Hé, Cayrol, tu sais ce qu’elle te dit, la « petite fonctionnaire » ?

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Hier soir, dans l’émission C dans l’air, intitulé : « Nice : la polémique« , nous avons encore assisté, une fois de plus, à un grand numéro de faux politologue et de vrai militant socialiste de Roland Cayrol que la production de l’émission s’entête à inviter très régulièrement dans cette émission.

Il y avait déjà beaucoup à dire sur la composition du plateau qui comprenait :

  • un criminologue ancien policier,
  • un syndicaliste de la police,
  • le militant socialiste cité plus haut,
  • la journaliste Judith Waintraub du Figaro.

Les deux premiers défendaient la police, le troisième le pouvoir socialiste. La journaliste du Figaro fit ce qu’elle put pour contrer ses trois opposants.

Evidemment, Axel de Tarlé, fit l’honneur à Roland Cayrol d’ouvrir le débat. Nous eûmes droit à l’exact copie du discours de l’exécutif socialiste condamnant cette « polémique indigne » dans cette période de deuil : il faut rassembler la France, bla bla bla …

Heureusement, Judith Waintraub contra d’emblée ce discours convenu de la bien-pensance avec cette déclaration :

Judith Waintraub

Judith Waintraub

« Je trouve ça aberrant qu’au nom de l’unité nationale, on s’interdise de comprendre et par là-même de mieux prévenir les actes de terrorisme. Roland Cayrol évoque un climat délétère où les Français seraient chatouillés voire passeraient à l’action contre tous les arabes et en tous cas contre les musulmans. Moi, je suis au contraire frappée par l’extrême tenue de la population française, en général, je trouve qu’il y a bien sûr quelques actes, quelques paroles islamophobes, quelques tags mais par rapport à la haine que souhaiterait déverser l’état islamique, c’est vraiment rien du tout ! Les Français sont extrêmement résistants, au bon sens du terme, à la contamination par la haine ».

« Ne pas poser ces questions, accepter que le gouvernement s’enferre dans la contradiction et se serve des victimes comme paravent et dise, comme Bernard Cazeneuve l’a fait à la télévision : « c’est l’Etat qu’on attaque ! ». Non, monsieur Cazeneuve, ce n’est pas l’Etat, ce sont vos déclarations de ministre de l’intérieur qui ont été en contradiction avec celle de Manuel Valls dès le début. Je rappelle que, dès le début, quand Manuel Valls parlait d’un acte terroriste, Bernard Cazeneuve disait : « non, non, ça n’est pas un individu radicalisé. Et ça n’a pas arrêté depuis jusqu’à la polémique qu’on vit actuellement. »

Mais, c’est un peu plus loin dans le débat que Roland cayrol dévoila son vrai visage, celui presque d’un apparatchik socialiste montrant son mépris pour le (petit) peuple). Il déclara en effet :

« Que là-dessus et notamment parce qu’une petite fonctionnaire municipale, par ailleurs très engagée … »

Cette phrase fit bondir Judith Waintraub qui s’esclaffa : « Pourquoi une petite !!! » et même Axel de Tarlé qui demanda : « Mais pourquoi vous dîtes ça ? »

Au lieu de s’excuser pour une parole malheureuse, Roland Cayrol s’enfonce de plus belle :

« Parce que dans la hiérarchie, c’est une petite fonctionnaire municipale, 
Je m’excuse ! Ça n’est pas la directrice générale des services de la ville de Nice ! »

Dans cet adjectif « petite« , éclate tout le mépris de classe de cette élite de gauche qui ne tire même plus sa légitimité du peuple qu’elle a abandonné depuis longtemps.

Judith Waintraub ne pouvait pas laisser passer ça :

« Ce serait bien de ne pas stigmatiser les gens par certains qualificatifs … »

On touchera le fond avec cette déclaration de Roland Cayrol, décidément très en forme hier soir, telle une véritable caricature de lui-même :

« Nous savons tous que le ministre de l’intérieur ne va pas démissionner sur une affaire aussi ridicule ! »

Non, monsieur Cayrol, il ne s’agit pas d’une « affaire ridicule » ! Il est question de pression exercée sur une fonctionnaire – que vous êtes le seul à voir qualifiée de petite – par sa haute hiérarchie dans le but qu’elle falsifie son rapport de vidéosurveillance de façon à faire croire que la police nationale était bien présente sur les lieux du drame de la promenade des Anglais.

Imaginez monsieur Cayrol ce vous auriez dit si ceci s’était passé durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy avec monsieur Guéant, votre bête noire, à la tête du ministère de l’intérieur ! Vous tiendriez, à coup sûr, des propos diamétralement opposés à ceux que vous tenez actuellement :

  • Vous n’auriez pas traité de petite la fonctionnaire qui témoigne, mais vous auriez rendu hommage à son sens de l’éthique républicaine !
  • Vous auriez trouvé scandaleux que les autorités aient demandé à la ville de Nice de détruire les bandes de vidéosurveillance !
  • Vous auriez trouvé troublant pour ne pas dire accablant que l’on ait demandé à la fonctionnaire un rapport modifiable !

Heureusement que Judith Waintraub était là pour défendre la « petite » fonctionnaire accablée par Cayrol :

« Sandra Bertin fait un récit qui a le mérite de la cohérence puisqu’elle le fait une première fois sur France2, puis une seconde fois dans une conférence de presse avec des déclarations toujours cohérentes. Je la trouve très solide. Je ne sais pas si elle est « petite » ou pas « petite » ! De plus elle a des témoins ou en tout cas c’est ce qu’elle dit, et ça c’est extrêmement important ! Parce que quand le directeur de la police nationale dit : « en aucun cas, on a exercé de pressions sur cette fonctionnaire« , et bien, à part sa bonne mine, en quoi doit-on le croire  sur parole alors qu’il n’était pas sur place ?

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La mine renfrognée du militant Cayrol montre bien qu’il encaisse …

Bon, je m’arrête là car ce genre d’article fait dangereusement monter ma tension …







Haro sur la radicalisation de … l’ultra-droite!

Voici un article extrait du Bulletin hebdomadaire d’André Noël n° 2481 paru le 25 juillet 2016. Il dénonce la dérive du gouvernement qui laisse à penser qu’il est beaucoup plus inquiet d’une hypothétique radicalisation de l’ultra-droite que de la radicalisation effective, prouvée et meurtrière des terroristes islamiques.

Dans la lignée du PADAMALGAM qui avait suivi l’attentat contre Charlie Hebdo, voici que les victimes à protéger en priorité ne seraient pas les Français en général, mais plutôt la communauté musulmane !

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Les socialistes au gouvernement, pour s’en prendre à la droite nationale, dénoncent les « boucs émissaires » sur lesquels elle concentrerait la colère du peuple. Comme on ne peut accuser Marine Le Pen d’antisémitisme, on prétend qu’elle a remplacé les juifs par les musulmans comme boucs émissaires. Cela procède d’une grande mauvaise foi. A défaut de pouvoir répondre sur le fond, c’est-à-dire la présence toujours plus envahissante de l’islam, le pouvoir calomnie en pensant déconsidérer l’opposition nationale. Mais Manuel Valls, lui-même, use du procédé qu’il dénonce, aggravé de l’accusation de « complotisme », pour expliquer la colère qui s’empare du peuple à cause de son impuissance à le protéger de la terreur islamiste. S’il a été hué, traité d’« assassin », si le cri « démission ! » retentissait à chacun de ses pas sur la promenade des Anglais, ce ne sont pas les Niçois écoeurés, insurgés, révoltés, qui s’exprimaient ainsi spontanément mais des agitateurs extrémistes, de droite, bien entendu, a-t-il prétendu.

