Lille : la vitrine du socialisme en perdition

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Le Nord était le bastion des socialistes et Lille, la ville porte-drapeau du socialisme à la française. Mais, le laisser-aller, le « laisser-faire » de Martine Aubry et sa culture du multiculturalisme ont découragé même ses sympathisants les plus fidèles.

C’est ainsi que le chercheur Philippe Froguel, directeur de l’Institut européen de génomique du diabète, a publié, il y a quelques semaines une lettre au vitriol contre la gestion de la ville de Lille. Voici cette lettre :

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Unité Mixte de Recherche 8199
Génomique Intégrative et Modélisation des Maladies Métaboliques
CNRS, Université de Lille et Institut Pasteur de Lille
Directeur : Pr. Philippe FROGUEL
Fédération de Recherche 3508, Labex EGID

En finir enfin avec l’insécurité publique croissante du centre de Lille

Madame la maire,

Le samedi 30 Juillet à 17h rue Gambetta j’ai été agressé par un voleur à l’arraché qui n’a pas eu ma gourmette mais n’a pas raté ma main droite cassée à plusieurs endroits. Deux interventions chirurgicales plus tard je n’ai pas retrouvé l’usage de ma main. Mais au-delà de ce fait divers, je m’interroge sur les raisons d’une détérioration aussi rapide de la sécurité publique dans ce quartier de Lille et ailleurs aussi apparemment. D’autant qu’au même endroit on avait déjà vainement essayé de me voler mon téléphone portable. Quand j’ai porté plainte les policiers m’ont indiqué qu’ils connaissaient le problème mais qu’ils ne pouvaient rien faire faute de vidéo surveillance. En fait, selon les commerçants du quartier (corroboré par la Voix du Nord), cette détérioration de la sécurité est récente et liée à l’installation de caméras rue Jules Guesde à Wazemmes qui a déplacé les tireurs à l’arraché vers Gambetta. Je n’ai peut-être pas eu de chance, mais un informaticien de mon laboratoire a subi la même mésaventure une semaine plus tard qui heureusement ne lui a coûté que son portefeuille.

Je vis dans le quartier vers la place Casquette depuis 7 ans et je trouve que la situation s’est fortement détériorée. Dans la journée, les gangs ne se cachent même plus pour faire leur « business » ou même pour se battre entre eux en plein jour. En attendant une balle perdue comme à Marseille ? La semaine dernière les mamans ne pouvaient emmener leurs enfants au square Flandre-Manuel qui avait été cadenassé pour « privatiser » le secteur pour les dealers apparemment !

Une régression communautaire

Notre quartier populaire et très divers a bien changé avec beaucoup de stigmates d’une régression communautaire. Je suis pour le droit des femmes à porter ce qu’elles veulent mais cela doit être réciproque entre cultures: on ne peut condamner l’islamophobie sans exiger un respect réciproque des femmes non musulmanes s’habillant notamment légèrement en temps de canicule. La vie lilloise des femmes de mon laboratoire devient un calvaire, entre les manifestations méprisantes des islamistes de tous poils et le harcèlement sexuel incessant des mâles à pied ou en voiture. La situation de la femme est déplorable à Lille. Mais pas que de la femme ! Toujours la semaine dernière un homme en short a été insulté par des islamistes car il revenait du sport dans cette tenue.

Sans compter les très nombreux marginaux qui avec leurs chiens terrorisent les passant(e)s pour exiger de l’argent. Ce matin Boulevard Montebello, j’ai aussi pu voir un adulte qui avant de prendre son automobile s’est soulagé contre le mur et deux jeunes fumant dans la station de métro. Bref, de la violence à l’incivilité généralisée, il n’y a qu’un pas qui est en train s’être franchi à Lille.Il me semble indispensable d’éradiquer le problème sous peine de faire fuir les classes moyennes et les étudiants du centre de Lille (étudiants très ciblés par les voyous au printemps rue Solferino en particulier). Et sous peine de détruire l’activité économique des rues commerçantes de notre quartier livrées à la pègre et sans présence policière hors marchés. Simplement mettre des caméras là où s’est le plus dégradé ne fait que déplacer le problème, voire l’aggraver en le disséminant dans toute la cité. Ignorer le danger sans réagir est irresponsableil n’y a pas que le terrorisme comme problème urbain et l’insécurité quotidienne négligée tue et abime des vies.

Cela renforce le populisme.

Je pense qu’il est indispensable que la mairie de Lille se saisisse enfin de l’urgence à réagir, avec la préfecture, la Métropole, voire le département et la Région pour que Lille ne finisse pas comme Marseille. Au lieu de mesures ponctuelles, un plan global de sécurisation et de lutte contre les incivilités doit être discuté avec l’ensemble des élus, les populations des quartiers concernés et être mis en œuvre dès que possible. Les lillois doivent savoir qu’on prend au sérieux ce problème et qu’on le règle avec professionnalisme. Pour ma part, responsable de structures de recherche et d’enseignement à l’universitéde Lille et à l’Institut Pasteur de renommées mondiales, j’aimerais pouvoir attirer encore des chercheurs et des étudiants à Lille sans mettre en péril leur sécurité et celle de leurs familles.

Je vous prie de croire Madame la maire à l’expression de mes sentiments les meilleurs

Prof Philippe Froguel
Lille, le 9 Septembre 2016

Dans un article de la Voix du Nord, on peut lire la réponse pour le moins « courte » de Martine Aubry :

La diatribe intervient sur fond de forte crispation du climat sécuritaire à Wazemmes. Ces derniers mois ont été le théâtre d’une escalade dont une rue, proche du fameux marché, est l’épicentre. Batailles rangées, toxicomanie et larcins y sont le lot quotidien des habitants. Une situation qui avait conduit la mairie, sous la pression d’une fronde des commerçants, à consentir début 2016 à l’installation de vidéosurveillance municipale sur la voie publique, une première très commentée dans la ville de Martine Aubry.

Un maire qui se disait, ce dimanche, «  très choqué par le ton de cette lettre ». «  Il y a des réalités mais ses propos sont outranciers, juge la socialiste. La situation s’est dégradée mais ce n’est pas ce qu’il dit.  » L’élue compte le dire «  très sèchement  » à Philippe Froguel, qui selon elle, «  veut surtout faire parler de lui  ».

Les Lillois apprécieront …







Oui, les Français tiennent à leur identité !

Crédit photo : Eric Baudet / Divergence

Crédit photo : Eric Baudet / Divergence

Après quelques jours de recul, il est temps de tirer les enseignements du vrai faux débat sur « les Gaulois, sont-ils, oui ou non, nos ancêtres » !

Rassurez-vous, je ne vais pas prolonger cette polémique qui n’a que trop duré ! Je veux juste montrer que partant d’une simple affirmation prononcée par Nicolas Sarkozy, dans un de ses meetings, ce sont les adversaires de l’ancien président qui ont créé, de toutes pièces, le débat. A gauche, c’est bien normal, puisque la gauche s’obstine à croire que l’histoire de France commence avec Robespierre et Marat. Mais à droite aussi, où Alain Juppé est tombé dans le piège tendu par son adversaire en publiant ce tweet :

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Résultat totalement contre-productif pour Juppé, puisque se soldant par un buzz et une promotion gratuite au profit de son adversaire dont les thèmes de campagne entrent en résonance avec les angoisses de beaucoup de Français !

