc.

Enfin, vous avez raison de souligner le rôle de la peur dans ce refus de poser les mots justes sur les maux de la société française comme si, à désigner le danger, on le faisait exister. Cette attitude naïve, sinon puérile, consiste à penser qu’à cacher le danger on le fait disparaître. Mais la réalité finit toujours par se rappeler à nous, et à différer l’affrontement on se prépare à un combat plus violent encore et plus incertain quant à son issue. La peur ne nous épargnera ni le malheur ni la confrontation.

Le Figaro Magazine : Dans les écoles, les mairies, les hôpitaux, la police, le mot d’ordre est « pas de vagues ».

Georges Bensoussan : Ce qui apparaît fréquemment dans notre enquête, c’est l’ obsession d’une reprise des violences de 2005 et de 2007 dans les banlieues. Tout se passe comme si les responsables, quels qu’ils soient, n’avaient d’yeux que pour les quartiers difficiles ces ghettos socio-ethniques ou ethno-culturels progressivement constitués aux portes des grandes métropoles.

Emeutes dans les banlieues en 2005

Emeutes dans les banlieues en 2005

La peur des émeutes semble le maître mot de nombreux responsables qui estiment que, de concession en concession, on finira par faire régner la paix sociale. C’est ne pas comprendre que dans des systèmes de valeurs qui ne sont pas forcément les nôtres, le compromis peut être perçu comme un signe de faiblesse, toute faiblesse appelant à son tour une offensive nouvelle. Ceux qui prétendent en finir avec notre société ouverte sauront utiliser (et savent déjà) les armes de la démocratie pour en finir avec elle. C’est ce qui est en train de se passer aujourd’hui avec le « djihad judiciaire » (Brice Couturier) mené tous azimuts par le Collectif contre l’islamophobie en France ( CCIF) et d’autres officines parallèles. La paix sociale s’achète rarement par des concessions dictées par la peur. Celui qui craint d’affirmer ce qu’il est comme s’il se sentait illégitime, celui-là a perdu la guerre avant même que de l’avoir livrée. C’est ce que les islamistes ont compris qui voient la société française, et l’Occident en général, comme un « ventre mou », un espace sans défense intellectuelle, bref une terre de conquête.

Le Figaro Magazine : Les politiques et les médias se taisent, mais les citoyens aussi …

il-va-nous-provoquerGeorges Bensoussan : Ces dix-huit mois d’enquête nous ont montré combien la peur avait envahi les esprits : l’immense majorité des témoignages a été recueillie sous pseudonyme. On le comprend pour les fonctionnaires d’autorité, mais d’autres, qui ne sont pas tenus à ce devoir de réserve, ont préféré l’anonymat. Il y a là un premier motif, c’est la crainte de représailles physiques, laquelle n’a rien d’un fantasme : 238 morts en dix- huit mois sont là pour le montrer. Joue en second lieu ce terrorisme intellectuel évoqué plus haut, exercé par cette coterie médiatico- intellectuelle convaincue qu ‘elle représente le « camp du bien » comme disait Pierre-André Taguieff, qui toise avec mépris (et souvent s’agit- il d’un mépris de classe « étonnant » chez des « gens de gauche» … ) ce qui s’oppose à lui, qualifiant les thèses adverses de « simplistes », « racistes » et forcément « nauséabondes » … Au bout du réquisitoire, plane sur le malpensant l’accusation suprême qui relègue au ban de la société : le racisme.

C’est en ce sens que l’antiracisme a été instrurnentalisé, tout comme le nécessaire combat de l’antifascisme : il a concouru à faire taire la majorité du peuple français.

Le Figaro Magazine : Les victimes de l’islamisme sont-elles abandonnées, voire mises en accusation par leur hiérarchie ?

Georges Bensoussan : A certains égards, elles se sentent abandonnées et elles le disent ici. Non qu’on leur donne tort sur un plan intellectuel d’ailleurs, simplement ont-elles le tort d’induire une situation conflictuelle. C’est ce que l’on craint à tous les niveaux de la hiérarchie où tout, semble-t-il, paraît préférable à l’affrontement ouvert.

Le Figaro Magazine : Elisabeth Badinter dans la préface du livre n’hésite pas à parler de « collaboration par antiracisme ».

Georges Bensoussan : Le mot est fort, en effet, et chez un esprit aussi délié et puissant qu’Elisabeth Badinter, il est pensé. Ce n’est pas là le fruit de l’émotion. Ce mot met en lumière combien l’antiracisme, ce combat légitime, a été progressivement dévoyé en religion de l’antiracisme, voire en instrument d’un terrorisme intellectuel devenu aujourd’hui le meilleur vecteur du nouvel antisémitisme, celui de ces officines organisatrices du « camp décolonial » de l’été 2016, subtilement interdit aux Blancs, et publiant des libelles racistes sans que la justice s’en préoccupe.

Elisabeth Badinter

Elisabeth Badinter

Mais ce que Elisabeth Badinter (ci -contre) entend par « collaboration » est plus important encore : elle veut dire que l’antiracisme, dévoyé, a fini par cautionner le pouvoir des oppresseurs, et donc à collaborer avec ceux qui entendent en finir avec notre société ouverte issue des Lumières. Au même titre que le pacifisme de l’entre- deux-guerres, un combat lui aussi légitime après le carnage de la Grande Guerre, a fini en « pacifisme à tout prix », lequel, à son corps défendant, a fini par collaborer avec l’ennemi nazi.

Le pacifisme, il faut le rappeler, fut l’une des racines principales de la Collaboration, un pacifisme inconditionnel (d’une certaine façon, ce fut celui de Jean Giono) qui a conduit aux pires errements politiques. Pour éviter le mal absolu de la guerre, il a facilité le chemin plus terrifiant encore de la guerre totale et de la barbarie hitlérienne.

A cet égard, le parallèle est frappant entre l’actuel dévoiement de l’antiracisme et le dévoiement passé du pacifisme.

Propose recueillis par Alexandre Devecchio pour le Figaro Magazine.

* Recension : Analyse et compte rendu critique d’un ouvrage dans une revue. Vérification d’un texte d’après les manuscrits.