C’est pour cela que le premier ministre est inquiet. Dans le Journal du dimanche, il a expliqué qu’il redoute, certes, le terrorisme mais aussi la « trumpisation des esprits » et la « guerre civile » suscitée par « l’extrême droite » qui aurait « les mêmes intérêts » que Daech. Il fait siens les aberrants propos de Patrick Calvar, le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui s’est alarmé, devant la Commission de la défense de l’assemblée nationale, d’une menace, « presque invisible » (sic) fomentée par l’ultra-droite.

La menace, non seulement visible mais concrète dans notre pays, est celle constituée par les terroristes islamistes et les casseurs anarchistes et gauchistes. Les premiers ont plus de 200 morts à leur triste bilan et les seconds des dizaines de policiers blessés. Et « l’ultra-droite » ? Ni morts ni blessés à lui imputer ! Néanmoins, Calvar a assuré aux représentants de la nation : « Vous aurez une confrontation entre l’ultra-droite et le monde musulman, pas les islamistes, mais bien le monde musulman. »

Or, selon les statistiques officielles, les actes antimusulmans ont connu un net fléchissement (- 80 %) au premier trimestre 2016 ! Pourtant ce que redoute Calvar – et Valls feint de penser la même chose – c’est la radicalisation de… « l’ultra-droite » : « Je crains cent fois plus la radicalisation que le terrorisme. Avec le terrorisme, nous prendrons des coups, mais nous saurons faire face – nous avons connu des événements très graves tout au long de l’histoire – mais cette radicalisation rampante qui va bouleverser les équilibres profonds de la société est à mes yeux beaucoup plus grave. »

Rien ne se passe pour l’instant, aucun signe de cette radicalisation ? Patience, nous dit-il, ça va venir : « Cette confrontation, je pense qu’elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra », assure Patrick Calvar, qui affirme mettre tous les moyens pour éviter ces attaques terroristes. Sont-ce ceux des islamistes ou ceux des militants de l’ « ultra-droite » ? On ne sait pas, cette ambiguïté étant volontaire,

s’il s’agit de faire de la menace de Daech et de celle de l’ultradroite
des périls équivalents, contre toute vraisemblance.

Le seul « élément de preuve » à l’appui de ces sombres prophéties … n’a jamais été démontré ! En mai, un Français de 25 ans était arrêté en Ukraine avec une cargaison de lance-roquettes, de kalachnikovs et 125 kilos de TNT. Selon les services secrets de ce pays, il cherchait à commettre « une quinzaine d’attentats pendant l’Euro », notamment contre les Maghrébins. Si la « radicalité » du jeune homme semble établie par les Ukrainiens, ses déclarations n’ont pu être confirmées ; une mission de la police judiciaire française étant allée sur place n’a pas pu le rencontrer. C’est donc, pour l’instant, un mythe !

Il est tout de même aberrant qu’en pleine offensive du terrorisme islamiste dans notre pays, le patron de nos services de renseignements proclame qu’il « craint cent fois plus » la radicalisation hypothétique de « l’ultra-droite » que celle, bien réelle, de milliers de musulmans.

C’est la guerre que ceux-là nous font qu’il faut redouter et non point une guerre civile dont seuls des militants de l’ « ultra-droite » seraient responsables !







Lydia Guirous : appel aux Français musulmans

J’ai pris l’habitude, sur ce blog, de donner la parole à des Français issus de l’immigration et souvent musulmans. A mon sens, ils sont souvent plus engagés que la plupart des Français (de souche) et ne peuvent être accusés, eux, de racisme !

J’ai déjà souvent diffusé les écrits de Lydia Guirous, l’ancienne porte-parole des Républicains, comme par exemple :

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle intervention de Lydia Guirous publiée cette semaine dans Valeurs actuelles :

L’islamisme est le nazisme du XXI ème siècle par Lydia Guirous

Abou Bakr al-Baghdadi et Adolf Hitler

Abou Bakr al-Baghdadi et Adolf Hitler

Rien ne serait pire pour les musulmans que de rester dans l’ omerta.
Il faut reconquérir territoires, mosquées et esprits.

Les Français de confession musulmane ne peuvent plus rester dans l’omerta. Les islamistes poursuivent leur marche sans concession vers l’horreur : des familles ont été visées. Elles se rendaient sur la promenade des Anglais pour le feu d’artifice du 14 juillet, pour célébrer la nation, la marche en avant vers la liberté et la République.

Les motivations des terroristes se résument en une haine viscérale de la France, un mépris de l’Occident, un sentiment de revanche et un rêve d’hégémonie mondiale profondément installés chez les adeptes de l’islam politique. Les terroristes sont avides de sang de mécréants, d’Occidentaux, de musulmans « modérés », de « kouffars ».

L’islamisme est le nazisme du XXI ème siècle.

Face à l’infâme, il n ‘y a ni excuse ni compréhension qui vaillent. ll est inutile de tenter le dialogue car on ne discute pas avec les terroristes islamistes, on mène la guerre. Il n’y a ni explication sociale ni psychologique à trouver, et il est inutile de financer à coups de millions d’argent public quelques charlatans de la déradicalisation. De nombreux cas nous démontrent que cela est voué à l’échec. Utilisons ces deniers pour  construire des centres de détention spécifiques pour les personnes radicalisées et les terroristes.

Aujourd’hui, les talibans des cités et les trafiquants sont unis. L’ennemi prend désormais ses racines ici, chez nous.

Dae’ch est sur notre territoire et nous avons le devoir de lui faire véritablement la guerre, sans tergiverser.

Les Français de confession musulmane, ceux vivant dans les quartiers, doivent, aux côtés des forces de l’ordre, soutenir  activement cette reconquête et ce combat contre les barbares.

Reconquérir les territoires, les mosquées, les esprits est une urgence. Nous ne pouvons plus tolérer que la peur et le doute soient du côté de la République et des citoyens condamnés à l’omerta. La République a besoin de ses citoyens musulmans pour mener la bataille à ses côtés. C’est désormais un devoir lorsqu’on est français de confession musulmane. Être citoyen français d’abord et sans concessions, musulman ensuite. Le nettoyage du texte sacré sera une étape indispensable pour faire entrer l’islam dans la modernité. La religion doit être uniquement spirituelle. Seules les lois de la République comptent en France. C’est un travail qui exigera sévérité, rigueur et courage. Il devra se faire par les musulmans eux-mêmes car la France est et demeurera un pays laïc. L’État n’a pas vocation à s’immiscer dans les affaires de religion. En revanche, les lois de la République devront être renforcées et appliquées avec autorité afin de préserver notre identité, celle qui fait notre rayonnement dans le monde.

Nous ne pouvons plus accepter qu’une religion dévoyée soit à la source de tous les malheurs et des craintes d’une nation entière.

Les Français de confession musulmane, et j’en suis, ont le devoir d’entrer en résistance contre l’infâme.

Certains le font déjà. Ce sont des moments douloureux que nous imposent les islamistes qui rêvent d’une France fracturée. Cet engagement est la meilleure façon de démontrer son amour de la France. C’est notre premier devoir, notre apport à l’édifice républicain à un moment où la maison France vacille. N’oublions jamais qu’elle nous offre l’ultime privilège de vivre libres, dans la sécurité, l’égalité homme-femme. Je ne l’oublie jamais. Je sais d’où je viens et ce à quoi ma famille a échappé grâce à la France. L’heure n’est plus aux discours victimaires, il est temps d’agir pour elle. Évitons à la France de vivre ce que vit Israël ou a vécu l’Algérie durant la décennie noire.