Car, j’en suis persuadé : les Français sont attachés à leur identité

Et dans celle-ci, les Gaulois tiennent leur place. Une autre preuve de cet attachement à leurs racines est éclatante, c’est l’énorme et incroyable succès des ouvrages « historiques » de Lorànt Deutsch qui n’a légal que les réactions sectaires des « historiens » de gauche qui trouvent scandaleux qu’on ose parler l’événement fondateur de l’histoire de France qu’ils tentent d’effacer de la mémoire collective depuis des décennies.

En novembre 2013, j’avais publié un article intitulé : « Lorànt Deutsh remet à sa place un historien bien-pensant ! » où je rapportais un débat des plus instructifs entre l’auteur d’Hexagone et Gilles Verdez, un historien-militant de gauche. Il suffit de rappeler deux attaques de Gilles Verdez pour être édifier sur le sectarisme qui anime cet individu :

  • En remarque liminaire : « Vous nous ressortez une histoire qui n’est plus enseignée depuis 1970 !« 
  • En réponse à l’affirmation de Lorànt Deutsch : « Nous sommes héritiers d’une histoire » : « Ça, c’est réactionnaire ! Ça c’est proche de l’extrême droite ! »

On reste pantois devant de telles réactions de la part, qui plus est, d’un intellectuel. Quel aveu de dire qu’une certaine partie de notre histoire est censurée depuis 1970 ! L’étude de l’Histoire ne devrait-elle pas, au contraire, ouvrir l’esprit, rendre plus tolérant et moins idéologue ?

Visiblement, à gauche, l’idéologie occulte l’intelligence ! C’est un fait !

La meilleure réponse à ce triste individu a été apportée par les Français eux-mêmes, par le fantastique succès des ouvrages de Lorànt Deutsch. C’est dans un article du Figaro Premium « Lorànt Deutsch, l’acteur devenu auteur de best-sellers » que j’ai trouvé les chiffres édifiants de son « insolent » succès ! Voici quelques extraits de cet article :

Après avoir triomphé avec le Métronome: l’histoire de France au rythme du métro parisien, il vient de publier la suite, Métronome 2. Comment le comédien populaire est-il devenu un auteur à succès, qui réalise près de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires ?

L’acteur populaire (Ripoux 3, 3 Zéros…) est devenu un auteur à succès. Son premier livre, Métronome. L’histoire de France au rythme du métro parisien (Michel Lafon), paru en 2009, s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires. Dans l’édition française, on ne connaît ce genre de phénomène qu’une fois tous les dix ans, à peu près. Comme au cinéma, Lorànt Deutsch et son éditeur surfent sur la vague en publiant la suite, Métronome 2 . Cette fois, l’auteur inscrit son ouvrage dans une promenade personnelle au fil des rues de Paris. Entre-temps, ils avaient publié, en usant de la même méthode, Hexagone. Sur les routes de l’Histoire de France. Le livre s’est moins bien vendu que Métronome - et pourtant le chiffre ferait sauter au plafond n’importe quelle maison d’édition: 600.000 exemplaires !

Les ventes cumulées de Métronome et Hexagone, toutes éditions confondues, représentent près de 50 millions d’euros  !

Un succès national pour un sujet initialement parisien …

«On pensait que ce livre n’allait intéresser que les Parisiens. Notre premier tirage n’était que de 5000 exemplaires», raconte Michel Lafon. La suite, on la connaît. Non seulement, l’ouvrage a séduit les Parisiens, mais des lecteurs de toutes les provinces et les touristes s’y sont rués. Résultat? « 2 .180.000 exemplaires ! » répond fièrement l’éditeur. En plus de la nouveauté, il y a eu la version illustrée qui a connu un joli sort – idéal pour les cadeaux de fin d’année -, l’édition de poche, puis la diffusion de quatre documentaires de cinquante-deux minutes sur France 5 qui ont relancé les ventes. «Mon jardin secret a été largement partagé», sourit l’heureux auteur.

En conclusion

N’en déplaise à l’intelligentsia de gauche, et à ses pseudo-historiens mais vrais militants, les Français aiment leur Histoire.  Et pour boucler la boucle, pour beaucoup d’entre eux, cette histoire commence avec les Gaulois. Dans l’inconscient collectif, même la royauté, vilipendée par la gauche, a sa place et tous les châteaux de la Loire, sont là pour témoigner de l’apport de ces siècles sous ce régime. La Révolution bien sûr a toute sa place dans l’Histoire de France, avec sa légitimité face aux inégalités criantes de l’ancien régime mais aussi avec ses excès et les exactions de la Terreur …

Alors l’Histoire de France , c’est un tout ! On ne choisit pas ! On ne trie pas !

Un contributeur fréquent à ce blog me transmet un lien vers un entretien très intéressant avec Dimitri Casali, historien et ancien professeur en ZEP. Au vocable « roman national », ce dernier préfère celui de « récit national« , tant, dit-il, l’histoire de France est riche telle qu’elle est sans avoir besoin de la romancer :

Sarkozy et les Gaulois : pourquoi le récit national est devenu tabou







 

 

 

 

Chanteur de droite, ça l’affiche mal …

La gauche et sa presse sont promptes à dénoncer la soi-disant « intoxication massive de la fachosphère » sans voir qu’en matière de manipulation des esprits et d’intolérance, elles ont, ni l’une, ni l’autre, de leçons à recevoir de la droite. Depuis des décennies, elles excellent à coloniser les esprits dans les domaines des syndicats, de l’Education nationale, de la Justice, de la culture et du show business.

La gauche est sectaire ! C’est dans son ADN. Rappelons nous, par exemple, qu’une ex-mannequin devenue chanteuse, qui était largement appréciée, s’est vue privée de tout talent par le show business dès qu’elle a épousé un président … de droite !

A propos de la main-mise de la gauche sur le show business, je vous propose, ce matin, des extraits d’un article paru dans le Figaro  et dont le titre est tellement pertinent :

Le chanteur et compositeur Didier Barbelivien, un des derniers à encore oser afficher son engagement à droite ...

Le chanteur et compositeur Didier Barbelivien, un des derniers
à encore oser afficher son engagement à droite …

À la veille de la présidentielle, la mobilisation des artistes bat son plein. Il reste plus confortable ou plus prudent de s’engager à gauche. Le cas de Didier Barbelivien, dédaigné par certains de ses pairs, illustre ce phénomène.

C’est devenu une tradition ou presque.

A chaque élection présidentielle, les candidats veillent scrupuleusement - ou, au contraire, l’air de rien – à s’attirer le soutien des artistes, qu’ils soient comédiens, musiciens ou chanteurs. Nombreux sont ceux qui rechignent pourtant à s’afficher dans l’un ou l’autre camp – de préférence à gauche -, par crainte de se mettre à dos une partie de leur public.