Pour en savoir plus sur Georges Bensoussan







« Le socialisme s’arrête quand les autres n’ont plus d’argent ! »

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Sortez vos chéquiers ! C’est le grand message qui ressort du premier débat de la primaire de la gauche ! Je parle bien sûr des chéquiers des classes moyennes qui devraient être effarées par les programmes économiques qui leur sont proposés !

Décidément, les socialistes n’apprennent jamais de leurs erreurs ! François Hollande a tué le peu de croissance que nous avions sous un choc fiscal sans précédent et ses candidats-successeurs proposent de perpétuer les mêmes erreurs …

C’est l’objet de l’édito de Guillaume Roquette, cette semaine, dans le Figaro Magazine :

La foire aux promesses

Et c’est reparti ! A la primaire du Parti socialiste et de ses affidés, la foire aux promesses bat son plein. Chacun y va de sa largesse nouvelle, de sa dépense inédite, de son droit supplémentaire, dans une improvisation à peu près totale.

Guillaume Roquette

Guillaume Roquette

Mais la campagne est brève, alors il ne faut pas lésiner. Et puis l’exemple vient de haut : en 2012, François Hollande avait ramassé la mise en promettant la taxation des hauts revenus à 75 % et une guerre à la finance. Les commentateurs, lyriques, avaient appelé cette démagogie en marche « l’esprit du Bourget » .

Mais cette fois, ça ne marche plus. Les candidats ont beau rabâcher, tels des perroquets sous antidépresseurs, les mots obligés des campagnes électorales socialistes (progrès, solidarité, République, égalité … ), le spectacle ne fait plus recette. Dans cette campagne présidentielle où rien ne se passe décidément comme prévu, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon prennent toute la lumière sur le côté gauche de la scène. Pour la première fois depuis un demi- siècle, le PS, quel que soit son futur candidat, apparaît minoritaire dans son camp.

Pour se consoler, les militants pourront toujours se convaincre que c’est le désistement surprise de François Hollande qui les a mis dans ce pétrin. Mais, en réalité, la défection présidentielle est la conséquence plus que la cause de cette déconfiture. François Hollande est sans doute le plus lucide des socialistes ; c’est parce qu’il savait la partie perdue qu’il ne l’a même pas tentée. Et sa personne n’est pas seule en cause : partout dans le monde, la gauche de gouvernement est balayée, Hillary Clinton et Matteo Renzi étant les dernières victimes en date.

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Margaret Thatcher disait : « Le socialisme s’arrête quand les autres n’ont plus d’argent. » C’est d’abord parce que les caisses sont vides que les électeurs séduits par François Hollande en 2012 ne peuvent plus croire aux promesses de ses héritiers. Plombée par une dette vertigineuse, étouffée par une fiscalité confiscatoire, la France n’a plus rien à distribuer. Quand on est de gauche, on n’a plus que deux solutions : faire exploser le système en votant Mélenchon ou le réformer pour de vrai en ralliant Macron (pour autant que celui- ci concrétise ses velléités modernisatrices, ce qui est loin d’être acquis).

Tous anciens ministres de François Hollande, les principaux candidats de la primaire socialiste n’ignorent pas que notre système redistributif ne fonctionne plus, tant le niveau des prélèvements obligatoires a asphyxié l’économie française. Ils savent bien que les contraintes qui pèsent sur les entreprises entravent toute nouvelle création de richesses. Alors, comment peuvent-ils espérer financer leurs nouvelles exonérations fiscales, leurs plans d’investissement, leurs dépenses supplémentaires, quand ce n’est pas ce délirant revenu universel à 300 milliards d’euros ? Y croient- ils eux-mêmes ? « La gauche peut mourir », affirmait Manuel Valls en 2014.

Pour le Parti socialiste, l’échéance semble se rapprocher.

Guillaume Roquette pour le Figaro Magazine.







 

Le contraire de la « gauche caviar », la « droite sardines à l’huile »,
ça n’existe pas.

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J’ai utilisé la citation précédente de Jean-François Kahn pour illustrer un précédent article : La gauche agonise, mais elle sera arrogante jusqu’au bout …

Cette boutade de Jean-François Kahn que j’avais beaucoup admiré, dans ma jeunesse, avant qu’il ne sombre dans un anti-sarkozisme viscéral, est plus profonde qu’il n’y parait au premier abord.

Mais, tout d’abord, que recouvre ce vocable de « gauche caviar » ?

Ce que nous dit le Larousse :

Gauche caviar : gauche dont le progressisme s’allie au goût des mondanités et des situations acquises.

Cette expression date des années 80 et fut inventée par les détracteurs de François Mitterrand, à la gauche de la gauche. Elle  a pris aujourd’hui un sens plus large. Il est amusant de constater que l’un des plus typiques représentants de la gauche caviar, Laurent Joffrin, avait écrit, dans son livre : « Histoire de la gauche caviar » :

« Une fausse gauche qui dit ce qu’il faut faire et ne fait pas ce qu’elle dit, une tribu tartuffe et désinvolte, qui aime le peuple et qui se garde bien de partager son sort. »

Aujourd’hui la gauche caviar a été totalement démasquée par l’électorat populaire qui lui reproche :

  • De se faire élire sur un programme de gauche, pour faire ensuite un programme … de droite !
  • De prôner un égalitarisme forcené à l’école publique, et de mettre ses propres enfants dans le privé.
  • De promouvoir l’accueil sans limite des migrants, sans jamais en accueillir elle-même.
  • De défendre le « vivrensemble » mais d’habiter dans les beaux quartiers,
  • D’avoir le coeur à gauche mais le portefeuille à droite,

En résumé, c’est : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! »

Que serait une droite « sardine à l’huile » ?

Ce serait donc des gens de droite qui s’afficheraient comme tels, mais qui en secret, vivraient comme le peuple de gauche, en délaissant le caviar au profit des sardines à l’huile … Un concept très improbable !

Néanmoins, en poussant un peu plus loin les choses, on pourrait trouver que la droite arrive parfois (souvent ?) à faire une politique de gauche …

En effet, la droite, culpabilisée depuis des décennies par la gauche et surtout par les médias, qui la traitent de parti des riches,  de l’argent et des inégalités, a souvent délaissé ses valeurs (sens de l’effort, promotion du mérite, de la valeur travail) pour singer la gauche en « faisant du social » !