Nous le devons à notre pays. À nos enfants.

Lydia Guirous pour Valeurs actuelles.







Scandale d’état au ministère de l’intérieur (suite)

« Faux en écriture publique »

C’est le signalement que va faire Sandra Bertin, la responsable de la vidéosurveillance de Nice auprès du procureur de la République !

Malgré la plainte pour diffamation déposée contre elle par Bernard Cazeneuve, la jeune femme persiste et signe dans son accusation contre le ministère de l’intérieur pour pression exercée pour caviarder son rapport de vidéosurveillance.

Voici un article du Figaro qui donne plus de précision sur les accusations portées par Sandra Bertin :

La policière de Nice maintient ses accusations contre l’Intérieur

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La policière municipale qui a accusé dans le Journal du dimanche le ministère de l’Intérieur de lui avoir fait subir des pressions pour qu’elle modifie un rapport sur le dispositif de sécurité après l’attentat du 14 juillet à Nice a maintenu dimanche soir ses accusations. Dans la foulée, son avocat a annoncé qu’elle allait faire un signalement auprès du procureur de la République pour « faux en écriture publique », ce lundi.

Sur France 2, Sandra Bertin a assuré qu’un « commissaire de police » disant être envoyé par le ministère présent avec elle dans le centre de vidéosurveillance de la ville et une autre personne disant faire partie du cabinet du ministre, jointe par téléphone, lui avaient notamment demandé « de faire apparaître sur certains endroits des positions de la police nationale » et de rédiger un rapport « modifiable ».

Harcelée par téléphone

« Il y a un commissaire de police qui s’est présenté dans mon bureau, m’expliquant être envoyé par le cabinet du ministère et avoir besoin d’éléments de réponse quant au visionnage des caméras », a assuré dimanche soir Mme Bertin, qui est également responsable du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale de la Métropole et de la Ville de Nice.  »Il me met en relation téléphonique avec une personne qui se présente elle aussi comme faisant partie du cabinet du ministre de l’Intérieur et qui décline son nom, son prénom et qui m’indique avoir besoin de précisions quant à l’événement », a-t-elle poursuivi.

« Dans le cadre de ces précisions, (cette personne) me demande de noter précisément dans le rapport les points de barrage où était positionnée la police municipale et où était positionnée la police nationale. Je lui réponds qu’en fonction de ce que je vois, je lui indiquerai, et qu’évidemment je n’inventerai rien », a encore raconté Mme Bertin. « Partant de là, elle me demande une version modifiable de mon rapport, ce à quoi je m’oppose », a-t-elle ajouté, affirmant avoir été ensuite « littéralement harcelée téléphoniquement: au fur et à mesure que le temps passe, les appels sont de plus en plus rapprochés ».

« Je ne suis pas une menteuse »

Après avoir envoyé son rapport, la personne se présentant comme un membre du cabinet de M. Cazeneuve a rappelé le commandant de police présent dans la pièce, toujours selon Mme Bertin: elle « lui demande de me faire modifier certains éléments, certains paragraphes, en me demandant notamment de faire apparaître sur certains endroits des positions de la police nationale ».  »Encore une fois je m’y oppose, le commandant de police s’énerve. Plusieurs personnes ont pris ma défense en disant qu’à un moment il fallait arrêter. (Le policier) indique à une des personnes –là encore je ne dis pas son nom, l’enquête le révélera– qu’il la réquisitionne, qu’il faut modifier le rapport », a conclu la policière.

En face, le ministre de l’Intérieur a nié les pressions et indiqué qu’aucun membre de son cabinet n’avait été en contact avec Sandra Bertin. Pourtant, dans Nice Matin , la jeune femme persiste et signe : « Je ne suis pas une menteuse, je dis la vérité, j’ai subi des pressions » de la part du ministère de l’Intérieur. Egalement interrogée par France Info, la jeune femme n’a pas révélé le nom de la personne qu’elle avait eu au téléphone mais a indiqué que son identité serait « révélée très prochainement ».

Le Figaro.fr avec l’AFP

On a peine à imaginer qu’une policière puisse inventer de toute pièce une histoire pareille !

Par contre, Bernard Cazeneuve, lui, a déjà été pris en flagrant délit de mensonge ! Il n’a, en effet, que peu de scrupules à travestir la vérité au bénéfice de son ministère comme l’a démontré une émission de France3 « Pièces à conviction ». Dans la vidéo ci-dessous, extraite de l’émission, et présente dans cet article de Réseau International, on entend Cazeneuve briefer son staff sur la réponse à adopter face aux journalistes en modifiant légèrement l’histoire d’une défaillance des services de sécurité concernant une fan zone :

Par ailleurs, un habitué de ce blog, m’a rappelé une affaire dans laquelle le pouvoir socialiste – déjà – avait falsifié des preuves dans une enquête judiciaire. Il s’agit de la fameuse « affaire des Irlandais de Vincennes » appelée aussi : « Affaire des gendarmes de l’Elysée » au cours de laquelle les policiers du GIGN – et notamment Christian Prouteau et Paul Barril – avaient été accusés d’avoir apporté eux-mêmes des explosifs et des armes au domicile de présumés terroristes de l’IRA.

Lisez ce qu’en dit Wikipedia, dans cet article, et surtout comment la Justice s’est arrangée pour que cette affaire finisse sans aucune condamnation. Un modèle du genre !

Christian Prouteau et Paul Barril : les "héros" de l'affaire des Irlandais de Vincennes.

Christian Prouteau et Paul Barril : les « héros » de l’affaire des Irlandais de Vincennes.

Malheureusement, c’est bien ce qui risque d’arriver dans le cas de cette policière,
Sandra Bertin, seule à se battre contre la place Beauvau et la justice socialiste !







 

Scandale d’Etat au ministère de l’intérieur !

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Je reproduis ici un article du Point révélant un véritable scandale d’Etat ! Une responsable de la surveillance vidéo de la ville de Nice a dénoncé les pressions insupportables que la place Beauvau a fait peser sur elle pour falsifier ses rapports concernant la présence policière sur la promenade des Anglais le soir de l’attentat islamique meurtrier.

J’apprends à l’instant que Bernard Cazeneuve a décidé de porter plainte contre cette fonctionnaire pour diffamation ! On imagine mal une fonctionnaire de police inventer une histoire pareille compte tenu des risques qu’elle prendrait alors !

Nice : la chef de la vidéosurveillance évoque des pressions de l’Intérieur

Depuis une semaine, chacun se renvoie la balle. Le drame de Nice a révélé des failles dans la sécurité et la bataille s’est engagée entre l’ex-maire de Nice et président de la région Paca, Christian Estrosi, et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. « Mensonge d’État », pour Estrosi ; rapport de la police des polices commandé par Cazeneuve. On s’accuse, on réplique, on s’invective. Et le témoignage de Sandra Bertin, la patronne de la vidéosurveillance de Nice, dans le Journal du dimanche, ne risque pas d’apaiser les tensions. Elle revient sur cette terrible soirée, accuse et dénonce les pressions.