En 2007, Bénabar ou Cali s’étaient ainsi impliqués dans moult manifestations ou rendez- vous organisés en faveur de la candidate Ségolène Royal. En vain. Dans le camp d’en face, Nicolas Sarkozy avait lui aussi battu le rappel auprès de ses fidèles et dans son cercle rapproché, avec un succès bien plus mitigé, la droite ayant beaucoup moins à l’époque les faveurs du showbiz. Outre le fidèle Johnny Hallyday, au titre de son amitié avec le candidat, les appelés se nommaient Faudel, Doc Gynéco ou Enrico Macias. Après l’élection, les deux premiers ont vu leur carrière subir un sérieux revers : Faudel a complètement disparu de la circulation, et Doc Gynéco tente éternellement son retour, à grands coups de rééditions opportunistes et de concerts pathétiques.

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Quant à Enrico Macias, ancien mitterrandiste, il nous expliquait en 2015 regretter avoir entonné : « Ah, qu’elles sont jolies, les filles de Sarkozy … ! » sur la place de la Concorde, au soir de la victoire. « J’ai fait une connerie. Nicolas Sarkozy était un ami dont j’estimais qu’il avait la compétence pour être président de la République. Aujourd’hui, je ne m’engagerais plus, j’ai assez donné. Je ne renie pas mes amis, mais je ne veux plus faire de politique. En 2014, j’ai soutenu Anne Hidalgo pour la mairie de Paris. Beaucoup m’en ont voulu, et notamment Carla (Bruni-Sarkozy, NDLR), qui m’a passé un savon. Alors que je ne lui en ai pas voulu lorsqu’elle est passée de gauche à droite en épousant Nicolas … »

Soutien a minima

Déçu du sarkozysme, fâché avec le président dès 2010, Michel Sardou s’est pour sa part réconcilié avec Sarkozy. A une condition : ne plus aborder la politique. Nul ne dit que le chanteur, qui se produit actuellement au théâtre, apportera sa voix au candidat en 2017. Sardou incarne plus que quiconque la figure du « chanteur de droite » . Ses engagements des années 1970 l’ont définitivement catalogué dans les rangs des conservateurs, mais le chanteur fait désormais profil bas en matière de politique.

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Ce qui laisse Didier Barbelivien assumer presque seul la constance de son engagement à droite. Un positionnement qui, aux yeux de beaucoup, l’a rendu infréquentable. L’auteur-compositeur se  démarque pourtant en ne mélangeant pas amitié personnelle et soutien politique. Une posture adoptée par Johnny Hallyday aussi, qui n’envisage pas de s’exprimer au cours de cette campagne.

Ce qui laisse augurer un soutien a minima de la scène musicale à la cause de l’un ou l’autre des candidats à la primaire de droite.

Qu’en pense Didier Barbelivien lui-même ?

Didier Barbelivien

Didier Barbelivien

Vous avez une image de «chanteur de droite ». Ça vous gêne ?

On m’a identifié comme tel mais ça ne me dérange pas: j’ai toujours voté à droite. À gauche, j’ai aimé Michel Rocard; aujourd’hui j’aime Mélenchon. Nicolas Sarkozy est comme un frère pour moi, je le fréquente depuis plus de trente ans.

Si les Français le connaissaient dans son intimité,
Nicolas Sarkozy serait élu avec 90% des voix.

C’est un homme extrêmement attachant, qui a du bon sens. François Hollande doit être charmant dans la vie, mais je n’arrive pas à comprendre qui il est. Sarkozy, je le trouve clair, limpide, en un mot : normal. C’est un mec cash qui ne se cache pas.

Votre image, vous vous en moquez ?

Oui. Ce que je revendique, c’est la liberté. Ce métier m’a permis d’être insouciant, souvent. Je n’ai pas de rapport très concret avec la vie et n’ai jamais cherché à avoir de plan de carrière. Aujourd’hui, mon album reflète ça. C’est un patchwork, comme moi. J’ai commencé à chanter sur scène à 54 ans, à l’âge où les autres arrêtent. Le public aime ma diversité.

Quand je chante Ferré ou Ferrat, ça ne l’étonne pas. Ferré se disait « anarchiste, mais monégasque ». Je me suis trouvé beaucoup d’affinités avec cet homme, qui avait une image sur laquelle on fantasmait tous. Mais, dans la vie, le personnage était aux antipodes de l’artiste. La première fois que je suis allé dans sa maison, en Italie, il m’a accueilli par ces mots : « Bienvenue chez .l’anarchiste ! Ici, on dîne à neuf heures moins le quart, pas neuf heures ! »

Les signes extérieurs de richesse ne vous intéressent pas non plus, semble- t-il …

J’ai toujours réinvesti l ‘argent que j’ai gagné dans ma profession. Je roule en Smart, ça me suffit; alors qu’à 30 ans, j’achetais des voitures de sport avec Christophe.

J’aurais peut-être dû investir dans l’immobilier, mais je ne me voyais pas encaisser un loyer. Un jour, mon inspecteur des impôts m’a dit : « Vous devriez mettre de côté, avec les sommes que vous gagnez. »

Je me suis toujours vu comme un beatnik ; détaché des biens matériels et ayant un rapport futile avec l ‘argent.

Propos recueillis par Olivier Nuc







 

Attention ! Ce blog est une arme d’intoxication massive !

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Cher lecteur ! Je vous mets en garde : en lisant ce blog,
vous êtes peut-être en train de vous intoxiquer gravement !

C’est un quotidien d’une impartialité totale qui vous le dit,  un organe de presse en qui vous pouvez avoir totalement confiance, un journal dans lequel vous ne trouverez jamais aucune trace de propagande …

J’ai nommé … Libération !

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Dominique Albertini

Dominique Albertini

C’est dans un article de Dominique Albertini , intitulé : « Fachosphère : arme d’intoxication massive« , que Libération tire la sonnette d’alarme et sonne le tocsin. La République est en danger et le quotidien se lamente :

Mouvance disparate où cohabitent les sphères complotistes, antisémites, anti-musulmans, la fachosphère jouit désormais d’une audience telle qu’elle empoisonne le débat politique national.

Mettez-vous bien ça dans la tête !  La mouvance bobo-gaucho enrichit le débat national alors que la fachosphère l’empoisonne ! D’un côté, à gauche, la morale, le bien, de l’autre le fascisme, le racisme, l’islamophobie, l’homophobie … Et la « tuttiquanti-phobie » !!!

Le journaliste militant, Dominique Albertini s’en prend d’emblée au « site identitaire » (comme il le qualifie), Fdesouche en rapprochant deux faits divers qui n’ont en fait rien à voir :

  • Un passage du livre de Frédéric Mitterrand où il avoue avoir acheté les « services » de jeunes garçons en Thaïlande,
  • L’annulation du concert du rappeur Black M pressenti pour les cérémonies de la bataille de Verdun.