La preuve de cette emprise psychologique tient dans le fait que jamais, en France, le libéralisme n’a été essayé pour résoudre les problèmes de la France et notamment son chômage de masse ! Et pourtant, la gauche ose taxer les programmes de droite d’ultralibéralisme !

Mais les choses sont en train de changer …

Grâce à Hollande, la démonstration vient d’être faite que la social-démocratie est un concept inefficace en période de crise économique. Quand on ne crée plus de richesse, on ne peut pas la redistribuer ! Même si certains, à gauche, le propose quand même ! Cela me rappelle le comble de la stratégie :

« quand on n’a plus de munitions, continuer à tirer pour faire croire qu’on en a encore …« 

Lors de la primaire de droite, nous avons pu enfin voir que tous les candidats osaient proposer au moins un peu de libéralisme dans leur programme. Mieux encore, c’est le candidat le plus radical dans le domaine économique, François Fillon, qui l’a emporté ! Depuis, on constate qu’il est attaqué de toutes parts, comme l’avait été Nicolas Sarkozy qui avait osé s’afficher clairement à droite !

Beaucoup de pédagogie sera nécessaire pour que François Fillon puisse accéder à l’Elysée. S’il y parvient, beaucoup de courage sera demandé pour vaincre toutes les forces conservatrices de gauche – les pires – qui vont s’opposer à l’application de son programme.

En conclusion …

Certains nous disent que le clivage droite-gauche n’a plus de sens ! Il n’y avait pourtant qu’à regarder le premier débat de la primaire de gauche, hier soir, et le comparer à ceux de la primaire de droite pour se convaincre du contraire ! Donc, à droite, restons fermes sur nos valeurs : réformons la France pour faire redécoller notre économie.

Pour que tous les Français puissent passer, de temps en temps, des sardines à l’huile au caviar !







 

 

 

Najat démission !

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SOS Education vient de lancer une pétition pour demander  la démission de Najat Vallaud-Belkacem-Belkacem. Voici le texte de cette pétition :

Madame la Ministre,

Au vu des résultats catastrophiques tombés ces dernières semaines, qui étaient malheureusement prévisibles :

  • Le rapport de la Depp du 9 novembre 2016 pointant l’effondrement en orthographe des collégiens depuis 1987,
  • L’étude internationale TIMSS 2015, dénonçant le niveau dramatique en mathématiques des élèves de CM1 et de Terminale S,
  • L’étude internationale PISA 2015, qui montre que malgré les milliards engloutis, la France reste dans les fonds de classement,

Au vu de votre réforme du collège, rejetée par la plupart des professeurs parce qu’elle est inapplicable et inutile, et parce qu’elle ne résoudra en rien les problèmes des apprentissages fondamentaux,

Au vu de votre opposition manifeste à toute mesure permettant de responsabiliser les chefs d’établissements et les enseignants,

Je vous demande solennellement de prendre vos responsabilités et de démissionner du poste de ministre de l’Éducation nationale.

Pour signer la pétition, cliquez sur l’image ci-dessous.

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Pour illustrer cet article, je me suis « amusé » à compiler en un diaporama toutes les illustrations des articles consacrés à Najat Vallaud-Belkacem-Belkacem :







 

 

Education nationale : les démissions de professeurs explosent !

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Ce matin, je relaye un article paru sur le blog de l’association SOS Education et dont l’auteur est Jean-Baptiste Noé, historien et professeur. Le titre de cet article est le suivant :

Explosion des démissions au sein de l’Éducation nationale :

le terrible bilan des années Hollande

Qui a dit que le Sénat ne servait à rien ? Les sénateurs produisent régulièrement des rapports très intéressants qui sont des mines d’informations, sur des sujets très variés. Un des derniers en date a été publié le 24 novembre 2016 et porte sur le projet de loi de finances 2017, quant au volet consacré au budget de l’Éducation nationale. Il vient opportunément d’être rendu public et il révèle le bilan terrible des années Hollande : l’explosion des démissions au sein de l’Éducation nationale. Nous sommes loin des promesses électoralistes de recrutement de sa campagne de 2012.

Le rapport note avec justesse que les dépenses n’ont cessé de s’accroître depuis 2012, pour des effets nuls puisque les résultats n’ont cessé de baisser : « Un budget électoraliste, marqué par la croissance insoutenable des dépenses de personnel. » C’est un très bon résumé de tout ce qui a été accompli en matière scolaire sur les cinq dernières années.

Mais ce pour quoi le rapport est intéressant c’est qu’il révèle enfin le chiffre des démissions au sein de l’Éducation nationale. Nous savons que celles-ci ne cessent de croître, mais le ministère se refuse à dévoiler les chiffres. Enfin nous les obtenons dans ce rapport, même si ce sont des chiffres partiels. Le rapport indique en effet les démissions de stagiaires. Il s’agit de personnes qui ont réussi le concours et qui démissionnent au cours de leur première année de travail, durant leur stage. Or, la validation du stage est nécessaire pour être titularisé et donc devenir fonctionnaire.

Les démissions de stagiaire dans le primaire ont ainsi été multipliées par 6.5 entre 2012 et 2016, passant de 65 à 434. Dans le secondaire, elles ont été multipliées par 3 passants de 120 à 371.

Les raisons de telles démissions ne sont pas données, mais nous les connaissons grâce à d’autres rapports : il s’agit du manque de liberté de plus en plus grand des instituteurs et de la façon dont ils sont maltraités et par l’institution et par les élèves.

Or ces démissions se déroulent dans un cadre qui est déjà sous tension : l’Éducation nationale n’arrive pas à recruter tous les personnels dont elle a besoin. À cela, s’ajoutent les démissions des professeurs déjà actifs, dont nous savons qu’elles sont en augmentation même si le ministère se refuse à donner les chiffres.