« C’était l’horreur »

« Je me rappellerai toute ma vie de cette heure-là : 22 h 33. » Sandra Bertin, chef du Centre de supervision urbain (CSU), est à son poste pour le feu d’artifice du 14 Juillet. Elle reçoit des policiers municipaux le signalement d’un camion fou. « Nous récupérons tout de suite son image à l’écran [...]. Le camion était lancé à 90 km/h, sans phares, sans qu’on l’entende à cause du bruit. Il contourne le barrage de la police municipale. Les équipes n’ont pas pu l’arrêter. On ne crève pas les pneus d’un 19 tonnes avec un revolver », détaille-t-elle au JDD. Les policiers municipaux en civil, non armés, ne peuvent rien faire. Finalement,  l’intervention héroïque de civils ralentit la course folle et les policiers municipaux neutralisent Mohamed Laouhaiej Bouhlel. « C’était l’horreur. J’ai vu le fauchage des passants sur la route du camion, mes collègues faire des massages cardiaques à des enfants, se souvient Sandra Bertin. Cet individu, je l’ai vu trois secondes sur nos caméras couleur. C’était très furtif [...]. J’ai tout de suite pensé à une attaque terroriste. »

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Après l’intervention – « ce soir-là, le terroriste est neutralisé en une minute, contre deux heures au Bataclan » –, les questions se posent. Nice, à la pointe de la vidéosurveillance, aurait-elle pu éviter cette attaque en enquêtant sur un poids lourd circulant dans la ville depuis plusieurs jours alors que c’était interdit ? « Si nous l’avions vu sur la promenade [...], nous aurions relevé l’infraction [...]. Des infractions au Code de la route, il y en a tous les jours, mais tout le monde n’est pas verbalisé », se justifie-t-elle dans le JDD, ajoutant : « Le problème, c’est qu’il n’est pas aberrant de voir un camion de 19 tonnes sur la promenade des Anglais. »

Harcelée pendant une heure pour un rapport

Puis vient le temps des polémiques. Sandra Bertin, qui est également secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice et cosignataire d’une lettre ouverte à Manuel Valls déplorant le manque de considération de la police municipale par le gouvernement, n’hésite pas à évoquer les pressions exercées par la sous-direction antiterroriste et le ministère de l’Intérieur.

Dès le vendredi, elle est mise en relation avec une « une personne pressée » de la place Beauvau qui lui demande « un compte rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité ». « Je lui ai répondu que je n’écrirai que ce que j’avais vu. Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos, confie-t-elle. Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par email une version modifiable du rapport, pour ne pas tout retaper. J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran. À tel point que j’ai dû physiquement renvoyer du CSU l’émissaire du ministère !

J’ai finalement envoyé par email une version PDF non modifiable et une autre modifiable. » Quelques jours plus tard, la sous-direction antiterroriste demandait à effacer les bandes pour éviter les fuites dans la presse, ce que la mairie de Nice refuse. « Il n’y a jamais eu de fuite d’images de notre part », s’insurge dans l’hebdomadaire Sandra Bertin.

Dans une déclaration à l’AFP, le procureur de la République de Paris a affirmé que c’est sous sa « seule autorité et pour les besoins de l’enquête en cours que le 15 juillet, deux brigadiers chefs ont été envoyés au CSU de Nice ». « Jusqu’à l’ouverture de l’information judiciaire » jeudi, « l’enquête a été conduite exclusivement par le parquet », a ajouté François Molins.

Cette bataille très politique semble déplacée au vu du bilan de cette attaque : 84 morts et des centaines de blessés. Jeudi, le quotidien Libération révélait qu’une seule voiture de police municipale barrait l’entrée de la zone piétonne de la promenade des Anglais. Bernard Cazeneuve a qualifié de « contre-vérités » ces informations. Pour autant, la chef de la vidéosurveillance nie une guerre des polices (entre policiers municipaux et nationaux). « Nous collaborons très bien. Tous les agents sur le terrain ce soir-là, quels qu’ils soient, ne comprennent pas la réaction de l’État. L’ennemi, c’est le terroriste », conclut-elle.

Le Point

A près une telle lecture, une seule conclusion :

Cazeneuve, démission !

Cet article de Libération note qu’une seule voiture de la police municipale bloquait l’entrée de la promenade des Anglais et qu’aucune voiture de la police nationale ne participait au dispositif.







Qui va voter à la primaire de droite ?

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L’enquête électorale française du Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), réalisée par Ipsos / Sopra Steria en partenariat avec Le Monde, est un dispositif sans précédent. Jusqu’en juin 2017, elle interrogera une fois par mois un échantillon de plus de 20 000 personnes inscrites sur les listes électorales sur leurs intentions de vote à la primaire de la droite de novembre, puis à l’élection présidentielle du printemps 2017 et enfin aux législatives qui suivront. Voici les principaux enseignements de cette 5 ème vague de juin 2016 (article complet disponible ici).

Combien de Français vont voter à la primaire de droite ?

7 % des Français se déclarent certains de participer à ce vote (en progression de 1 % par rapport au mois précédent)

En fonction des sympathies partisanes :

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On observe une certaine stabilité, mais à gauche on semble moins décidé à aller perturber le scrutin (- 1 % en un mois) …

Composition partisane du corps électoral (Français certains d’aller voter)

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On remarque que le Front national voit sa mobilisation augmenter (+ 4 %) au détriment des Républicains (- 3 %). La gauche reset stable à 9 %, ce qui n’est pas négligeable …

Le vote des Républicains ne pèsera que 6 fois plus que le vote de gauche !!!

Intention de vote au premier tour

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On note la stabilité des candidats « secondaires » : Bruno Le Maire et François Fillon. En tête, l’écart se resserre entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy passant, en trois mois, de 16 à 8 %.

Intentions de vote en fonction de la sympathie partisane

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Le sondage confirme la large avance d’Alain Juppé dans l’électorat de gauche et du centre droit. Nicolas Sarkozy devance son rival parmi les Républicains (+ 7 %) et au Front national (+ 16 %).

Le Front national et la gauche vont contrarier leurs influences respectives

Si la gauche vote massivement pour Alain Juppé (66 %), le Front national, lui, préfère Nicolas Sarkozy. Si l’on combine les chiffres, globalement, gauche + FN votent à 8,4 % pour Juppé et à 4,9 % pour Sarkozy.

En conclusion

En conclusion … il est difficile de conclure puisque l’électorat est en pleine évolution avec un resserrement des scores entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. En principe, l’entrée officielle comme candidat de Nicolas Sarkozy fin août devrait booster sa candidature ou au contraire cristalliser l’opposition contre lui …

A suivre …







 

 

Bernard Cazeneuve est un beau parleur ! Mais il ne dit rien !

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Comme moi, vous avez sûrement remarqué la façon dont Bernard Cazeneuve s’exprime. Il parle avec calme et utilise un vocabulaire très riche et une syntaxe parfaite. On se laisse facilement bercer par ses paroles et on perd vite le sens précis de ce qu’il dit.

Le lundi 18 juillet, il était l’invité de Jérôme Chapuis sur RTL après le tragique attentat de Nice. C’est en l’écoutant, que je l’ai surpris à parler pour ne rien dire avec une phrase que je souhaiterais reprendre en détail.

La vidéo de son interview est disponible ici et le moment précis de la phrase en question se situe à 15 minutes et 23 secondes du début.

Voici la transcription précise de cette phrase :

Bernard Cazeneuve fait d’abord une introduction liminaire :

« Ce qui s’est passé depuis jeudi soir m’a profondément choqué et a choqué, je crois, beaucoup de Français. Lorsqu’il y a un drame, une tragédie comme celle à laquelle le pays est confronté … »

Jusque-là rien à dire, c’est après que ça se gâte :

« … laisser à penser qu’un gouvernement quel qu’il soit, un gouvernement républicain, puisse ne pas avoir mobilisé la totalité des moyens qui devaient l’être, pour assurer la protection des Français, c’est instiller, dans l’esprit du pays, qu’il pourrait y avoir dans ce pays, un gouvernement qui ne mettrait pas tout en oeuvre, face à la menace terroriste, pour assurer la protection des Français. »

Relisez une deuxième fois cette phrase ! La première fois, le ronron cazeneuvien peut faire illusion !