Ecoutons Dominique Albertini  justifier le rapprochement de ces deux faits :

Le point commun à ces deux affaires est d’être parties d’Internet, et plus précisément du site identitaire Fdesouche. C’est lui qui a d’abord repéré le passage du livre de Frédéric Mitterrand, lui aussi qui a fait «buzzer» sur les réseaux sociaux le cas Black M, avant que celui-ci ne soit récupéré par des politiques de droite et d’extrême droite. Ces deux exemples parmi d’autres illustrent l’influence de la «fachosphère».

Non, monsieur Albertini, ces deux « affaires » ne sont pas parties d’internet ! La première vient de l’aveu d’un homme politique qui a commis des actes sexuels interdits par la loi. La seconde est née de l’idée saugrenue d’avoir pensé à un rappeur pour commémorer la mort de centaines de milliers de Français (et d’Allemands) à la bataille de Verdun !

Le vrai scandale porte sur les faits eux-mêmes, pas sur leur relais par le site Fdesouche ! D’ailleurs, si la presse généraliste et majoritairement de gauche, avait fait son travail avec honnêteté et impartialité, ces deux faits auraient été portés à la connaissance du public et la « fachosphère » – que dans nos colonnes nous préférons appeler « les sites de ré-information » – n’aurait pas eu à s’en emparer !

Mais qui est responsable du succès des sites de ré-information ?

Qui sinon, la gauche et le « terrorisme intellectuel » qu’elle a imposé depuis mai 68 ? La gauche a commencé par imposer son propre vocabulaire, relayée d’abord par ses médias affidés, puis malheureusement adopté par toute la presse. Par exemple, à gauche brillent les forces de progrès alors que la droite se complait dans le conservatisme.

Il en est de même avec le terme de réaction, totalement biaisé par la gauche. Le terme de réaction est devenu quelque chose de négatif alors qu’à l’origine il est neutre. Le Larousse est très clair : « Réaction ; action en réponse à une autre action, qui s’oppose à celle-ci et tend à en annuler les effets« .

La réaction est d’abord une action ! La logique voudrait que pour contrer une action jugée néfaste, la réaction soit considérée comme positive :

  • En 1940, la Résistance s’est créée en « réaction » à l’envahissement de la France par les Allemands.
  • Un antibiotique est censé « réagir » contre une attaque de l’organisme par un agent étranger.

L’émergence et le développement de la « ré-information » ne sont que l’application du principe de l’action et de la réaction ! La confiscation des moyens d’information par la gauche qui a imposé partout sa bien-pensance a entrainé, en réaction, le succès de nombreux sites de ré-information plutôt classés à droite.

Pour en terminer, je souhaiterais signaler que si le journaliste a cru trouver un titre accrocheur avec le vocable « arme d’intoxication massive »,, il n’est pas sûr que son choix soit judicieux, au moins pour deux raisons :

  • la similarité voulue avec les « armes de destruction massive » invoquées par George Bush et Colin Powell pour justifier leur attaque de l’Iraq de Saddam Hussein est mal venue quand on se rappelle que ces armes n’existaient que dans l’imagination de la CIA.
  • l’utilisation de l’adjectif « massive » montre que Libération reconnait le succès d’audience de ces sites de ré-information. On le note !

En conclusion

En fait, cet article est sans doute l’un des derniers sursauts de la presse de gauche, et peut-être de la gauche elle-même, qui a perdu la bataille des idées. François Hollande, par son incompétence, mais surtout par le reniement de ses promesses (de gauche) aura probablement été le fossoyeur de ce socialisme à la française que personne ne copie à l’étranger. Qu’il en soit remercié !

Quant à vous, chers lecteurs de ce blog, savourez ce dernier combat de Libération qui sonne comme le baroud d’honneur d’une idéologie moribonde …

… et roulez vous, avec délectation, dans la réaction !
Soyez « Réacs » comme ils disent, et fiers de l’être!







 

 

 

 

Najat, si tu savais (suite)

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Décidément, Najat, évite de polémiquer avec Nicolas Sarkozy ou d’autres … Tu n’es pas de taille !

Après le texte que j’ai publié hier (Najat, si tu savais),  j’enfonce le clou en relayant le dernier communiqué de Claire Polin, présidente de SOS Education :

Le poisson pourrit toujours par la tête …

Claire Polin

Claire Polin

La polémique qui s’est déchaînée hier à propos de la petite phrase de Nicolas Sarkozy (« Dès que vous devenez français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois ») renvoie évidemment à la culpabilité mémorielle de rigueur dès qu’il s’agit d’évoquer notre passé colonial, souvent caricaturé par l’image d’un instituteur de la IIIe République inculquant le récit national aux jeunes de l’Afrique occidentale française.

Pour qui veut bien y réfléchir, il n’était pas sans beauté d’apprendre ainsi aux enfants des lointaines colonies que notre patrie pouvait faire d’eux, par éducation et héritage, des Français au même titre que leurs camarades auvergnats ou bretons. J’aime à citer ce mot de Romain Gary qui illustre admirablement cette vocation de notre pays à l’universalité : « Je n’ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines. »

le-tour-de-la-france-par-deux-enfantsBien entendu, j’ignore les intentions qui se cachent derrière l’intervention de M. Sarkozy. Ce que je sais en revanche, c’est que Najat Vallaud-Belkacem ne s’est pas grandie en lui répondant avec tout le mépris dont elle est capable : « La ministre de l’Éducation que je suis, connaît parfaitement les premières phrases de ce livre, Tour de France par deux enfants, d’Ernest Lavisse, sous la IIIe République : « Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule et les habitants les Gaulois. » »

Ce que la ministre de l’Éducation devrait connaître parfaitement, c’est que Le Tour de France par deux enfants, ouvrage incontournable qui a connu plus de 500 éditions et a été utilisé dans toutes les écoles pendant près d’un siècle, n’a pas été écrit par Ernest Lavisse mais par G. Bruno, pseudonyme d’Augustine Fouillée, étonnante femme de lettres… et qu’il ne commence pas du tout par des considérations sur la Gaule et les Gaulois, puisqu’il ne s’agit pas d’un livre d’histoire, mais d’un livre d’apprentissage de la lecture !

On s’explique mieux l’inculture crasse des rejetons actuels du système scolaire :

le poisson pourrit toujours par la tête…

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Claire Polin
Présidente de SOS-Education

Atlantico a aussi épinglé La « déconstructrice » de l’école dans son article : « Quand Najat Vallaud-Belkacem se trompe dans son « cours d’histoire » à Nicolas Sarkozy« .

Najat, si tu savais …

J’ai trouvé sur Twitter (UniteADroite) le savoureux texte suivant que je m’empresse de partager avec vous. Il prolonge merveilleusement mon précédent article : « Nos ancêtres les Gaulois« .