Nous citons ci-dessous les pages 36 et 37 du rapport qui décrivent très bien tout le problème de l’Éducation nationale qui se résume par cette phrase : « Des candidats au niveau très problématique ont été admis pour ne pas laisser inoccupé trop de postes. »

« En dépit d’un réel effort en faveur de l’attractivité de la profession de professeur des écoles, que votre rapporteur pour avis salue, la politique de recrutements massifs menée par le ministère se heurte à d’importantes difficultés et présente plusieurs risques. Année après année, les concours externes de recrutement de professeurs des écoles ne sont pas parvenus à pourvoir l’ensemble des postes offerts, en particulier dans les académies jugées les moins attractives : 744 postes sont restés vacants lors du concours exceptionnel 2014, 283 en 2015 et 561 en 2016. Lorsque ces postes ont été pourvus, le risque d’une baisse des exigences de recrutement est réel. Certaines académies connaissent des ratios candidats présents/postes offerts très faibles, qui présagent d’une sélectivité faible des concours : il s’élevait pour la session 2016 à 1,84 dans l’académie d’Amiens, 1,21 dans l’académie de Créteil, 1,95 dans l’académie de Dijon ou encore 1,19 dans l’académie de Versailles. L’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) s’est fait l’écho des préoccupations de votre rapporteur pour avis, relevant qu’« il semble bien que dans certaines académies, des candidats au niveau problématique aient été admis pour ne pas laisser inoccupés trop de postes ».

De plus, l’IGAENR souligne que le « caractère académique du concours renforce les inégalités territoriales entre les académies et même entre les départements au sein d’une même académie ». La comparaison de la moyenne obtenue par le dernier admis au concours externe en 2015 révèle des disparités importantes entre académies : si elle s’élève à environ 12/20 dans les académies de Bordeaux, de Nantes et de Grenoble, voire à 13,7/20 dans l’académie de Montpellier, la moyenne du dernier admis se situe autour de 9/20 dans les académies d’Amiens, de Limoges ou de Dijon. Ces inégalités territoriales sont renforcées par le fait que « l’affectation des lauréats du concours au sein des départements d’une académie s’opère à partir des vœux des candidats et des notes obtenues ». Dans l’académie de Versailles, l’Essonne et le Val-d’Oise, qui accueillent 531 candidats classés entre la 900e et la 1430e place, « comptabilisent à eux deux 81 % des renoncements enregistrés dans l’académie et la totalité des démissions ». En outre, les chiffres communiqués par le ministère au sujet des démissions d’enseignants révèlent une progression inquiétante du phénomène auprès des enseignants stagiaires, particulièrement dans le premier degré. Le ministère n’a pas fourni d’explication à cette augmentation du taux de démission des enseignants stagiaires, lequel triple dans le premier degré et double dans le second entre les années scolaires 2012-2013 et 2015-2016. Le caractère éprouvant de l’année de stage, pendant laquelle les stagiaires doivent assurer un service d’enseignement à mi-temps, suivre leur formation et mener un travail de recherche, a été mis en avant par plusieurs des syndicats interrogés par votre rapporteur.

Dans son analyse de l’exécution 2015, la Cour des comptes rappelle que « face à la perte de nombreux stagiaires en cours d’année, et à un nombre de départs plus importants que prévu, le ministère a réagi en débloquant le recrutement de près de 1 400 professeurs des écoles stagiaires sur listes complémentaires des concours 2014. Outre l’organisation d’un concours supplémentaire de recrutement de professeurs des écoles dans l’académie de Créteil, organisé en 2015 et en 2016, le ministère recourt également à des enseignants contractuels, dont la formation est plus que succincte. »

Ce rapport confirme la thèse de mon ouvrage : avec d’un côté de grandes difficultés de recrutement et de l’autre des démissions qui explosent …

le système Éducation nationale ne pourra pas survivre plus de dix ans,
car il n’y aura plus personne à mettre face aux élèves !

La cause fondamentale de ce blocage étant l’absence de liberté, seule l’instauration d’une véritable et authentique liberté scolaire permettra d’y remédier et faire renouer la France avec l’excellence scolaire.

 Jean-Baptiste Noé pour SOS Education.

Qui est Jean-Baptiste Noé ?

Jean-Baptiste Noé

Jean-Baptiste Noé

Jean-Baptiste Noé est historien et écrivain, spécialisé dans l’histoire intellectuelle et la géopolitique.

Rédacteur dans la revue Conflits, il anime également une émission consacrée à l’histoire sur Radio Espérance, et intervient régulièrement dans la revue en ligne Contrepoints. Il est membre du comité scientifique de la revue Food Geography, consacrée à l’histoire de l’alimentation et à la géographie alimentaire, et chargé de recherche à l’AEDES (Association de promotion des études diplomatiques et stratégiques).

Professeur d’histoire au lycée Hautefeuille (92), il soutient la liberté pédagogique et scolaire comme moyen de restaurer l’éducation.

Ses ouvrages :

jean-baptiste-noe-rebatir-l-ecoleRebâtir l’école – plaidoyer pour la liberté scolaire

A paraître le 12 janvier 2017, aux éditions Bernard Giovanangeli.
Livre préfacé par Chantal Delsol, de l’Institut (Académie des Sciences morales et politiques).

Un ouvrage pour établir le tableau de situation de l’école actuelle et proposer des pistes de renouveau et de rénovation. Un ouvrage éminemment optimiste qui démontre que la liberté peut nous permettre de renouer avec l’excellence scolaire.


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Le défi migratoire. L’Europe ébranlée.

Etude des mouvements migratoires qui touchent actuellement l’Europe. Pourquoi les migrants partent-ils ? Quel est le rôle des réseaux mafieux dans ces mouvements ? Quelles conséquences et quelles solutions pour l’Europe et pour les pays émetteurs ?

Une étude dense et synthétique pour comprendre un sujet fondamental du temps.

Voir cette vidéo de présentation de son livre par l’auteur.








Hollande : son incontinence verbale le reprend !

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Les hommes politiques sans convictions et plus encore les journalistes, adorent brûler ceux qu’ils ont adorés ! Dans ces colonnes, j’ai parfois rendu compte des jubilatoires joutes verbales qui opposaient Eric Zemmour à Nicolas Domenanch, notamment dans  l’émission d’iTélé « ça se dispute ! » Avant qu’Eric Zemmour n’en soit honteusement chassé pour des paroles « non prononcées » dans une interview à un journal italien …

On se souvient que Nicolas Domenach tentaient alors laborieusement de défendre François Hollande et son quinquennat contre les attaques portées par Eric Zemmour. Des tonnes d’eaux boueuses ont coulé sous les ponts socialistes, et François Hollande est devenu la bête noire de beaucoup d’entre eux, dont Nicolas Domenach !