Je vous résume la phrase :

« Laisser à penser que le gouvernement n’aurait pas utilisé tous les moyens à sa disposition,
c’est instiller l’idée que le gouvernement n’aurait pas utilisé tous les moyens à sa disposition ! »

Non, monsieur Cazeneuve, votre phrase n’a aucun sens ou plutôt elle ne contient aucune information.

On a toujours l’impression que Bernard Cazeneuve s’écoute parler. Preuve est faite que, s’il s’écoute, il ne s’entend pas ! A moins que ce soit une technique de communication employée volontairement pour endormir l’auditeur …

Voilà, c’était le quart d’heure sémantique de ce blog !

Sur le fond, Bernard Cazeneuve a fait preuve de mépris et d’arrogance en ignorant les propositions avancées par la commission parlementaire sur les attentats du 13 novembre. L’attentat de Nice est venu lui rappeler la dure réalité.

Lire à ce sujet cet article paru sur Boulevard Voltaire : « Aux mises en garde ont répondu le mépris et l’arrogance de Bernard Cazeneuve« .







J’ai survécu 24 heures chez les Bobos …

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A l’occasion d’un deuil, je me suis retrouvé pendant une journée dans notre maison familiale de Dordogne en compagnie de ma soeur et de ses amis … Tous de gauche, tendance « Bobos » !

Il est bon parfois de s’immerger chez « l’ennemi » pour comprendre sa psychologie et ainsi mieux le combattre … Reconnaissons que ça ouvre l’esprit car dans les conversations entre les membres de la « tribu adverse » vous entendez par exemple des références à des médias que vous avez totalement bannis de votre vie, comme par exemple :

  • France Inter, France3
  • Télérama, Courrier international,
  • Libération, l’Obs.

En fait vous prenez ainsi conscience, qu’à droite et à gauche, on vit dans des mondes parallèles qui se croisent de moins en moins … Ils sont tous très « service public », regardent France2 que je boycotte depuis 15 ans, et voient dans TF1 une chaîne de droite alors que je pestais contre le parti pris (de gauche) de Claire Chazal …

Connaissant nos opinions divergentes, ma soeur et moi évitons le plus souvent les discussions politiques. Je soutiens Nicolas Sarkozy alors qu’elle le classe entre Belzébuth et Hitler sur l’échelle des nuisances !

Mais dans l’assistance, l’une des amies de ma soeur, que nous appellerons Noémie, pour lui garantir un certain anonymat, était d’un naturel expansif et porta, à plusieurs reprises, la discussion sur le plan politique.

Nous tombâmes tout de même d’accord pour condamner Mitterrand et sa haine anti-Rocard et même François Hollande, mais pour les raisons exactement inverses ! Elle dénonçait son virage à droite quand je le trouve définitivement étatiste et sectaire.

Pour le reste, nous ne pûmes que constater nos divergences … Noémie et ma soeur semblent avoir lâcher le PS, déçues par son virage social-libéral, pour militer pour « Nouvelle donne« , le mouvement créé par Pierre Larrouturou.

Leur grand truc, c’est le partage du temps de travail … Un nouvel argument est venu les renforcer dans leur croyance : la révolution numérique qui va, selon elles,  détruire un nombre énorme d’emplois et va nous conduire, qu’on le veuille ou non, à partager le peu de travail qui restera à faire …

Le temps nous était compté et je n’eus pas l’occasion de leur rappeler qu’un nommé Schumpeter, dès les années 30, avait théorisé sur l’impact du progrès sur l’emploi dans un ouvrage intitulé : « La destruction créatrice » qui dit, en gros que « les mutations des structures économiques générées par le progrès technique se traduisent par un mouvement simultané de création d’activités nouvelles et de destruction d’activités dépassées« .

Pas le temps non plus de leur dire que si la France, seule, partageait le travail et donc augmentait son coût alors que d’autres pays le baissaient, le peu de travail restant fuirait vers ces pays.

Un peu plus tard dans la conversation, je l’entends dire que la droite aurait fait la même politique que Hollande ! Si j’admets alors qu’après le virage social-libéral de Hollande, les deux politiques se rapprochent, j’affirme que dans les deux premières années du quinquennat, la droite n’aurait sûrement pas fait la même politique que le gouvernement Ayrault, avec notamment ce choc fiscal sans précédent qui tua croissance.

Et là, halluciné, je l’entends répondre : … « Mais quel choc fiscal ? » Dois-je commenter ?

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Mais le point abordé  le plus intéressant, à mon sens, fut celui du Brexit. La cause du Brexit, ne serait pas du tout, comme je le croyais bêtement, liée à la dérive technocratique de l’Europe imposée par des élites totalement coupée des peuples européens !

La cause du Brexit, c’est tout simplement l’inculture du peuple ! Le peuple vote mal … Il faut donc changer le peuple ! Tel est le sens de la démocratie de Noémie qui étend allègrement son jugement à tous les peuples d’Europe qui se tournent volontiers vers les extrêmes et bien sûr aux Français dont le quart vote déjà pour Marine Le Pen … Ô scandale !!!

Noémie va jusqu’à penser que le droit de vote ne devrait peut-être pas être universel mais  limité aux seules personnes ayant je cite « une certaine compréhension de la politique » !  A ma question, « peux-tu préciser tes critères de sélection ? » l’intéressée reste coite …

Avec le recul, je trouve que j’ai manqué de répartie, car j’aurais pu et même dû lui répondre :

« Noémie, tu proposes que seuls les gens « intelligents et avertis » aient le droit de vote …
mais, des gens bien éduqués comme tu l’es, ont pourtant porté un nul au pouvoir ! »







Et si l’on donnait le pouvoir aux entrepreneurs …

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J’ai un peu hésité, sur le titre à donner à cet article, avec un autre titre :

« La politique est  une chose trop grave pour être confiée à … des politiciens ! »

Titre inspiré de la fameuse déclaration de Georges Clemenceau : « La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires« .

Le logiciel des politiques notamment français, mais pas seulement, semble en effet être obsolète au point que certains électeurs sont tentés de se tourner vers les extrêmes sous prétexte que l’on ne les a pas encore essayés !

Mais il y a d’autres solutions qu’on a pas (ou peu) mises à l’épreuve !

Quelles sont les personnes qui pourraient remplacer les politiques défaillants :

  • Qui sait manager des personnes pour en tirer le meilleur parti ?
  • Qui sait gérer un budget, ne pas faire de déficit et maîtriser sa dette ?
  • Qui sait le mieux se projeter dans l’avenir ? Planifier ? Innover ?
  • Qui sait le mieux analyser son environnement et évoluer pour en profiter ?

Qui, sinon, les entrepreneurs, fers de lance des forces vives de la nation ?

Je ne suis pas naïf et je n’idéalise par « l’entrepreneur ». Il y a des brebis galeuses et des profiteurs sans scrupules dans toutes les professions. Mais si l’on est convaincu, comme moi, que seule l’entreprise crée des richesses, et donc de l’emploi, alors tout doit être fait pour libérer ces forces vives des contraintes et des taxes qui les affaiblissent aujourd’hui.

Pour nous en convaincre, il suffit de lire l’interview qu’a donnée Maurice Lévy, le président du directoire de Publicis Groupe, à Valeurs actuelles. Ecoutez aussi cet homme d’expérience nous dire sa foi en la France, la confiance dans ses ingénieurs et dans sa force d’innovation ! Cela fait beaucoup de bien, en ces temps de sinistrose !