Najat si tu savais …

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Si tu savais Najat, comme on était fiers et heureux, nous les Rinaldi, les Fernandez, les Ribolowski, les Sebbah, les Piemontesi, les Van de Kerkof, les Bernstein, les Bogossian , les Campana, les Suchodolsky … d’écouter, les doigts encore douloureux et engourdis par la bataille de boules de neige de la récré, notre maÎtre d’école nous parler de nos ancêtres gaulois qui avaient combattu les armées de César à Alésia et de nos ancêtres Francs qui avaient fait de Clovis leur roi.

Si tu savais petite Najat, ministre inculte de l’Education Nationale, comme c’était bon pour les petits Français de neuf ans que nous étions, de faire mordre la poussière aux Anglais aux côtés de notre ancêtre Du Guesclin, connétable de France, de chevaucher aux côtés de notre ancêtre Bayard le chevalier sans peur et sans reproche …

Roland à Roncevaux

Roland à Roncevaux

Si tu savais microscopique Najat, qui lit un livre par an mais traite les membres de l’Académie Française de .. pseudo Z’intellectuels .. , comme c’était pénible pour nous de souffrir en sonnant du cor avec notre ancêtre Roland le Preux mortellement blessé à Roncevaux en assurant les arrières de Charlemagne, comme c’était grisant de partir pour les Croisades avec notre ancêtre Saint Louis.

Evidemment que nous savions, nous qui avions des noms si difficiles à prononcer ou à écrire, que nos héros n’étaient pas nos ancêtres et que nos ancêtres avaient eu d’autres héros. Mais c’était si bon de croire le contraire, rien qu’une heure par semaine … On était si fiers de faire partie spirituellement de cette Histoire là.

Penses-tu, inculte, haineuse et revancharde petite Najat, que ton cerveau formé dans les années Mitterrand et lessivé depuis trente ans à l’eau de Javel de SOS racisme et de Terra Nova, sera capable un jour de comprendre cela ?

Quand on pense que Hollande a osé nommer à la tête d’un ministère aussi important que celui de l’Education nationale, une personne aussi incompétente et aussi sectaire que Najat Vallaud-Belkacem, on reste pantois. Elle forme avec Christiane Taubira les deux plus grandes erreurs de casting du quinquennat !







Juppé : circulez ! y’a rien à voir … ni à débattre !

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Oyez bonnes gens, le sieur Alain Juppé, le sage d’entre les sages, le serein, le réfléchi vous le dit dans un tweet :

l’identité n’est pas un problème ! D’ailleurs, demain, elle sera heureuse !

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Oui, bonnes gens, dormez tranquille ! Alain Juppé va apaiser la France … Je me souviens d’un autre mou-président qui avait promis d’apaiser la France et d’enchanter le rêve … Un million de chômeurs plus loin, et après des mouvements sociaux d’une violence jamais vue, on mesure les risques d’une telle politique qui, au lieu de traiter les problèmes, les glisse sous le tapis !

Dans le tweet précédent, Alain Juppé refuse clairement d’aborder le problème de l’identité française. Ce faisant, il mêle sa voix au déchainement politico-médiatique qui a suivi l’allusion de Nicolas Sarkozy à nos ancêtres les Gaulois, et qu’il le veuille ou non, il se positionne à gauche (voir ce précédent article) !

Car c’est bien la gauche qui depuis des décennies a stigmatisé la droite et l’a empêché de débattre de l’immigration. C’était faire le jeu du Front national que d’aborder ce thème ! Moyennant quoi, en ayant interdit de traiter le problème, on a un Front national qui caracole entre 25 et 30 % des voix à toutes les élections.

Aujourd’hui, les Français découvrent avec effroi, dans un récent sondage, que 28 % des musulmans vivant en France, considèrent que la charia devrait s’imposer sur les lois de la République (voir ce précédent article) !

Mais Alain Juppé vous le dit, mes biens chers frères, c’est un faux débat ! L’identité qui se profile sera heureuse … Il en est certain !

Car il a trouvé la solution ! Alain Juppé a trouvé la martingale magique qui va mettre fin à toutes ces divisions qui agitent la France !

Pour éviter les débats stériles entre la droite et la gauche, il faut et il suffit …
que la droite évolue et adopte toutes les positions idéologiques de la gauche !

D’ailleurs, depuis que Juppé s’est mis dans la tête de conquérir l’Elysée, ses idées ont largement évolué pour ne pas dire qu’elles se sont inversées !

Deux exemples illustrent parfaitement cette conversion (sur le tard) aux idées de gauche :

1 – Sur l’immigration, Alain Juppé a totalement renié les positions du RPR

En 1990, lors des Etats généraux RPR-UDF sur l’immigration, voici le tableau résumant des mesures préconisées par Alain Juppé :

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Confronté par David Pujadas à ses positions qu’il renie totalement aujourd’hui, Alain Juppé ose cette piteuse justification :

Je ne partage pas cela. Rétrospectivement, je pense que c’était une erreur !

Mais pourtant, en 25 ans :

  • Le problème de l’immigration – reconnu à l’époque par Juppé – a t-il été résolu ? Ne s’est-il pas aggravé ?
  • Le sentiment qu’il y a trop d’immigrés en France a t-il diminué ou s’est-il renforcé ?
  • Le chômage a t-il été éradiqué ? La France peut-elle, de ce point de vue, rester une terre d’immigration ?
  • L’attractivité des prestations sociales a t-elle cessé d’être « un phénomène d’appel considérable à l’immigration » tel que dénoncé en 1990 ?
  • Le déficit français a t-il été maîtrisé au point d’ouvrir les vannes de l’immigration ?
  • Avec la poussée de l’intégrisme en France, l’islam apparait-il aujourd’hui plus compatible avec la République qu’en 1990 ?

A toutes ces questions, les Français répondent NON à une majorité écrasante, mais Alain Juppé lui, adopte la doxa socialiste sur l’immigration !

2 – Sur l’adoption pour les couples homosexuels, c’est un tête-à-queue idéologique total

En octobre 2012, en pleine bataille contre la loi Taubira sur la dénaturation du mariage et le droit à l’enfant pour les paires homosexuelles, Alain Juppé écrivait dans son blog :

“Pas d’accord pour l’adoption parce que je continue à penser qu’un enfant doit grandir entre un père et une mère.“ En janvier 2013, il enfonça le clou dans une nouvelle note : “Aucun des arguments en faveur de l’adoption ne tient la route, ni celui du bonheur de l’enfant adopté, ni celui de la reconnaissance de situations de fait déjà existantes.“ 

juppe-aux-inrocksOn applaudit des deux mains, mais patatras, en novembre 2014, c’est dans les colonnes des Inrocks, magazine bobo-gaucho, s’il en est, qu’Alain Juppé vire sa cutie sur le mariage gay et l’adoption :

« Il peut exister des cas où un enfant peut trouver dans un couple de deux hommes ou de deux femmes des conditions d’épanouissement personnel parfaitement acceptables. C’est pourquoi, après mûre réflexion, je suis favorable à l’adoption par un couple de même sexe. »

L’argument est hallucinant ! Ce n’est pas parce “qu’un enfant pourrait s’épanouir dans l’environnement d’un couple homosexuel“, que l’on doit priver tous les autres du droit d’avoir un père et une mère !