Ce matin, sur RTL, il a pourfendu le « futur ex-president empêché de se représenter »pour ses critiques sur les participants à la primaire socialiste.

Pour une fois, je partage l’opinion de ce militant socialiste car après l’échec de son quinquennat, sa lamentable capitulation en rase campagne et  sa renonciation à se représenter, on s’attendrait à ce que l’intéressé rase les murs et se fasse discret !

Je ne résiste donc pas ce matin à la jubilation de reproduire ici les termes de sa chronique :

Yves Calvi : « François Hollande a renoncé à se présenter la primaire socialiste mais n’a pas pu se résigner à un silence total. Voilà qu’il s’est même laissé aller, selon le journal Le Monde, à critiquer les uns et les autres …  »

Nicolas Domenach : « Et il aurait mieux fait de se taire ! De rester au-dessus de la mêlée, à la hauteur qu’il avait su prendre avec son renoncement à se représenter.

Cette incontinence verbale, qui lui a coûté si cher, voilà que ça le reprend !
La confidence de couloir ou le cancan de concierge, c’est plus fort que lui !

Il parle. Il débite du commérage, comme on assassine en « commenta-tueur » qui tue les autres, mais, par ricochet, se flingue lui-même. Cette fois, la sulfateuse, il l’a sortie contre ceux qui osent prétendre lui succéder … Le président, selon Le Monde, n’est pas impressionné par Arnaud Montebourg, ce qui signifie qu’il le considère inexistant, et il méprise carrément Vincent Peillon, mais c’est contre Manuel Valls qu’il se montre le plus acide ! Pour François Hollande – je cite - « Manuel Valls n’a pas de projet. Il tourne en rond. Il n’avait qu’un projet : c’est de me virer ! Et aujourd’hui, il se heurte, à un haut degré de défiance »

Fermez le ban … et le couvercle du cercueil ! François Hollande enterre carrément son ex-premier ministre !

Relance d’Yves Calvi : « Alors qu’il dit du bien de Benoit Hamon, dîtes donc !  »

Nicolas Domenach : « Oui, Hamon Benoit est le seul qui trouve grâce à ses yeux. Parce qu’il aurait adopté une bonne posture, mais c’est surtout une façon de souligner que la posture des autres est mauvaise ! A commencer par celle de Valls ! L’acrimonie est là, du chef abandonné qui considère que son ancien second l’a trompé tout en l’assurant de sa fidélité.

Selon les hollandais, dans l’échelle de la déloyauté, François Hollande a placé, tout en haut, Manuel Valls, qui, avec ses affidés, a comploté pour l’empêcher de se représenter. Alors qu’Emmanuel Macron se serait simplement affranchi. En Hollande, on préfère donc, comme Ségolène Marie Royal, cajoler le second pour nuire plus efficacement au premier !

Relance d’Yves Calvi : « Mais dîtes donc, à quoi sert ce jeu tordu auquel se livre François Hollande ?  »

Nicolas Domenach : « C’est du Shakespeare … en pire ! En petit ! C’est le jeu sombre auquel se laissent aller ces puissants qui, tous ou presque, ne veulent pas d’héritiers issus de leur camp. Souvenez-vous, par exemple, de François Mitterrand qui préféra jouer Jacques Chirac en sous-main, plutôt que Lionel Jospin ! Attendez-vous pareillement, demain, à entendre quelques confidences au vitriol de Nicolas Sarkozy sur François Fillon, à qui il n’a jamais porté que médiocre considération.

Mais si François Hollande balance, non pas l’encensoir, mais le « descencoir » sur Valls et les principaux prétendants socialistes, s’il les monte les uns contre les autres, c’est qu’il a intérêt à prouver que, sans lui, tout part en quenouille, pour rester poli, et qu’aucun n’est capable de réussir, comme lui, l’unité de la gauche.

Mais, il y a mieux ! Je ne crois absolument pas au retrait définitif de François Hollande. Il est jeune … 62 printemps ! Et il a la politique dans le sang ! Il n’a fermé aucune porte et comme Nicolas Sarkozy, comme Valérie Giscard d’Estaing, en leur temps, il fera tout pour compter encore ! Laisser une trace dans l’histoire, bon, d’accord ! Mais écrire l’histoire, c’est beaucoup plus excitant, d’autant que ce finaud considère – je cite - « qu’il n’a pas été battu comme les deux autres !  » 

Vous verrez que François Hollande dira même un jour qu’il a été trahi et n’allez pas
insinuer avec votre mauvais esprit, Yves, qu’il a peut-être été trahi par lui-même !

Nicolas Domenach sur RTL

Un simple remarque à ajouter à cette chronique parfaite : quel est le sens de l’éthique de cet homme politique qui, par ses propos fielleux, ne fait qu’enfoncer un peu plus, un parti socialiste à l’agonie ? Un parti qu’il a pourtant dirigé pendant dix ans, et qui l’a aidé à accéder à l’Elysée ? Comme l’a dit  Aquilino Morelle, dans son brûlot :

« Hollande est un faux gentil … et un vrai méchant !  »

Nota : en compulsant mes archives, je m’aperçois que j’avais déjà commis, en août 2016, un article sur le même sujet : « Hollande : la pipelette de l’Elysée (selon Nicolas Domenach)  »







Peuple de droite ! Il va falloir sauver le soldat Valls !

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Lors de la primaire de la droite et du centre, 15 % des votants étaient des électeurs de gauche soit environ 650 000 votants qui – reniant leurs convictions profondes en signant la charte des valeurs de la droite – se sont mobilisés pour faire chuter Nicolas Sarkozy.

Et si, nous peuple de droite, nous leur rendions la monnaie de leur pièce !