Voici cette interview :

« La France est pétrie de l’envie de réussir »

Après le succès du salon Viva Technology Paris 2016, le président du directoire de Publicis Groupe explique pourquoi il a souhaité créer cet événement et revient sur les atouts de la France en matière d’innovations et de nouvelles technologies.

Entrepreneur un jour, entrepreneur toujours. À 74 ans, Maurice Lévy se conduit comme un homme d ‘affaires soucieux d’élever non seulement l’entreprise qu’il préside depuis 1987, Publicis Groupe, mais aussi la France entière, au rang des champions mondiaux de l’innovation et des technologies. En organisant le salon Viva Technology à la porte de Versailles à Paris en collaboration avec le quotidien les Échos, le troisième publicitaire mondial a réussi un pari international: il a réuni les patrons des plus grands groupes technologiques américains - le président du conseil d’administration de Google, Eric Schmidt , celui de Cisco, John Chambers ; Tim Armstrong, président d’ AOL, mais aussi des géants chinois avec Yang Yuanqing, à la tête de Lenovo, Michael Evans, patron d’ Alibaba …

Ces chefs d ‘ entreprise ont été reçus à déjeuner par François Hollande avant de parcourir les allées du salon où étaient présentées plus d’une centaine d’innovations – de la voiture autonome de Google au masque de beauté connecté en passant par une arène de drones. Maurice Lévy a ensuite reçu Valeurs actuelles à proximité d’un espace de conférences où plus de 300 débats se sont succédés. « C’est un peu notre Davos », a affirmé Maurice Lévy en nous accueillant. Il a insisté sur l’excellence de la formation des ingénieurs français, l’envie des jeunes de « s’investir à fond », les nouvelles opportunités de financement des start-up , grâce au travail de Bpifrance et à l’intérêt croissant des fonds d’investissement pour les pépites françaises. Il s’est aussi exprimé sur les conséquences du Brexit et sur les réformes à mener en France pour donner envie aux jeunes de courir plus vite. Une formidable leçon d’espoir pour demain.

Crédit photo : Presse / Viva Technology

Crédit photo : Presse / Viva Technology

Vous avez réuni 5 000 start-up et plus de 45 000 visiteurs venus du monde entier. La France a-t-elle les moyens de rivaliser avec la Silicon Valley ?

Vous allez saper le moral de tout le monde avec une telle question ! Les Américains ont certes une formidable longueur d’avance en matière d’innovations et de technologies ; ils ont des plates-formes d’une puissance colossale: que ce soit Amazon, Google, Facebook … Ils dominent le monde de la tête et des épaules. En parallèle, ils ont mis au point un écosystème permettant le développement des startup en s’appuyant sur des universités, des entrepreneurs et des fonds d’investissement. La France part de très loin, et c’est justement parce qu’elle part de très loin que je souhaitais créer, depuis de nombreuses années, un événement qui permette tout à la fois de cristalliser les énergies, de montrer au monde que les Français sont aussi des entrepreneurs, ainsi que de donner envie à tous ceux qui ont des projets de les réaliser.

Quels sont précisément les atouts de la France ?

Notre principal atout, reconnu par tous, c’est l’éducation, notamment le niveau d’enseignement des mathématiques. Je ne suis pas certain que notre système éducatif dans son ensemble soit supérieur à un autre, mais il est un domaine dans lequel le monde entier nous reconnaît une qualité assez exceptionnelle – ce qui se traduit d’ailleurs par le nombre de médailles Fields (l’équivalent du prix Nobel, qui n’existe pas en mathématiques) que la France remporte – , c’est la formation en mathématiques, que ce soit, par exemple, à Normale Sup ou à Polytechnique. Les jeunes qui sortent de nos écoles sont extrêmement recherchés. Lors d’un déjeuner avec le président François Hollande, de nombreuses grandes plates-formes ont expliqué qu’elles avaient dans leurs équipes des talents français qui jouaient des rôles très importants. C’est l’atout principal.

Cela veut dire que les jeunes d’aujourd’hui sont davantage entrepreneurs que leurs aînés …

Il y a quelques années encore, lorsque était demandé aux brillants esprits des grandes écoles et des universités ce qu’ils avaient envie de faire, ils répondaient majoritairement « fonctionnaire ». Aujourd’hui la réponse a évolué, ils répondent de plus en plus  »monter [leur] entreprise ». C’est un phénomène nouveau: les jeunes ont envie de prendre des risques, d’entreprendre, ils sont séduits par les parcours de Mark Zuckerberg, Larry Page … Et la France commence même à avoir ses propres modèles d’entrepreneurs qui ont réussi.

Derrière l’envie, la France développe un début d’écosystème. Il y a d’abord de plus en plus de fonds d’investissement qui épaulent les start-up. À ce propos, Orange et Publicis Groupe ont créé, l’an dernier, IrisNext, un fonds de capital-risque européen à l’échelle internationale qui soutient et finance les jeunes entreprises. Il y a ensuite des solutions proposées par le biais d’incubateurs, à l’image de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière pour les start-up scientifiques. Enfin, les grandes entreprises s’interrogent sur leur propre transformation: elles se disent qu’elles ne peuvent pas continuer à vivre selon un modèle traditionnel et qu’elles sont obligées de se transformer.

Comment ces grandes entreprises – L’Oréal, Engie, etc. – présentes à Viva Technology peuvent-elles y parvenir ?

Pour se transformer, il y a deux solutions: la première est d’essayer de changer de l’intérieur, la deuxième est de travailler avec des start-up qui vont aider à évoluer. D’où l’idée résolument novatrice de Viva Technology de proposer des « labs » où de grandes entreprises font travailler des start-up sur des projets directement pertinents. Par exemple, BNP Paribas a impliqué 50 start-up sur la fintech, de même pour Axa, ou Engie sur l’énergie … Le monde des grandes entreprises et celui des start-up sont intrinsèquement liés et ont chacun de l’importance pour l’autre. En France, pendant très long temps, les grandes entreprises ont servi d’accélérateurs au développement des petites et moyennes entreprises. Ces dernières agissaient soit comme sous-traitant, soit comme façonnier. Dorénavant, elles agissent comme agent transformateur : elles apportent des idées, elles ont un rôle beaucoup plus noble, beaucoup plus riche. Lorsque vous vous promenez dans les allées de Viva Technology, il est fascinant de constater un tel foisonnement d’idées, de gens passionnants qui inventent des drones, des robots, des applications … , des entrepreneurs pétris de l’envie de réussir.

Un autre avantage de la France tient à son nombre d’inventeurs, notamment mis en avant par le concours Lépine. Le fait de les valoriser est essentiel. C’est ce qu’ont rappelé ici les plus grands patrons américains comme Tim Armstrong, John Chambers, Eric Schmidt … mais aussi les Chinois avec Li Yanhong, le patron et fondateur de Baidu (l’équivalent chinois de Google) et bien d’autres.

Pensez-vous qu’aujourd’hui notre écosystème pourrait permettre l’émergence d’un Google ou d’un Amazon français sans qu’il se fasse racheter ?

L’objectif d’Iris Capital, quo ouvre un fonds de 500 millions d’euros, est de permettre aux start-up de devenir des « licornes » [les entreprises technologiques dont la valorisation dépasse 1 milliard de dollars avant leur introduction en Bourse, NDLR] et donc, de se développer sans avoir à se vendre. Cela implique une rupture technologique. J’ai vu des chercheurs aux ÉtatsUnis, en Corée, en Europe, en Israël … qui vont probablement y parvenir, en faisant, par exemple, passer la puce pour un vieux transistor ! Avec ces innovations de rupture, la loi de Moore est complètement enfoncée !