Comment peut-on, en seulement deux ans, évoluer à ce point sur ses valeurs profondes. Le respect de la filiation naturelle, c’est quand même un sujet sérieux et qui touche à la nature profonde de l’homme ! Les besoins des enfants – et leur droit naturel d’avoir un père eu une mère – ont-ils pu changer en deux ans ?

En conclusion

Peut-on faire confiance à un homme qui renie à ce point ses positions antérieures, ses valeurs profondes et qui nie les problèmes de la France ?

Le revirement d’Alain Juppé n’est pas sincère, il est tactique ! Il a décidé de se faire élire avec des voix de gauche au point d’adopter les positions sociétales et idéologiques de la gauche !

C’est un mou-président II qui se profile pour 2017 !







 

Ils ont cassé l’école ! Le point de vue d’un philosophe …

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Je poursuis ma présentation du dossier de Valeurs actuelles consacré à l’école et intitulé : « Ils ont cassé l’école« . Après le premier article (« Ce qu’en disent les intellectuels … », voici le second volet : l’interview de François-Xavier Bellamy, philosophe, professeur et adjoint au maire de Versailles chargé de la jeunesse.

“L’école est dans un état d’urgence critique“

Une rentrée scolaire, pour un professeur en 2016, c’est quoi ?

Belle question ! Une rentrée scolaire, c’est toujours le début d’une aventure. Même si, en ce qui me concerne, professeur de philosophie, je ne côtoie mes élèves qu’une seule année, je sais que je vais rencontrer des élèves à chaque fois singuliers, avec qui la relation éducative ne sera jamais la même.

Ce qui me marque ensuite, en cette rentrée particulière, c’est que le réel fait de la résistance, en dépit de toutes les lubies gouvernementales: comme chaque année, on retrouve des lieux, des collègues, un travail, des projets, et bien sûr des élèves. L’essentiel est là ; et se concentrer sur cet essentiel permet à beaucoup d’enseignants de tenir le cap malgré tout. Finalement, il y a une grande présomption des politiques à s’imaginer qu’ils vont tout changer de l’école: pendant que les ministres passent, l’éducation reste attachée au temps long.

Précisément, quel regard portez-vous sur Najat Vallaud-Belkacem ?

Comment ne pas éprouver une immense colère ? Sentiment partagé d’ailleurs par de nombreux enseignants, même engagés à gauche … Il est bien sûr du devoir d’un ministre de porter une vision, une politique ; quand bien même on la désapprouverait, c’est son rôle. Mais avec Najat Vallaud-Belkacem, le projet disparaît derrière le mensonge, le mensonge factuel, permanent, le mensonge à l’état pur et en continu. Sa défense des réformes actuelles n’est même pas une habile propagande, seulement une suite de contre-vérités objectives qui seraient aisément vérifiables. Je suis sidéré que le monde intellectuel ne s’en insurge pas davantage, et que tant de journalistes, qui partagent souvent une coupable légèreté sur les questions d’éducation, laissent un ministre soutenir n’importe quoi à propos d’un sujet - l’école – qui est pourtant d’une importance extrême …

N’avez-vous pas l’impression que ces réformes sont très éloignées des enjeux réels auxquels l’école est aujourd’hui confrontée ?

En effet: on débat de la vitesse à laquelle le Titanic fonce vers l’iceberg … Le constat est connu, reconnu, partagé par tous. Il a fallu du temps pour qu’ il s’impose, mais nous y sommes : nous savons maintenant que le grand problème de notre système scolaire, c’est qu’il ne parvient plus à transmettre les savoirs les plus fondamentaux. En troisième, un collégien sur cinq ne maîtrise pas correctement la lecture et l’ écriture, après dix années passées à l’école.

Et que fait-on ? Une réforme qui disperse encore davantage l’enseignement, qui l’éloigne des fondamentaux! Jamais une réforme n’aura été si éloignée du diagnostic auquel elle prétend répondre. C’est presque de la schizophrénie. La ministre affirme qu’il y a un problème avec l’apprentissage du français; et que fait-elle ? Sa réforme des programmes remplace le premier objectif jusque-là toujours reconnu, la « maîtrise de la langue », par la « maîtrise des langages » : langues vivantes dès le primaire, langues d’origine des élèves issus de l’immigration, enseignement du code informatique ou des « langages du corps » …

Dans votre ouvrage, les Déshérités, vous écrivez qu’une génération a décidé, un jour, de cesser de transmettre car la transmission était considérée comme violente par essence. Comment l’enseignement a-t-il pu survivre à cette déconstruction ?

On continue à enseigner, mais on le fait avec mauvaise conscience, par de mauvaises méthodes, et pour de mauvaises raisons. La génération des parents et des enseignants défend souvent l’école comme un passage obligé pour apprendre de quoi exercer un métier plus tard … Au fond de nous, nous savons très bien que cette raison est une fiction. Nous avons perdu le sens de la nécessité essentielle de la culture, et c’est toute l’école qui perd sa raison d’être avec elle.

Vous faites un lien très explicite entre l’absence de culture et la violence. Plusieurs générations d’élèves ayant été privées de toute nourriture culturelle, peut-on dire, en songeant notamment aux attentats que la France vient de connaître, qu’on a laissé se fabriquer une armée de barbares ?

L’effondrement de la culture a nécessairement laissé une brèche ouverte à son opposée, c’est-à-dire la barbarie. Il est évident que le terrorisme islamiste prospère sur la crise de la culture que traverse notre pays. Il a existé par le passé un terrorisme de savants, d’intellectuels, d’idéologues. Aujourd’hui, sans exonérer l’islam d’un examen serré sur les germes de violence qui se déposent en lui, il est clair que le terrorisme que nous connaissons ne procède pas d’un excès de connaissance ou de spiritualité, mais au contraire d’une absence totale de savoir, du vide intérieur qui rend tant de jeunes particulièrement vulnérables aux manipulations sectaires les plus délirantes.

C’est en apprenant de quoi et de qui l’on procède que l’on a une chance de devenir soi-même. La France, qui s’obstine à nier, juger, caricaturer son passé, dispose-t-elle encore d’un futur ?

Ce qui est certain, c’est que la transmission est au coeur de la vie humaine - de la vie d ‘une personne comme d’une société. Tout ce qu’il y a d’humain en nous s’est accompli par la réception d’un héritage. Un peuple qui s’interdit de transmettre s’interdit donc de durer. Une structure peut se maintenir un temps, comme par inertie, mais tôt ou tard réapparaît l’inhumain qui fait la fin des sociétés. Rien n’est perdu encore, la mémoire est toujours là, prête à transmettre une langue, une histoire, une culture ; mais combien de temps encore subsisteront ces trésors délaissés, et la conscience de leur valeur ?

Dans l’Émile, Rousseau dit de son élève, dans une prédiction glaçante, qu’ il devrait « ne connaître pas même le nom de l’histoire … » Si nous n’en sommes plus très loin, il est temps de nous souvenir que, selon le mot de Valéry, « les civilisations sont mortelles ».