Les résultats des premiers sondages concernant la primaire de gauche viennent d’être publiés et leur analyse montre que, s’ils veulent faciliter, voire assurer la victoire de leur champion, François Fillon, les électeurs de droite auront intérêt à participer à la primaire de gauche …

En effet, l’effet Macron peut être dévastateur pour François Fillon, si l’ancien banquier mais néanmoins ministre de gauche de l’économie parvient à le coiffer au premier tour.  Heureusement, la gauche va arriver divisée au scrutin avec au moins trois candidats : Macron, Mélenchon et le vainqueur de la primaire de gauche.

L’intérêt de la droite, c’est que les voix de gauche se répartissent le plus également possible entre les trois candidats de façon à ce qu’ils soient tous … éliminés dès le premier tour.

Même si Valls a gauchisé à mort son discours depuis qu’il a changé ses habits de premier ministre pour ceux de candidat, il est proche idéologiquement d’Emmanuel Macron. Si Valls gagne la primaire, il partagera les voix de l’aile la moins à gauche du PS (je n’ai pas osé écrire l’aile droite du PS !) avec Emmanuel Macron et donc l’affaiblira. Au contraire, si Valls est éliminé, une grande partie de ses électeurs de la primaire se reporteront sur Macron.

Conclusion : il faut que Valls sorte vainqueur de la primaire de gauche !!!

J’ai essayé de mettre quelques chiffres derrière mon raisonnement. Bon courage à ceux qui le suivront jusqu’au bout …

1 – Premier sondage sur la primaire de la gauche

Ce sondage a été réalisé selon trois hypothèses de participation :

  • Hypothèse large : 4,6 millions de votants,
  • Hypothèse moyenne : 2,6 millions de votants (celle retenue pour le second tour),
  • Hypothèse restreinte : 1,3 millions de votants.

1 – 1  Premier tour

Source : infographie Le Figaro

Source : infographie Le Figaro

On voit que Manuel Valls est qualifié pour le second tour et que Arnaud Montebourg et Benoit Hamon sont au coude à coude pour être le deuxième qualifié.

1 – 2  Second tour

Source ; infographie Le Figaro

Source ; infographie Le Figaro

Il est clair que Manuel Valls est bien menacé de perdre au second tour. Dans l’hypothèse retenue, Arnaud Montebourg l’emporte sur Manuel Valls alors que Benoit Hamon fait seulement jeu égal avec lui.

2 – Sondage sur l’élection présidentielle de mai 2017

Le sondage a été fait selon deux hypothèses : avec ou sans la candidature de François Bayrou.

2 – 1  Hypothèse avec François Bayrou

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Source : infographie Les Echos

2 – 2  Hypothèse sans François Bayrou

Source : infographie Les Echos

Source : infographie Les Echos

On voit clairement que, quel que soit le vainqueur de la primaire de gauche, il partage avec Emmanuel Macron un total des voix compris entre 25 et 28 % avec Bayrou, entre 27 et 33 % sans Bayrou.

Mais le fait le plus intéressant est que, quelle que soit l’hypothèse considérée, Manuel Valls est le seul à pouvoir réduire les voix pour Macron de 4 à 6 % ce qui est suffisant pour le priver de second tour.

CQFD : la victoire de Manuel Valls à la primaire est indispensable à la droite !

Combien faut-il d’électeurs de droite pour assurer la victoire de Manuel Valls ?

Dans l’hypothèse retenue par la Sofres, Arnaud Montebourg l’emporte par 53 % contre 47 % contre Manuel Valls pour une participation de 2,6 millions de votants.

L’écart de voix est donc de : 156 000 voix. Pour assurer le résultat, il suffirait que 300 000 électeurs de droite se décident à participer à la primaire de gauche. Dans l’autre hypothèse où Benoit Hamon est opposé à Manuel Valls, il fait jeu égal avec lui, il sera donc encore plus facile d’assurer la victoire de Valls.

Pour éviter toute surprise, il est conseillé d’aller voter pour Valls dès le premier tour de la primaire !

Certains lecteurs vont m’opposer la déontologie qui leur interdirait de signer la charte d’adhésion aux valeurs de gauche. Voilà quelques arguments pour les convaincre :

  • Le socialisme a déjà fait trop de mal en France à chaque fois qu’il a atteint le pouvoir : (retraite à 60 ans avec Mitterrand, 35H avec Jospin, choc fiscal délirant avec Hollande) pour qu’on leur donne une quatrième chance !
  • Les 650 000 électeurs de gauche n’ont eu aucun scrupule à se parjurer ! Utilisons, nous aussi, leur méthode !
  • Et puis, signer un papier proposé par nos adversaires, cela nous engage t-il vraiment ?
  • Manuel Valls est le candidat le plus à droite dans cette primaire de gauche, il est donc bien notre moins mauvais candidat.

Oui, Peuple de droite ! Il va vraiment falloir sauver le soldat Valls !

Evidemment, ce raisonnement devra être validé à nouveau au fur et à mesure d’avancement de la campagne de ces primaires et c’est seulement à la veille du scrutin que nous devrons nous déterminer.

Nota : Je propose que ceux qui se sont mobilisés contre la loi Taubira, aillent voter, habillés de leur magnifique sweet de la Manif pour tous … Ça mettra de l’ambiance dans les bureaux de vote.







Boualem Sansal – Islamisation : la France m’inquiète … (2/2)

Voici la seconde partie du discours de Boualem Sansal suite de l’article publié hier :

Crédit photo de base : Theillet Laurent / Sud Ouest / MAXPPP

Crédit photo de base : Theillet Laurent / Sud Ouest / MAXPPP

Y a-t-il encore de l’espoir ?

Oui, il existe, il est puissant, la France est un grand pays avec une immense histoire pleine de ressort et d’énergie, il continue de vivre et de se projeter dans l’avenir, mais chacun sent que l’effort coûte de plus en plus, que le poison islamiste court dans ses veines, que la langueur de la décadence le travaille, que le pays perd de sa cohérence et de son unité, que le gouvernement n’y entend goutte, que l’Europe est un boulet, bref chacun comprend que la fin approche. L’espoir est précisément là, dans cette horrible sensation que l’histoire est finie, c’est là que le désespoir trouve sa meilleure énergie.