Le gouvernement français s’intéresse-t-il suffisamment aux nouvelles technologies ?

L’intérêt que porte la France à leur développement est assez récent. Le premier à s’y être intéressé est Nicolas Sarkozy, qui m’avait même demandé d’organiser le « e-G8″. Ce fut une réussite. Sous la mandature Hollande, il y a eu Fleur Pellerin avec la French Tech, qui s’est par la suite développée de manière magistrale avec Axelle Lemaire et Emmanuel Macron. Il faut le reconnaître.

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Comment jugez-vous le projet de loi travail de Myriam El Khomri ? Il n’y a pas de notion de « temps de travail » lorsque quelqu’un décide de créer sa start-up …

La France a créé des lois qui sont de véritables obstacles à la création, au développement et à l’emploi. Il ne faut pas se tromper en voulant protéger à l’excès la place des salariés. C’est le cas de la réduction du temps de travail qui, poussée trop loin, a fini par casser la dynamique. Le plus grand dommage des 35 heures n’est pas le fait de ne travailler que 35 heures et de perdre en production sans compensation par des offres de travail plus nombreuses, mais de faire perdre la notion de la valeur travail. C’était le grand danger. La conséquence la plus grave allait porter sur les RTT. Et de fait, les salariés s’organisent désormais autour de leurs RTT. L’appétit pour le travail et le fait de considérer le travail comme à la fois noble et utile à la société ont disparu.

Lors de Viva Technology, les témoignages de personnes qui travaillent 80 heures par semaine ont été nombreux et c’est normal! Cela fait véritablement partie de l’esprit start-up: beaucoup de travail, un petit salaire, mais une chance de devenir très riche si la start-up réussit. Et cette mentalité commence à émerger et à être appréciée en France, même si les lois ne le permettent pas encore. Je regrette d’ailleurs que le projet de loi travail ait été beaucoup émasculé mais j’espère qu’une chose restera : l’article 2, qui permet à ceux qui connaissent le mieux l’entreprise de décider ce qui est bon pour l’entreprise.

Êtes-vous inquiet des conséquences du Brexit en France ?

À court terme, le Royaume-Uni subira plus une attaque sur sa monnaie (dépréciée) que sur son économie. Or, notre activité est directement reliée à l’économie. En ce qui concerne le reste, mon souhait est que l’Europe se ressaisisse, et c’est ce qu’elle est en train de faire. Il faut qu’elle soit dure dans ses négociations avec le Royaume-Uni. Il n’est pas normal qu’en quittant l’Union européenne, le Royaume-Uni ne remplisse pas toutes ses obligations et qu’il puisse imaginer bénéficier de tous les avantages de l’Europe. Ils resteront des amis, mais dehors. Ils ne peuvent pas être dedans et dehors. Même si c’est regrettable, c’est ainsi. Si un jour le Royaume-Uni veut revenir, il devra revenir complètement et pas seulement partiellement, comme c’était le cas jusqu’à présent.

Pour l’Europe, ce départ incarne la possibilité de fabriquer un projet cohérent. Je souffre du fait que, sur les vingt dernières années, l’Europe n’ait pas eu une initiative fédératrice (en dehors d’Erasmus) qui parle à la population. Il faut un projet citoyen qui permette aux gens de se dire : « J’appartiens à l’Europe ». Pourquoi pas une équipe européenne aux jeux Olympiques ? Ou une équipe de football européenne ? Il faut qu’ils puissent s’identifier à un projet, qu’ils aient l’impression de fabriquer quelque chose ensemble et cet ensemble, cette Europe, les portera. La seule politique européenne qui ait été menée a été celle de l’élargissement. Mais, si elle a fait plaisir aux pays qui sont entrés, cela n’a pas été le cas des pays déjà membres, qui se plaignent du dumping social …

Je ne suis pas pour l’élargissement, mais pour l’approfondissement. La politique européenne sur le plan industriel n’existe pas. Par exemple, l’Europe a plus de cent opérateurs téléphoniques … contre seulement quatre aux États-Unis. Comment peut-on être performant et compétitif dans ce monde-là ?

Si l’Union européenne est allée trop loin dans l’élargissement, sur quelles bases, sur quels pays faut-il s’appuyer pour la refondre ?

Il faut s ‘appuyer sur le tandem franco-allemand, réussir à entraîner les Italiens et que les Espagnols règlent leur problème de gouvernement. Ou alors, il faut que les six membres fondateurs, ceux qui ont signé le traité de Rome (l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas), bâtissent ce nouveau projet et le proposent aux autres pays. Ce n’est pas grave s’il y a une Europe à deux vitesses, mais il faut avancer.

Lactivité de Publicis Groupe est-elle touchée par le Brexit ?

L’activité de Publicis Groupe est corrélée à la croissance et au comportement des consommateurs. Au Royaume-Uni, compte tenu du Brexit et du fait que la livre sterling subit une dépréciation assez forte, la croissance va être soutenue, même artificiellement, et en particulier du fait de l’inflation. Publicis Groupe devrait donc pouvoir s’en sortir plutôt bien. Je ne suis pas très inquiet. Mais le Groupe doit aussi s’attendre à un effet « montagne russe », avec un moral qui varie très vite.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune ?

Essaye, vas-y, n’aie pas peur. Surtout en France : il y a tellement de gens fatigués, qui n’osent pas, que celui qui ose gagne plus vite, court plus vite.

En encadré, figurait aussi cette critique à l’égard de l’université française :

Interaction « L’université française est coupée des réalités »

Vous avez été reçu à déjeuner avec les plus grands patrons mondiaux du high-tech par François Hollande. Qu’attendez-vous de lui ? Je ne lui demande qu’une chose: lever les freins qui empêchent les entreprises de se développer. Le premier, qui contrecarre la création d’un écosystème complet, est le frein universitaire. Il faudrait que l’université et les laboratoires de recherche puissent travailler davantage avec les start-up. Il est clair que le jour où les universités françaises auront la fluidité qui existe à Stanford ou au MIT, la France aura fait un saut considérable. Cette relation très étroite est indispensable pour réussir. Il est inquiétant de voir que cette relation existe en Chine, à Singapour, au Japon, en Israël… mais pas ici.

Malheureusement, l’université est coupée des réalités. Il y a cette idée confuse et persistante que l’Éducation nationale doit être protégée de la dimension économique et du monde du travail. Or, cette collaboration très proche permet d’inventer de nouvelles solutions.

Propos recueillis par Marie de Greef-Madelin, Frédéric Paya et Agnès Pinard Leary pour Valeurs actuelles.

Des entrepreneurs aux pouvoirs, mais il y en a eu !

Sous les gouvernements de gauche, vous n’en trouverez pas car les politiques de gauche n’en connaissent pas ! Ou bien, ils considèrent qu’il se serait pas convenable de nommer des « patrons-suppôt-du-grand-capital » dans un gouvernement de gauche !