En ce qui concerne l’histoire, justement, vous pointez du doigt la suspicion qui entoure aujourd’hui le particulier, conçu comme un frein à l’universel. N’est -ce pas pourtant en connaissant sa propre histoire que l’on a une chance de s’ouvrir à celle des autres ?

Nous avons atteint le point d’épuisement de la modernité, dont le mouvement consiste à récuser le particulier. Le Décalogue commande d’aimer son prochain, les Lumières veulent que l’on aime tout de suite l’humanité entière : c’ est une erreur magistrale ! Toute notre vie est faite de médiations. C’est à travers le plus proche qu’on apprend à aimer l’homme en général. Aimer ses parents ne signifie pas détester tous les autres : ils sont pour nous la première figure de l’humain à connaître et à aimer. Aimer son pays et le connaître est le chemin pour s’ouvrir aux autres.

Vous insistez sur l’importance d’aimer ce que l’on a reçu : ses parents, sa langue, l’histoire de son pays. Comment remettre la gratitude à l’honneur ?

La seule question qui compte, c’est : le voulons-nous vraiment ? Si nous nous réconcilions avec notre héritage, alors nous saurons le partager à nouveau. Le désir de transmettre rencontre toujours le besoin de recevoir, et de se reconnaître dans ce que l’on reçoit – je l’ai vécu même et surtout chez des élèves d’origine étrangère qui, plus que d’autres sans doute, aspirent à partager un héritage. lls ne le refuseraient jamais, si nous cessions de le leur refuser nous-mêmes! Regardez le Puy du Fou : à qui veut offrir, la question du « comment » ne se pose pas … La transmission est un débordement naturel. Ce débordement de reconnaissance crée des canaux imprévisibles, qui finissent toujours par rencontrer la soif de connaître. Tel est le miracle qui peut se vivre chaque jour dans une salle de classe …

Dans cette perspective, qu’attendez-vous de 2017 ?

Nous sommes face à un rendez-vous décisif. L’école est dans un état d’urgence critique. Il faut bien avouer cependant qu’à de rares exceptions, comme la députée (LR) Annie Genevard, la droite ne me semble absolument pas consciente de l’étendue du désastre. Aujourd’hui, dans mon académie, des professeurs des écoles sont recrutés avec une moyenne de 4,3 sur 20 au concours. Qui en a conscience ? Les professeurs, les décideurs d’aujourd’hui commencent eux-mêmes à être issus d’un système en voie de perdition. Saurons-nous nous réveiller à temps ?

L’enjeu est crucial : quels citoyens, quels travailleurs, quels hommes et femmes
verrons-nous sortir de nos écoles? Quelle société aurons-nous préparée pour demain ?

Propos recueillis par Mickaël Fonton







Nos ancêtres les Gaulois …

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Le TSS (Tout sauf Sarkozy) est de retour !

La presse, la gauche et les adversaires de Nicolas Sarkozy dans son propre camp se sont retrouvés, dans une unité contre nature, pour dénoncer le nouveau dérapage de l’ancien président qui a osé déclarer :

« Quand on acquiert la nationalité française, on vit comme un Français et nos ancêtres sont les Gaulois« 

Finalement, Nicolas Sarkozy est très fort. Il a le chic pour provoquer ses adversaires et surtout, en bon stratège, il excelle pour les attirer sur son propre terrain, un terrain bien dégagé où les Français pourront clairement voir qui comprend leurs problèmes et qui reste droit dans ses bottes du politiquement correct.

Un faux débat qui ne trompe personne ! Sauf peut-être les « bobos » …

Nicolas Sarkozy ne faisait là que reprendre une expression de l’imagerie populaire : « nos ancêtres les gaulois » qui montre d’où nous venons. Quand on part de la bataille d’Alésia (52 avant J.C), pour arriver, vingt siècles et demi plus tard, à la France d’aujourd’hui, faire référence à nos ancêtres les Gaulois ne signifie pas que nous sommes encore des Gaulois, juste qu’ils font partie de notre histoire ! Partant de là, la France s’est façonnée au fil des siècles d’abord sous la royauté puis sous la République.

Qui est le plus sectaire et le plus franchouillard ? Nicolas Sarkozy qui rappelle d’où nous sommes partis ou la gauche qui veut croire que la France est née en 1789 ?

Nicolas Sarkozy est d’origine immigrée. Il aime à rappeler que malgré deux grand-pères respectivement hongrois et grec, on lui a appris l’histoire de France et pas les histoires hongroise ou grecque ! Il a adopté la culture française, s’est assimilé et se sent « Français de souche » comme sont invités à le faire tous ceux qui nous rejoignent !

Je voudrais rapprocher ce déchainement de violence verbale de la bien-pensance, d’un autre plus récent dont la victime a été un homme de gauche, Manuel Valls, probablement jugé pas assez à gauche en l’occurence !

En effet, Manuel Valls avait déclaré et j’avais trouvé très forte l’image qu’il avait utilisée à propos du burkini :

« Marianne a le sein nu parce qu’elle nourrit le peuple ! Elle n’est pas voilée,
parce qu’elle est libre ! C’est ça la République ! C’est ça Marianne ! »

Pour vous rendre compte des réactions entrainées par cette déclaration, tapez « Valls et le sein nu de la République » sur Google et observez le résultat obtenu :

valls-et-le-sein-nu-de-la-republique

Valls épinglé, étrillé, corrigé et traité de crétin par Libération  !!!

De la même façon, tapez maintenant « Sarkozy et les gaulois » et notez bien la liste renvoyée :

sarkozy-et-nos-ancetres-les-gaulois

Les profs d’histoire mobilisés pour dénoncer l’abomination des propos …

Dans les deux cas, que d’énergie perdue, que d;air brassé en vain, que de sur-réactions à des déclarations politiques !

Dans le premier lien de la liste précédente, le journal le Monde, d’ailleurs, rapproche les deux déclarations précédentes. Voici deux extraits de cet article :

« Le 29 août, au meeting de rentrée du Parti socialiste, Manuel Valls gratifiait la salle d’un raccourci sur Marianne qui a « le sein nu » parce qu’elle est « libre », et « pas voilée ». Un mélange d’approximations historiques (Marianne n’a pas toujours eu le sein nu) et de manipulation des symboles (l’allégorie de Marianne n’a jamais eu vocation à dicter le vestiaire féminin). Le raccourci avait été rapidement pointé par l’historienne Mathilde Larrère, maître de conférences à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et ancienne responsable départementale du Parti de gauche.

Aujourd’hui, c’est Nicolas Sarkozy qui convoque « les Gaulois ». Lors d’un meeting à Franconville (Val-d’Oise), l’ancien chef de l’Etat a déclaré :

« Dès que l’on devient français, nos ancêtres sont gaulois. » 

Une phrase qui témoigne d’une vision fantasmée de l’Histoire, proche de ce que les historiens appellent le « roman national », cette histoire de France en partie réinventée pour créer une continuité culturelle, géographique et ethnique du peuple français, de sa langue et de son territoire à travers l’histoire – alors que la France est en fait le fruit de multiples recompositions ».