Il y a une condition cependant : la France doit retrouver l’usage de la parole libre et en faire une arme. Si le terrorisme se combat dans la discrétion et la patience, par le renseignement et l’infiltration, l’islamisme se combat par la parole, haut et fort. Ce combat a toujours été celui des journalistes et des écrivains, qu’ils reprennent le flambeau, il est à eux.

On n’oubliera pas de mener ce combat en premier contre l’armée des « idiots utiles » et des « bienpensants » qui, avec une poignée de considérations de patronages, ont réussi à paralyser la France et l’ont livrée aux islamistes et demain à la guerre civile :

  • « pas d’amalgame tu feras »,
  • « l’assassin de ton frère est ton frère, des Bisounours tu lui adresseras », 
  • « raciste et islamophobe tu es si tu ne tends pas l’autre joue »,
  • « ta coulpe tu battras, car colonisateur et esclavagiste tu fus »,
  • « de remords et de pénitences tu te nourriras »,
  • « ta place tu céderas, dhimmi tu seras »,
  • « paix, tolérance et soumission tu pratiqueras avec tes agresseurs ».

Vous l’avez noté, à aucun moment je n’ai parlé de l’islam. Vue par là, l’affaire nous dépasse, on est dans l’intouchable, l’islam, c’est Allah, c’est Mahomet, le Coran, le califat, l’oumma, c’est la fin des hérésies et de la mécréance. L’islam « est l’horizon indépassable de notre temps », ce cher Jean-Paul Sartre nous le dirait sans faute s’il revenait parmi nous.

À côté, l’islamisme n’est rien, avec sa pauvre charia et ses sabres ébréchés, on pourrait le balayer ce soir, si on nous le permettait. [...] Nous vivons les frasques de ces enfants monstrueusement gâtés, jouisseurs fous et insatiables. Ils saccagent des pays comme ils saccageaient hier, quand ils apprirent à prendre l’avion et actionner des ascenseurs les palaces du monde libre avant de les acheter pour les mettre à leur goût.

C’est cela que les « idiots utiles » et les « bien-pensants » aiment en vérité: l’argent des cheikhs il sent bon l’encens et le mazout. Avec eux Billancourt ne désespérera jamais, et d’ailleurs par leur faute Billancourt n’existe plus, il a disparu en même temps qu’une certaine France.

À Colombey-les-Deux-Mosquées, il y en a un qui doit salement râler. Pour terminer, je voudrais vous dire mon sentiment sur les propositions récentes de l’Institut Montaigne pour réformer l’islam et rendre possible l’émergence d’un islam de France. Parler d’islam de France est déjà un gros blasphème; l’islam est un, il est partout chez lui. C’est par le Journal du dimanche du 18 septembre dernier que j’en ai pris connaissance. Ces propositions se résument ainsi : on lève une redevance sur le halal, on construit des mosquées, on forme des aumôniers et des imams, on enseigne l’arabe aux écoliers et le français aux imams, on expurge l’histoire, on crée un secrétariat d’État à la Laïcité et aux Cultes, on implique les maires, on actionne la diplomatie pour endiguer l’influence des régimes wahhabite d’Arabie et du Qatar.

Quand j’ai lu ça, je suis tombé à la renverse, j’ai compris que le plan était un programme d’arabisation et d’islamisation des plus sévères, il ne laissait aucune possibilité de faire machine arrière en cas de regret. Il ressemblait au plan d’arabisation et d’islamisation que le pouvoir algérien a mis en oeuvre en Algérie au début des années quatre-vingt sous la pression de l’Arabie saoudite et qui allait en peu de temps faire de nous des perroquets wahhabites salafisés.

Il fallait comprendre l’intention de l’Institut. Même à long terme et dans un climat apaisé, ces propositions seraient sans portée ni effet quant à l’objectif visé: réformer l’islam et faire émerger un islam de France, accepté de tous.[...] Au contraire, la France est déjà très avancée dans la voie de son islamisation et ces propositions généreuses inespérées vont formidablement aider à son expansion et son enracinement.

L’effet multiplicateur et accélérateur n’a pas été pris en compte dans l’étude, il jouera à plein, ce que l’enquête montre pourtant puisqu’elle apprend que 29 % des musulmans de France sont déjà en rupture avec la communauté nationale. Il semblerait que l’Institut n’ait pas travaillé sur la réalité mais sur une image de la réalité. Le fait de formuler de telles propositions après une année 2015 marquée par les attentats islamistes révèle que le but recherché par les planificateurs des attentats est atteint: la France est prête à tout céder, les dix propositions de l’Institut se présentent comme un acte d’allégeance au calife.

Je ne veux pas désespérer l’Institut Montaigne, mais on doit le lui dire : le calife tient son pouvoir d’Allah, il n’attend rien de personne, il écrase tout sur son chemin, les idiots utiles, les allégeants et les soumis en premier.

Boualem Sansal (extrait de Valeurs actuelles).

Je me permets d’ajouter à cet article un diaporama que j’avais précédemment réalisé à partir des déclarations pro-islam des personnalités socialistes. Il illustre parfaitement l’énorme responsabilité de la gauche – qui pendant trente ans a interdit tout débat sur l’immigration – sur l’islamisation rampante de la société française :







Boualem Sansal – Islamisation : la France m’inquiète … (1/2)

Je publie très régulièrement ici des billets d’auteurs musulmans concernant l’islam et l’islamisation de notre pays. C’est, je crois, une façon de désamorcer tout soupçon d’islamophobie que la gauche et la bien-pensance nous jettent à la figure dès qu’on parle de ces sujets.

Aujourd’hui, je publie, en deux articles successifs, le compte rendu d’un discours – déjà publié dans Valeurs actuelles – de l’un des plus grands écrivains algériens de langue française : Boualem Sansal.

Crédit photo de base : Theillet Laurent / Sud Ouest / MAXPPP

Crédit photo de base : Theillet Laurent / Sud Ouest / MAXPPP

Boualem Sansal vit en Algérie. Le 13 décembre dernier, le romancier et essayiste était l’invité d’honneur de la Fondation Varenne, à Paris. Reconnue d’utilité publique, celle-ci se consacre, notamment, à la promotion du journalisme et remettait ses prix annuels du reportage à 26 lauréats. Ce fut l’occasion pour le romancier de prononcer un magistral discours dont nous reproduisons ici l’essentiel.