Christine Lagarde et Thierry Breton

Christine Lagarde
et Thierry Breton

A droite, c’est beaucoup plus courant mais quand même à dose homéopathique. Je n’en citerais que deux :

  • Christine Lagarde, brillante présidente de l’un des plus prestigieux cabinets d’avocats d’affaire du monde : Baker & McKenzie, elle fut ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi de 2007 à 2001 et aida Nicolas Sarkozy à juguler la crise financière mondiale de 2008. Elle quitta son poste à Bercy pour prendre la direction du Fonds Monétaires International (FMI), poste auquel elle vient d’être reconduite récemment.
  • Thierry Breton, PDG de Thomson de 1997 à 2002, puis de France Telecom de 2002 à 2005, il devient ministre de l’Economie des Finances et de l’Industrie de 2005 à 2007. Il est maintenant PDG du groupe Atos depuis 2009.Fixant comme objectif prioritaire le maintien du déficit public sous la barre des 3 % du PIB en 2005 et en 2006, il préconise l’arrêt de la baisse des impôts et la réduction de plus de 5000 postes de fonctionnaires, dont environ 2600 au sein même de Bercy.Fin 2005, le déficit de la France retombe à 2,9 % du PIB, après trois années consécutives de dépassement du taux de 3 %. En 2006, le déficit public est ramené à 2,5% et la dette publique enregistre une forte baisse, à 63,9% du PIB. Pour la première fois depuis 1995, le budget du pays est en excédent primaire. En parallèle, le PIB de la France augmente de 2,1 % en 2006, contre 1,7 % en 2005.En 2012, il est élu par Les Échos « Stratège de l’année » pour sa gestion d’Atos. L’année suivante, l’entreprise est classée au second rang du Palmarès des employeurs français de RegionsJob et L’Express, qui prend notamment en compte les conditions de travail, les perspectives de carrière et la pérennité de l’entreprise

Donc, utiliser des personnes de la société civile en politique, c’est possible !
Et, qui plus est, ça peut marcher !







 

La Cour des comptes dénonce la complexité de la fiscalité des entreprises

Crédit photo : wikicommon (reprise sur le Gorafi)

Crédit photo : wikicommon (reprise sur le Gorafi)

Ce jour, mercredi 20 juillet, la Cour des comptes présidée par Didier Migaut a publié un rapport intitulé :

« Simplifier la collecte des prélèvements versés par les entreprises »

dont la version complète est disponible ici.

Les trois chiffres à retenir :

  • Le nombre total de prélèvements fiscaux et sociaux sur les entreprises est de … 233 !
  • Le montant de ces prélèvements atteint 36,1 % du PIB (773 milliards d’euros),
  • Le coût du prélèvement est de … 5,2 milliards d’euros !

Oui, la France est bien dans un univers fiscal kafkaïen ! Si l’état dépense  plus de 5 milliards d’euros pour prélever ces impôts, la Cour n’évalue pas l’énergie et donc le coût, pour les entreprises, de la gestion de ces prélèvements. Ces frais probablement délirants viennent creuser le déficit de compétitivité des nos entreprises par rapport à leurs concurrentes étrangères.

Parfois, on peut se demander si les politiques refusent de toucher à ces taxes, et au contraire en rajoutent, de peur d’avoir à réduire sensiblement le nombre de fonctionnaires.

Voici un résumé de ce rapport :

Prélèvements obligatoires

La Cour des comptes rend public, le 20 juillet 2016, un rapport sur la collecte des prélèvements versés par les entreprises. Le produit des multiples prélèvements fiscaux, sociaux et d’autres natures versés par les entreprises s’est élevé à près de 773 Md€ en 2014, soit 36,1 % du PIB. Les entreprises acquittent ces prélèvements soit en qualité de contribuables, soit comme collecteurs de premier niveau des impôts ou des prélèvements sociaux dus par leurs clients (TVA par exemple) ou par leurs salariés (cotisations sociales notamment). Ces prélèvements sont collectés par plusieurs administrations fiscales et organismes de sécurité sociale, mais aussi par de nombreux autres organismes de droit privé, pour un coût estimé à 5,2 Md€. La Cour estime que les propositions de simplification qu’elle formule pourraient réduire significativement ce coût.

Une multitude de prélèvements, d’organismes de collecte et de déclarations à la charge des entreprises

Parmi les 233 prélèvements sur les entreprises recensés par la Cour, huit des principaux, dont la TVA, l’impôt sur les sociétés, les cotisations sociales et la CSG, représentent 85,6 % du total des recettes, alors que 96 prélèvements de moins de 100 M€ n’en représentent que 0,3 % (2,5 Md€).

La collecte de ces prélèvements est caractérisée par l’intervention d’une pluralité d’organismes de recouvrement, de statut varié et de taille hétérogène, qui constituent autant d’interlocuteurs pour les entreprises.

La collecte des impôts se répartit entre deux administrations financières de l’État (la direction générale des finances publiques et celle des douanes et droits indirects). Si les Urssaf jouent un rôle prépondérant, la collecte des prélèvements sociaux demeure quant à elle éclatée entre un grand nombre d’organismes.

Des coûts de collecte élevés, pour les entreprises comme pour les organismes de collecte

Face à la complexité croissante et à l’instabilité des règles de droit applicables, les entreprises doivent supporter des charges administratives importantes pour s’acquitter de leurs obligations fiscales et sociales (recours à un expert-comptable, équipement en logiciels de comptabilité et de paie). Des efforts de simplification fiscale ont été mis en œuvre pour les petites entreprises mais, s’agissant des prélèvements sociaux, ils se sont limités jusqu’à présent aux travailleurs indépendants. La déclaration sociale nominative, projet majeur de simplification, regroupe un grand nombre de déclarations et de prélèvements, et réduit le nombre d’informations distinctes à déclarer. Sa généralisation est en cours.

Les coûts de gestion des organismes de collecte restent élevés, même si les réductions d’effectifs et les efforts d’organisation permettent une baisse progressive des taux d’intervention (rapport entre les coûts de collecte et les montants collectés). Toutefois, malgré les efforts de productivité mis en œuvre, les coûts agrégés des trois principaux réseaux publics de collecte dépassent ceux de nos voisins les plus performants. De plus, les coûts de collecte des cotisations Agirc-Arrco de retraite complémentaire des salariés, et ceux des prélèvements sociaux des artisans et commerçants, sont très élevés.

Si les moyens consacrés au contrôle des prélèvements ont été préservés jusqu’ici, en dépit des réductions d’emplois, un renforcement des équipes de contrôle par redéploiement des gains de productivité devrait être envisagé à l’avenir, au regard des enjeux de lutte contre la fraude à la TVA et aux prélèvements sociaux.

Les recommandations de la Cour pour renforcer l’efficience de la collecte

Pour accroître l’efficacité de la collecte des prélèvements et réduire ses coûts de gestion, la Cour formule 21 recommandations.

Elle préconise en premier lieu de poursuivre les réorganisations internes aux réseaux publics de collecte (centralisation de certains prélèvements, réduction du nombre de sites).

Elle recommande par ailleurs de confier aux Urssaf, selon un calendrier réaliste, la collecte des prélèvements sur les salaires aujourd’hui effectuée par des organismes conventionnels (cotisations Agirc-Arrco, participations des employeurs au financement du logement et de la formation professionnelle continue), ainsi que l’ensemble des tâches liées à la collecte des prélèvements sociaux des artisans et commerçants, aujourd’hui partagées avec le RSI.

Elle insiste enfin sur la nécessité d’intensifier les coopérations entre les administrations fiscale et sociale.

La mobilisation de ces trois leviers devrait permettre de réduire les coûts de gestion des entreprises et des organismes de collecte, d’améliorer le rendement des prélèvements et de simplifier le versement par les entreprises des prélèvements dont elles sont redevables. Ceci suppose également de lutter contre l’instabilité des règles de droit et de mesurer précisément l’impact de toute modification sur les charges de gestion administrative des entreprises.

Consulter le rapport complet

Sur un mode plus léger on lira cet article paru sur Le Gorafi : « Complexité – Les héritiers de Franz Kafka portent plainte contre l’administration française pour plagiat »