Il est hallucinant de voir qu’il faille convoquer des professeurs d’histoire pour détricoter des propos politiques qui utilisent des symboles qui parlent au peuple, même si la réalité historique est différente !

Le « roman national » nommé avec mépris par des historiens dont certains jugent l’histoire au travers de leur propre prisme idéologique, n’est-il pas, au final, ce qui fait le ciment d’une nation.

Il est moins grave de croire que nos ancêtres sont les Gaulois, que de penser que
nous descendons seulement de Robespierre et de ses complices de la Terreur !

A lire aussi  l’excellent billet Pascal Bachelerie publié sur Facebook et intitulé « Ma part de Gaulois« .

On me signale aussi cette très belle lettre d’un avocat à Najat Vallaud-Belkacem.

Nicolas Sarkozy a eu l’occasion de répondre à cette polémique lors d’un débat organisé par Valeurs actuelles (source Le Figaro).

« Je vois depuis ce matin que même les Gaulois, ça les gêne », s’est amusé le candidat en s’attaquant à «la bienpensance». «Quand j’ai dit “les Gaulois”, il y en a un qui m’a dit “mais mon grand-père est brésilien”», a déclaré l’ancien président visant, sans le nommer Bruno Le Maire, qui plus tôt dans la journée avait évoqué sa grand-mère brésilienne. «Je croyais qu’il était très intelligent», a poursuivi Nicolas Sarkozy dans une seconde allusion au député de l’Eure.

Nicolas Sarkozy a ensuite ajouté: « Ça n’a rien à voir, mon père est hongrois !» Alors que Bruno Le Maire avait appelé à refuser «la caricature», et après les vives réactions de Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El-Khomri, le candidat à la primaire a expliqué sa vision.

« Ça veut dire qu’il y a un roman national, que ce roman national ce n’est pas forcément la vérité historique dans son détail mais c’est un roman national peuplé de héros qui ont fait la France, et quand on est fils d’un hongrois ou fils d’un algérien et que vous arrivez en France, on ne vous apprend pas l’histoire de la Hongrie ou de l’Algérie, on vous apprend l’histoire de France !», s’est-il justifié, un micro à la main pour s’adresser aux lecteurs de l’hebdomadaire.

«Le nivellement de la pensée unique sur le droit à la différence ça suffit. Moi je plaide pour le respect d’une communauté nationale, d’une identité nationale et d’une France que nous avons reçus de nos parents et que nous avons l’intention de transmettre à nos enfants.»

Nicolas Sarkozy

Evidemment, Alain Juppé a rejoint la meute de gauche pour hurler avec les loups :

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Vous l’avez tous compris la montée de l’islam radical en France, n’est pas un problème d’avenir pour Alain Juppé !







Ils ont cassé l’école ! Ce qu’en disent les intellectuels …

Moi qui ai détesté viscéralement François Mitterrand, après plus de quatre années de Hollande au pouvoir, je me surprends à le regretter !

Si, sur le plan économique, la France souffre encore des dégâts faits par la politique économique de Mitterrand (Nationalisation, Crédit Lyonnais, 39 heures, retraite à 60 ans, etc …), son champ de destruction a été bien moins large que celui de François Hollande qui a pilonné tout azimut, tout ce qui n’était pas idéologiquement correct !.

La filiation naturelle cassée, la Justice désarmée, la Santé déstabilisée, la croissance mise à terre, et plus grave encore : l’école déconstruite !

C’est ce dernier point que Valeurs actuelles a traité la semaine passée dans un dossier intitulé : « Ils ont cassé l’école« .

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Dans ce dossier je ne reprendrai que deux extraits qui nourriront deux articles consécutifs :

  • Les déclarations de plusieurs intellectuels, de droite comme de gauche sur l’action de la gauche sur l’école,
  • Une interview de François-Xavier Bellamy, philosophe, professeur et adjoint au maire de Versailles.

1 – Ce que les intellectuels pensent de l’action de Najat Vallaud-Belkacem

Ce que dénoncent tous ces intellectuels, c’est que l’école, instrumentalisée par l’idéologie gauchiste, n’apprend plus à lire, à écrire et à compter mais à penser selon le prisme déformant de la bien-pensance de gauche.

Le résultat, c’est qu’on enseigne plus la haine de la France que l’amour de la patrie !

  • Marcel Gauchet, philosophe : « On a appris à la France à détester tout ce qu’elle aime et aimer tout ce qu’elle déteste« .
  • Luc Ferry, philosophe en ancien ministre de l’Education nationale : « Des programmes qui signent la victoire de la repentance et de la haine de soi« .
  • Pierre Nora, historien peu suspect de dérive droitière : « Ces programmes portent à l’évidence la marque de l’époque : une forme de culpabilité nationale qui fait la part belle à l’islam, aux traites négrières, à l’esclavage et qui tend à réinterpréter l’ensemble du développement de l’Occident et de la France à travers le prisme du colonialisme et de ses crimes ».
  • Dimitri Casali, l’auteur de l’ouvrage : Désintégration française : « Aucun pays au monde ne sacrifie autant sa propre histoire, au nom de la repentance et du politiquement correct, que la France« . Il appuie encore : « Championne de l’autoflagellation, en proie à la déliquescence de son école, à la repentance coloniale et au danger du multiculturalisme, la France s’enfonce dans une perte d’identité totale« . Il poursuit : « En vérité, notre pays est malade de son histoire. Malade de ne pas la connaître, de ne pas la transmettre, d’être sans cesse tenté de la réécrire pour l’instrumentaliser; malade, surtout, d’y renoncer par lâcheté et refus de se confronter aux minorités« .
  • Jacques Julliard, journaliste (de gauche) et écrivain : « On a systématiquement, outrageusement privilégié deux objectifs, la pédagogie et l’égalité, au détriment de ceux qui sont aujourd’hui la vraie priorité, l’excellence et la citoyenneté« .
  • Et François Mitterrand qui avait déclaré : « Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité« ,

Si l’on veut comprendre le vrai dessein de la gauche française, il suffit d’écouter Julien Dray :

« On doit continuer à défendre le métissage de la société car c’est ça, la réalité massive de la France. Ce métissage ne détruit pas la France, il la rend plus forte, ce que la droite, porteuse d’une vision archaïque et dépassée, ne veut pas voir.

Et l’ami de trente ans de François Hollande d’appeler de ses voeux :

« Un pays neuf, libéré des peurs et des crispations » :

On reconnait bien là la vulgate habituelle du militant nourri au mondialisme révolutionnaire puis reconverti dans la gestion électoraliste d’une France multiculturelle. Mais ces idéologues croient-ils vraiment que c’est en se haïssant eux-mêmes que les Français accepteront mieux le métissage ?

A suivre le regard d’un philosophe et professeur : François-Xavier Bellamy …