Je voudrais vous dire deux trois choses sur l’islamisme. Il y a d’autres sujets mais celui-ci les dépasse, il tient le monde en haleine, et la France en premier, elle est une pièce essentielle dans son programme de domination planétaire. C’est ici qu’il gagnera ou perdra face à l’Occident, il le croit, voilà pourquoi il s’y investit avec tant de rage, derrière laquelle cependant agit un monde étonnant de froide intelligence et de patience.

Personne ne peut mieux qu’un Algérien comprendre ce que vous vivez, ce que vous ressentez; l’Algérie connaît l’islamisme, elle en a souffert vingt années durant.

Je ne veux pas laisser entendre que l’islamisme est fini dans ce pays, simplement parce que le terrorisme a reflué, c’est tout le contraire, l’islamisme a gagné, à part quelques voix dissonantes qui s’époumonent dans le désert, rien ne s’oppose à lui, il a tout en main pour réaliser son objet.

Tout son programme, dont le terrorisme est un volet important mais pas le plus important, il en est dix autres qui le sont davantage, ne vise que cela: briser les résistances, éteindre les Lumières avec un grand « L » et installer les mécanismes d’une islamisation en profondeur de la société. On peut dire que l’islamisme ne commence véritablement son oeuvre qu’après le passage du rouleau compresseur de la terreur, à ce stade la population est prête à tout accepter avec ferveur, humilité et une vraie reconnaissance. [...] Encore quelques réglages et nous aurons une république islamique parfaite tout à fait éligible au califat mondial.

Dans la petite ville où j’habite à 50 kilomètres d’Alger, une ville universitaire dont la population, 25 000 habitants environ, se compose essentiellement d’enseignants, de chercheurs et d’étudiants, il y avait avant l’arrivée de l’islamisme, dans les années quatre-vingt, une petite mosquée branlante, coloniale par son âge, que ne fréquentaient que quelques vieux paysans des alentours ; aujourd’hui, après deux décennies de terrorisme et de destruction, et alors que le pays manque de tout, il y en a quinze, avec haut-parleurs surpuissants, climatisation et Internet, et je vous apprends que pour la prière du vendredi elles ne suffisent pas pour accueillir tous les pénitents. Il faudrait en construire quinze autres ou réquisitionner les amphis et les laboratoires. Attention, je ne dis pas que les pénitents sont des islamistes, aucun ne l’est, je vous l’assure, je dis simplement que les islamistes ont bien travaillé, ils ont assaini le climat et fait de nous de bons et fidèles musulmans, ponctuels et empressés, et jamais, j’insiste, ils ne nous ont demandé de devenir des islamistes comme eux. « Point de contrainte en religion », c’est dans le Coran, sourate 2, verset 256.

En Algérie, on suit avec beaucoup d’inquiétude l’évolution des choses en France. Je parle de ceux qui ont de l’amitié pour vous et ceux qui ont des parents en France et voudraient les voir continuer de vivre  leur vie française le mieux possible. Ceux-là sont inquiets, très inquiets et même désespérés. Ils vous en veulent pour cela.

Inquiets parce qu’ils constatent jour après jour que la France ne sait toujours pas se déterminer par rapport à l’islamisme: est-ce du lard, est-ce du mouton, est-ce de la religion, est-ce de l’hérésie ? Nommer ces choses, elle ne sait pas, c’est un souci. Pendant ce temps, le boa constrictor islamiste a eu le temps de bien s’entortiller, il va bientôt l’étouffer pour de bon. Insouciante qu’elle est, la mignonne est allée faire ami-ami avec les gros cheikhs du Golfe que chacun sait être les géniteurs et les dresseurs du boa et surtout d’anciens redoutables détrousseurs de caravanes.

Inquiets de voir la France des libertés verser dans le maccarthysme. Que se passe-t-il, bon sang, il n’est plus possible, pour personne, de parler de certains sujets liés à la chose sans se voir aussitôt traîné au tribunal et condamné. On en sort encore avec des amendes, des sursis et des marques à l’épaule, mais le jour n’est pas loin où on se verra appliquer la vraie charia.

Inquiets et dégoûtés de voir cette grande nation laïque et avant-gardiste exhiber ses imams et ses muftis, ses pachas de l’UOIF, ses commandeurs du CFCM, et, pour la note moderne, deux trois soeurs cagoulées à l’arrière-plan, comme jadis au temps des colonies de papa elle promenait ses caïds chamarrés bardés de médailles, ses marabouts en boubous et autres sorciers en plumes, et repousser fermement ceux qui peuvent parler aux gens sans réciter un seul verset ou lever de doigt menaçant au ciel. On croirait que la France n’a pas été décolonisée en même temps que ses colonies ou que la laïcité y a été abrogée par un édit du grand imam.

Inquiets et en colère de voir que les Algériens de France, pourtant instruits de la vraie nature de l’islamisme et, pis, qui savent qu’il a lancé une OPA sur leurs enfants, ne s’engagent pas plus que ça dans la lutte contre lui, pas au-delà des protestations de principe: « c’est pas ça l’islam », « l’islam est paix, chaleur et tolérance », « l’islam est une chance pour la France ». L’urgent n’est pas de sauver l’islam de l’amalgame mais de sauver les enfants de la mort !

Inquiets et effarés de voir l’Europe se déliter et devenir un amplificateur de crises et fabricant d’un islamisme européen monstrueux, qui par ses prétentions totalitaires et ses haines tous azimuts, s’apparente au nazisme-fascisme d’antan, qu’il contribue de la sorte à ressusciter.

Désespérés enfin de voir que la France et l’Europe sont à mille lieues de pouvoir concevoir et mener ensemble le seul combat qui puisse venir à bout de l’islamisme: le « contre-djihad », conçu sur le principe même du djihad. Et le djihad n’est pas la guerre, c’est mille chamboulements dans mille domaines différents, menés sans restriction ni frein, dans un mouvement brownien irréversible.

Suite dans un prochain article (dès demain dans les kiosques !) …

Boualem Sansal (extrait de Valeurs actuelles).